Le 19 mars, le média d’extrême droite Livre Noir a tweeté les noms de sept jeunes majeurs alors en garde à vue. Un choix assumé, alors que trois d’entre eux ont été libérés sans poursuites et quatre doivent être jugés en mai. « Je trouve ça assez déshonorant », témoigne l’un des jeunes blanchis.
Le tribunal administratif de Paris abrite une procédure inédite visant les fautes de la France face au génocide de 1994. Le ministère des armées plaide l’« incompétence » de la juridiction et l’« irresponsabilité de la puissance publique ». Une sorte de raison d’État juridique.
En mars, Jordan D., un gardien de la paix âgé de 30 ans, avait comparu devant le tribunal de Créteil pour des faits commis dans le même bâtiment un an plus tôt. Il lui était reproché d’avoir passé ses nerfs sur un accusé des assises, puis sur l’une de ses collègues.
Deux militants basques ont comparu, à Paris, dans l’affaire du premier démantèlement des stocks d’armes de l’organisation basque ETA à Louhossoa. Le parquet antiterroriste a requis leur condamnation à deux ans et un an de prison avec sursis.
La juge Hélène Gerhards, au cœur d’une enquête sur des soupçons d’infiltration de la mafia corse et de possibles détournements de fonds publics, a été placée en garde à vue. Une affaire explosive au vu de ses liens anciens avec l’actuel ministre de la justice, découverts par Mediapart.
Le procès en appel d’Hubert Falco, ancien maire de Toulon et proche d’Emmanuel Macron, s’est tenu lundi et mardi. Le parquet a retracé les contours d’une affaire « sombre » et « violente » qui confirmera ou non que Falco doit renoncer à tous ses mandats.
Jean-Félix Acquaviva, député nationaliste corse et cousin de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de la collectivité de Corse, a été condamné pour favoritisme, le 30 novembre 2022. Ni vu ni connu grâce à une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Un an après la manifestation de Sainte-Soline, les organisateurs de la mobilisation ont été condamnés. Mais les enquêtes qui concernent les blessés les plus graves, victimes de l’opération de gendarmerie, sont toujours aux mains du parquet de Rennes.
Proche d’Emmanuel Macron, Hubert Falco est jugé en appel, les 25 et 26 mars, à Aix-en-Provence. En première instance, il avait été reconnu coupable de recel de détournement de fonds publics et forcé à démissionner de tous ses mandats.
Depuis près de deux ans, l’agente des influenceurs Magali Berdah reçoit menaces et insultes. Ce 19 mars, le tribunal correctionnel de Paris a condamné les 28 prévenus à des peines de prison, jusqu’à douze mois ferme. Une décision sur laquelle plane l’ombre du rappeur Booba, lui-même mis en examen.
Alors que l’attentat du 11 décembre 2018 s’est déroulé en plein cœur de Strasbourg, son procès, lui, se tient à Paris. Un dépaysement regretté par certains avocats ainsi que par les parties civiles qui, pour une grande majorité, sont dans l’incapacité financière et matérielle d’assister au procès.
Ils pensaient tirer l’ex-président de la République des griffes de la justice dans l’affaire libyenne avec la fausse rétractation de Ziad Takieddine dans « Paris Match ». La manipulation s’est finalement retournée contre eux, ouvrant désormais la voie à toutes sortes de règlements de comptes sur procès-verbaux.
L’ex-adjoint à la culture de la mairie de Paris poursuit en diffamation six militantes féministes qui avaient demandé publiquement sa démission lors de l’affaire Matzneff, en raison de ses liens privilégiés avec l’écrivain. À la barre, deux générations, deux gauches, deux conceptions du féminisme se sont fait face.
Le 13 mars, Hugues Falys, éleveur bovin, a lancé une action en justice contre le pétrolier pour sa responsabilité dans les dérèglements climatiques. Les événements météo extrêmes qui ont frappé sa ferme depuis 2016 lui ont causé d’importants dégâts.
Dans son dernier livre, l’ancien patron du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, détaille les complicités dont l’homme d’affaires a profité dans les sommets de l’État, de Mitterrand jusqu’à Sarkozy. Et dans certains cénacles médiatiques.
Trois membres de la richissime famille de marchands d’art viennent d’être condamnés pour fraude fiscale et blanchiment, au terme d’un invraisemblable parcours judiciaire démarré en 2005. Et les voies leur ayant permis de dissimuler leur fortune sont encore loin d’avoir toutes été fermées.