Peut-on vouloir « réintroduire la nature en ville » et en même temps construire un « écoquartier » sur des jardins ouvriers et des terres maraîchères ? C’est le pari urbanistique risqué que tentent la ville franc-comtoise et sa maire écologiste.
Alors que la ministre du logement promet que la loi SRU qui encourage la construction de logements sociaux va être « pérennisée » et les sanctions durcies, la ville de Nice reste en deçà des objectifs. Sans être sanctionnée.
224 personnes doivent déménager de leur logement à Saint-Ouen pour céder la place au futur village olympique. Les conditions de départ de ces travailleurs migrants sont considérées comme « exemplaires » par la puissance publique. Pourtant, ils vont perdre leur mode de vie collectif. Et au moins 46 personnes restent sur le carreau.
Dans son rapport annuel, l’organisation pointe les conséquences dramatiques de la crise sanitaire et prédit une explosion des impayés comme des expulsions. Pour les plus fragiles, les effets risquent de se faire sentir longtemps.
Cette semaine marque le 20e anniversaire de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux aux communes. S’il faut saluer la survie de cette mesure, il s’avère impossible d’ignorer ses limites, flagrantes en pleine crise sanitaire et sociale. Alors qu’un volet « logement social » était initialement prévu dans le projet de loi « séparatisme », il a sauté.
Pour desservir le futur Village des athlètes, un échangeur autoroutier doit être construit à proximité d’un groupe scolaire de 700 élèves à Saint-Denis. La justice vient de valider le projet, en dépit de l’aggravation de la pollution qu’il devrait causer, selon les nombreux documents analysés par Mediapart.
D’après nos informations, le suivi des sans-abri et des places d’hébergement disponibles est gravement perturbé, partout en France, depuis le 21 septembre et la mise en place d’un nouveau logiciel. Si l’exécutif dit ne pas encore mesurer l’impact engendré dans la prise en charge, les acteurs de terrain parlent d’un « chaos » et d’une « histoire de fous ».
Les impayés de loyers connaissent une hausse inquiétante, avec le risque d’engendrer une vague d’expulsions à moyen terme, s’inquiètent des associations.
L’économiste Pierre Concialdi, chercheur à l’Ires, publie une étude qui souligne la difficulté de nombreux ménages à payer leur loyer ou leur prêt, en raison de la chute de leurs revenus. Il en appelle à l’État pour mettre en place un moratoire sur leur paiement.
Candidat de la droite et du centre à la mairie de Saint-Denis, Houari Guermat est aussi multipropriétaire à Mantes-la-Jolie, où il cumule une dette de plus de 66 000 euros vis-à-vis de sa copropriété. Il a été plusieurs fois condamné par la justice. Il promet de rembourser.
Une série en trois volets sur le quartier d’Aligre, non loin de la place de la Bastille à Paris, avant les élections municipales. Premier épisode (sonore) sur le logement avec la participation du sociologue Bruno Cousin.
À Saint-Denis (93), des associations et des riverain·e·s déposent un recours contre la construction d’un système d’échangeurs autoroutiers en pleine ville, à proximité d’un groupe scolaire de 700 élèves. Selon eux, le quartier Pleyel risque l’asphyxie.
Nos investigations, en partenariat avec La Marseillaise et Le Ravi, permettent de mettre au jour une curieuse transaction réalisée entre le champion olympique et élu de la majorité, et la société publique locale Marseille Habitat.
Prisé des Lyonnais pour ses prix abordables et sa qualité de vie, le quartier des Gratte-Ciel de Villeurbanne voit ses prix exploser mais échappe pour le moment à la gentrification, grâce à des choix politiques historiques et à une forte présence publique. Pour combien de temps ?
À Marseille, la justice enquête sur plusieurs cas d’appartements loués sur des plateformes touristiques comme Airbnb dans des immeubles du centre-ville pourtant frappés d’arrêtés de péril et interdits d’occupation.
Deux millions de ménages attendent un logement social. Les élus, eux, sont partagés entre deux objectifs : assurer le droit au logement et maintenir une mixité sociale. Exemplaire, Gennevilliers compte 66,5% de logements sociaux. Aux côtés du sociologue Camille François, Carole Lafon, maire adjointe explique ses choix et difficultés.