Que signifie le Brexit pour les pays d'Europe du Sud à la pointe de la critique d'une Union vue comme austéritaire et antidémocratique ? Dans la Grèce de Syriza, l'Espagne de Podemos ou l'Italie du M5S, le référendum est une leçon pour réformer en profondeur l'Union.
Le vote pour le Brexit est l'expression d'un choix démocratique, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il conduise à un progrès de la démocratie. C’est une mauvaise nouvelle pour les Britanniques, pour les démocrates européens et pour ceux qui défendent une société ouverte au pluralisme, aux cultures multiples et aux échanges internationaux.
Le départ du Royaume-Uni pose un gros problème à Angela Merkel. Elle perd un allié libéral de taille qui laisse l'Allemagne isolée face à une Europe du Sud encline à d'autres politiques. Elle se retrouve seule dans un face-à-face avec la France qu'elle ne souhaite pas.
Quel est le chemin pour que le Royaume-Uni quitte la maison européenne ? Une négociation de plusieurs années s'annonce pour redéfinir l'intégralité des relations des Britanniques avec l'Union européenne.
Le « non » britannique signe la victoire de la droite extrême, incarnée par le répugnant Nigel Farage et son parti UKIP. En ce sens, c'est un drame. Mais ce « non » signe aussi l'acte de décès d'une Union européenne confisquée aux citoyens. Tout est à refaire : n'est-ce pas une bonne nouvelle ? Parti pris.
La victoire du camp du « Leave » est un coup de massue pour le premier ministre David Cameron, qui a annoncé sa démission avant le mois d'octobre, et pour l'Union européenne dans son ensemble. La livre est en forte chute. Suivez notre direct.
Plus de 46 millions de Britanniques votent ce jeudi pour dire s’ils veulent rester dans l’Union européenne. Un scrutin révélateur de l’extrême fragilité du projet européen.
Ils voteront sans passion, mais leur mobilisation pourrait s’avérer décisive, surtout en cas de scrutin serré. Les étudiants devraient massivement défendre, jeudi, le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Pour beaucoup, la sécurité de leur futur emploi est en jeu. Reportage sur le campus de l'université de Cardiff.
Tout se ligue pour que les sujets de Sa Majesté s'isolent. Le sens des affaires leur avait fait rallier l'Europe en 1973. Ils se posent aujourd'hui en gardes-frontières révulsés. Retour sur un retournement de situation…
Brexit ou pas, François Hollande, qui s'est mouillé aux côtés de David Cameron contre la sortie de la Grande-Bretagne, promet de nouvelles « initiatives » pour relancer l'Union européenne. Mais si l'Europe se fracture, la gauche française aussi.
Elles sont le symbole de la victoire municipale du mouvement fondé par Beppe Grillo. Virginia Raggi (à Rome) et Chiara Appendino (à Turin), toutes deux trentenaires, ont infligé une cuisante défaite au parti démocrate du premier ministre Matteo Renzi.
Le résultat du référendum sur l’Union européenne s’annonce serré au pays de Galles. Mediapart a arpenté son sud industriel, à l’écoute de ceux qui orchestrent la campagne du « Out ». La poussée du UKIP de Nigel Farage dans les traditionnels bastions du Labour renforce la dynamique du Brexit.
L'Union européenne doit renouveler mardi 21 juin, pour six mois, les sanctions économiques contre la Russie, mises en place après l'annexion de la Crimée en mars 2014, puis étendues avec le conflit dans l'est de l'Ukraine. Ces sanctions sont de plus en plus critiquées en France, en particulier à droite.
La campagne sur l'Europe, suspendue depuis jeudi, devait reprendre ce dimanche en Grande-Bretagne. Les deux camps promettent un climat « plus respectueux », à cinq jours à peine de cette consultation décisive. Certains voient dans la mort de Jo Cox le révélateur effroyable de tout ce qui ne tourne plus rond dans la politique britannique.
À six jours du scrutin, l'assassinat de cette députée travailliste, favorable au maintien de son pays dans l'UE, bouleverse la Grande-Bretagne. Il pourrait obliger certains des partisans les plus bruyants du Brexit à baisser d'un cran leur rhétorique anti-migrants, très agressive depuis des semaines.
L'écrivain Christos Chryssopoulos, figure émergente de la littérature grecque, décrit le « sentiment que les choses ne peuvent pas s'améliorer » qui parcourt son pays. Si le monde de l'édition est sévèrement touché par l'étranglement financier, ce contexte oblige tous les artistes à « se positionner » dans une société marquée désormais par une forte « polarisation ».