Arseni Iatseniouk, premier ministre depuis le soulèvement du Maïdan et le départ de l'autocrate Viktor Ianoukovitch, en février 2014, a démissionné dimanche 10 avril. Mais le nouveau gouvernement, officiellement annoncé ce jeudi, n'a reçu l'appui que d'une courte majorité de députés, parmi lesquels deux groupes liés à des oligarques.
Faute de mieux, Podemos consulte à partir de jeudi ses bases sur l’accord conclu entre les socialistes du PSOE et les libéraux de Ciudadanos. La droite du PP pourrait, elle, vouloir reprendre la main et relancer l’idée d’une coalition « à l’allemande ». En l’absence d’une alliance crédible d’ici au 2 mai, les Espagnols devront retourner aux urnes.
Dans Les Réseaux du Kremlin en France, l'historienne Cécile Vaissié détaille comment le régime de Poutine déploie de nouveaux leviers d'influence en France. Argent, moyens de communication, nostalgie et imaginaire soviétique, propagande : une impressionnante machine se met en place.
Manuel Valls devrait exhorter, mardi 12 avril à Strasbourg, les eurodéputés à adopter la directive sur les fichiers de passagers aériens, dite « PNR ». Le texte pourrait être voté jeudi. Certains s’interrogent sur les intérêts français, puisque Safran est l’un des principaux bénéficiaires des appels d’offres sur le PNR.
Nouveau désaveu pour Jean-Claude Juncker, qui avait promis à son arrivée à la tête d'une « commission de la dernière chance » de résorber le fossé entre les citoyens et le projet européen. Les Néerlandais qui sont allés aux urnes se sont massivement opposés, mercredi 6 avril, à un accord entre l’UE et l’Ukraine. Et l'abstention est très forte.
Elles sont aux premières loges de la crise migratoire qui bouscule l’Europe. Les grandes villes, d'Athènes à Amsterdam, réclament davantage de moyens. Ce sont elles qui innovent, pour répondre à des défis gigantesques. Exemples à Barcelone (Espagne), Malmö (Suède) et Mannheim (Allemagne).
L’Union retient son souffle d’ici au référendum britannique sur l’UE, fin juin. Dès le 6 avril, aux Pays-Bas, un autre référendum est organisé sur un accord de libre-échange avec l’Ukraine. Pourquoi ces consultations mettent-elles l’Europe si mal à l’aise, moins d’un an après le référendum grec ? Débat entre les universitaires Marine de Lassalle et Antoine Vauchez.
WikiLeaks révèle une conversation entre deux responsables du Fonds monétaire international sur la question de la Grèce. Ceux-ci semblent prêts à aller jusqu’à pousser la Grèce à la faillite pour obtenir un accord européen sur l’allégement de la dette grecque et amener le gouvernement grec à faire toutes les réformes souhaitées par le FMI.
Le ministre de l’intérieur belge Jan Jambon, membre du N-VA (indépendantistes flamands), est contesté sur l’un de ses terrains de prédilection, la sécurité. Le patron de la N-VA a choisi l’attaque pour se défendre, quitte à faire vaciller les équilibres du royaume.
Les caches de Salah Abdeslam et des frères El Bakraoui à Forest ou Molenbeek, ou encore les perquisitions menées à Schaerbeek mardi soir, ont un point commun. Tous ces sites appartiennent au « croissant pauvre » de Bruxelles, la zone la plus précarisée de la capitale, avec des taux de chômage des jeunes qui dépassent 30 %. L’histoire de 25 ans de politiques sociales à l’échelle de la région, qui n’ont pas réussi, sous-financées ou empêchées.
Trois ans après être entré au Parlement, le Mouvement 5 étoiles, fondé par le comique Beppe Grillo, reste un objet politique difficile à cerner. Si son leader a décidé de passer la main à un « directoire » d'élus nationaux, la dynamique du mouvement ne se dément pas.
Avec les attentats du 22 mars, Bruxelles a renoué avec un état de siège qui rappelait le lockdown de novembre 2015. Cible de l'une des attaques, le quartier européen est resté barricadé toute la journée.
La justice belge a identifié deux des kamikazes des attentats de Bruxelles. Il s'agit des frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, recherchés dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13-Novembre. Un suspect est toujours en fuite. Le bilan des attentats de mardi est de 31 morts et 270 blessés.
Les 28 chefs d'État et de gouvernement européens et le premier ministre turc ont conclu vendredi à Bruxelles un accord que ce dernier a qualifié d'« historique ». Le dispositif, qui confirme la stratégie de « bunkérisation » de l'UE, prévoit de bloquer, dès dimanche, les flux de migrants irréguliers, Syriens compris, vers les îles grecques.
Alors que la plupart des migrants ne faisaient qu'y passer, la Macédoine a décidé de fermer sa frontière avec la Grèce. Des milliers de réfugiés se retrouvent bloqués. Focus sur un pays qui gère, de facto, une frontière extérieure de l'Union européenne sans en être membre.
Les négociateurs bruxellois se démènent pour rendre légal l’accord avec la Turquie sur les réfugiés. Même si nombre d’ONG et d'élus, jusqu’aux Nations unies, continuent de douter de sa conformité avec le droit international. Inventaire des points litigieux d’un texte qui pourrait être finalisé dans la douleur, vendredi à Bruxelles.