Un an après les effondrements meurtriers à Marseille, le directeur régional de la Fondation Abbé Pierre dresse un tableau « assez noir » de la lutte contre l’habitat indigne.
Pour mener sa politique d’éradication de l’habitat indigne dans le centre-ville de Marseille, la municipalité s’est livrée à des achats et des reventes d’immeubles dégradés, et à des rétrocessions de ruines parfois. Un jeu trouble qui a profité à des initiés, comme Jean-Paul Dinoia, ancienne figure du milieu.
Près d’un an après l’effondrement de deux immeubles à Marseille et la mort de huit personnes, aucune mise en examen n’a encore été prononcée. Deux architectes experts ont tout de même été placés sous le statut de témoins assistés. Quant à la guerre aux marchands de sommeil déclarée par le gouvernement, elle peine à produire ses effets judiciaires.
Un an après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, dont un était propriété d’une société publique gérée par la Ville, zoom sur l’incurie de la politique de Jean-Claude Gaudin, entre prébendes et laisser-faire coupable. Pour mener cette enquête, nous avons croisé les 5 424 transactions immobilières opérées depuis 2003 par la Ville et un travail de vérification sur le terrain.
Un an après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, Mediapart a visité des propriétés de la Ville qui tombent en ruine, certaines bientôt revendues à perte. Zoom sur le quartier commerçant de Noailles.
Un an après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, notre enquête dévoile l’ampleur du patrimoine de la ville à l’abandon. Rien que dans les 1er et 2e arrondissements, au moins 51 biens dégradés sont la propriété directe de la Ville.
Il s’agit de l’un des plus importants squats destinés à héberger des migrants en France : le collège Maurice-Scève, à Lyon, qui abrite plus de 300 migrants venus de Guinée, de Côte d’Ivoire, de Gambie… Le lieu est menacé d’expulsion. Les organisateurs avaient rendez-vous au tribunal le 24 juillet. Le délibéré sera rendu le 24 septembre.
Six mois après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles à Marseille, la réponse des pouvoirs publics n’est pas à la hauteur du drame, qui a révélé une profonde crise du logement. Paroles de délogés.
À Marseille, des demandeurs d’asile nigérians sont victimes depuis plusieurs mois d’agressions à l’arme blanche, menées selon eux par un groupe criminel nigérian. Ces attaques viennent se greffer au contexte social déjà explosif d’une copropriété des quartiers nord où ils ont trouvé refuge, faute de la mise à l’abri normalement prévue par la loi.
Yasmina, 15 mois, a été hospitalisée cinq jours à Marseille mi-décembre pour une pneumopathie. Malgré un certificat indiquant que l’état de son logement social dans les quartiers Nord de Marseille mettait en danger sa santé et celle de ses deux frères, il a fallu attendre cette hospitalisation pour qu’une proposition décente de relogement soit faite.
Deux associatifs, Kevin Vacher et Aïcha Mansouri, nous font partager leur combat contre l’habitat dégradé à Marseille. Le drame de la rue d’Aubagne a révélé une action publique défaillante depuis des années, et marquée par le « deux poids deux mesures ».
Un cinquième corps a été retrouvé mercredi, après l’effondrement de trois immeubles dans un quartier populaire du centre-ville de Marseille. Ce drame intervient alors que les programmes de rénovation urbaine sont sans cesse retardés.
Un squat historique de Dijon, en collaboration avec les associations, avait logé vendredi 24 août 80 migrants en réquisitionnant un immeuble déserté de l’armée. Expulsion mardi 28 août, comme si déjà la future loi Élan (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) veillait au grain…
Dans le quartier Saint-Jacques, des habitants gitans se mobilisent pour empêcher le projet de rénovation urbaine de la mairie LR. Selon nos informations, le député local LREM leur a conseillé de « faire peur », seul un trouble à l’ordre public pouvant justifier une intervention du préfet dans le dossier.
Ricardo Robles, élu de gauche radicale à Lisbonne, a succombé aux charmes de la spéculation immobilière dont il était un pourfendeur attitré. Rien d'illégal au regard de la loi portugaise, mais un choix qui risque d'affecter l'image de son parti. Lundi, il a annoncé renoncer à ses fonctions de conseiller municipal.
Alors qu'Emmanuel Macron discourt ce mardi sur l'avenir des quartiers populaires, plongée dans le quartier HLM d'Air Bel, dans le 11e arrondissement de Marseille. En septembre 2017, un locataire est mort de la légionellose. Un précédent cas grave avait déjà eu lieu en 2011. Vivant depuis dans l’angoisse, les habitants demandent une étude sanitaire.