Des sociaux-démocrates, des écologistes et des tenants d'une gauche plus critique ont décidé mardi à Bruxelles d'unir leurs forces pour déverrouiller le Parlement européen et lancer un « caucus progressiste ». Discussion avec trois eurodéputés, Guillaume Balas (S&D), Eva Joly (EELV) et Fabio De Masi (Die Linke).
Longtemps femme politique préférée des Allemands, la chancelière a reconnu sa responsabilité dans la débâcle électorale régionale de son parti face à l’extrême-droite. Aujourd’hui, même dans son camp, nombreux sont ceux qui rêvent de s’en débarrasser. Doit-elle craindre une révolution de palais ou reste-t-elle incontournable ?
Le phénomène de la corruption en Espagne est au centre du débat politique. Pour autant, la corruption a-t-elle une influence sur les résultats électoraux ? Plutôt non, répondent les chercheurs consultés par infoLibre, qui expliquent comment le Parti populaire, pourtant entaché de multiples scandales de corruption, a pu remporter le dernier scrutin législatif.
Les sociaux-démocrates se sont retrouvés le 25 août près de Paris pour réfléchir à l'Europe de l'après-Brexit. Mais la social-démocratie a-t-elle encore les clés pour sortir l'UE du marasme ? Entretien avec Laura Slimani, présidente des Jeunes socialistes européens, qui plaide pour la fin de la « grande coalition » avec la droite à Bruxelles.
Surprise à Londres : Sadiq Khan est sorti du bois, pour dire le mal qu’il pense de Jeremy Corbyn, à l’approche d’une élection fin septembre pour la présidence d’un parti travailliste de plus en plus divisé.
Le coup d’État raté à Ankara n’a pas seulement seulement fragilisé l’accord sur les migrants conclu avec Bruxelles. Il bouscule aussi les projets énergétiques de l’UE, qui mise sur la construction d’un gazoduc géant, de la Caspienne à l’Italie, pour freiner sa dépendance à la Russie. Le rapprochement Moscou-Ankara pourrait tout compliquer.
Sortir l’Europe du marasme, d’accord, mais on s’y prend comment ? À l’approche du sommet de Bratislava, censé tirer les leçons du Brexit pour l’avenir de l’UE, le Français Pierre Calame plaide pour une « assemblée instituante » à base de tirage au sort et de cahiers de doléances, qui pourrait terminer ses travaux avant les européennes de 2019.
Tout se met en place pour une nouvelle offensive en Ukraine. Alors que le Kremlin achemine des matériels militaires en Crimée, Moscou a accusé Kiev le 10 août d’avoir tenté d’y commettre des actes terroristes. Les accords de Minsk, portés par les Européens, semblent enterrés.
La formation d’un gouvernement minoritaire emmené par la droite reste l’option la plus probable, alors que Ciudadanos vient de poser ses conditions à son soutien au conservateur Mariano Rajoy. Mais il reste d'autres obstacles à lever.
Des fonctionnaires européens réfléchissent aux manières de sanctionner l’ancien président de la commission parti chez Goldman Sachs. Ils voudraient suspendre la généreuse pré-retraite que l’UE verse au Portugais depuis avril 2016. Mais son successeur, Jean-Claude Juncker, semble sur la défensive : il s’est contenté de dire que l’affaire lui « pose problème ».
Jeremy Corbyn a été élu il y a moins d’un an à la tête du parti travailliste, mais il est déjà contraint de défendre son siège dans une élection interne, contesté par Owen Smith depuis le référendum sur le Brexit. Les spéculations sur un éclatement du Labour ouvrent un boulevard au nouveau gouvernement conservateur de Theresa May.
Après l’afflux massif de réfugiés qu’a connu l’Europe entre le printemps 2015 et le début de l’année 2016, les arrivées ralentissent, même si le nombre de décès en mer reste dramatiquement élevé. Pendant ce temps, l’UE poursuit sa politique de renforcement des frontières.
Comment la bulle bruxelloise encaisse-t-elle le coup, un mois après la victoire du Brexit ? Eurodéputé, juge, commissaire, etc. : nous avons arpenté les couloirs de Bruxelles et de Luxembourg, à l’écoute de ceux qui travaillent pour l’Union au quotidien. Beaucoup se disent inquiets et doutent de la capacité de l’Europe à se « relancer ».
Depuis l'annexion de la Crimée en 2013 et la guerre « hybride » menée par la Russie dans l'est de l'Ukraine, les anciens pays satellites du Kremlin sombrent dans l'angoisse, entre paranoïa et « russophobie » galopante, encouragée par les médias et les politiques. Mediapart vous propose de relire ce long format, lauréat, pour sa section française, du prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia remis jeudi 1er juin.
Alors qu’un nouveau campement de réfugiés a été évacué, vendredi 22 juillet à Paris, rencontre entre la maire de la capitale, Anne Hidalgo, et le philosophe Étienne Balibar, autour du défi moral et politique posé par l’afflux de réfugiés en Europe et du projet de « camp humanitaire » qui doit s’installer dans le nord de Paris à la rentrée.