Le Portugais Rui Pinto a transmis cette semaine des dizaines de millions de documents confidentiels au Parquet national financier et à Eurojust. Ces données vont notamment alimenter l’enquête judiciaire sur le possible cadeau fiscal accordé par Gérald Darmanin au PSG en 2017.
Jeudi, au tribunal judiciaire de Paris, le Parquet national financier a tancé la fille aînée de l’ex-dirigeant gabonais Omar Bongo, qui aurait « délibérément manqué à ses devoirs d’intégrité et de probité » en acceptant les offres de la société française Egis en 2010.
Jugée pour corruption passive au tribunal judiciaire de Paris, Pascaline Bongo a assuré que le groupe français Egis n’avait pas cherché à l’acheter en 2010, et qu’elle n’avait aucun pouvoir sur les marchés publics au Gabon.
L’ex-députée LR et actuelle adjointe au maire de Toulouse est reconnue coupable d’avoir orchestré un « complot » contre la candidate macroniste Corinne Vignon lors des législatives de juin 2017. Frappée d’inéligibilité, elle va devoir démissionner de son mandat municipal.
Le tribunal de police de Paris a relaxé le policier qui avait qualifié une plaignante de « grosse pute » dans un message qu’elle n’était pas censée entendre. Dans cette affaire embarrassante, ni la justice ni la police n’ont apporté de réponse à la hauteur.
Placé en garde à vue lundi 22 janvier, l’agent de 34 ans a reconnu les faits. Il doit être jugé le 17 juin prochain au tribunal correctionnel de Bobigny.
Le PNF a décidé de demander un nouveau procès à l’endroit de l’ancien ministre du travail, qui avait été relaxé, le 17 janvier dernier, par le tribunal judiciaire de Paris, dans une affaire de favoritisme sur un marché public au profit d’un géant français de l’eau, la Saur.
Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. Elles visent un ancien officier de la gendarmerie rwandaise, dont Mediapart avait révélé la présence en France depuis des années. L’intéressé conteste tout acte répréhensible dans le passé.
La justice soupçonne Franck Julien d’un détournement de plus de 36 millions d’euros au préjudice de son entreprise, géant français du nettoyage industriel. Le patron conteste partiellement les faits. Une étonnante convention judiciaire d’intérêt public va aussi peser sur les débats qui s’ouvrent lundi 22 janvier.
Gaël Perdriau a été mis en examen le 19 janvier pour des faits d’« association de malfaiteurs » et de « détournement de fonds publics » dans l’affaire du chantage à la vidéo intime. De quoi rendre l’atmosphère politique plus irrespirable encore.
La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a estimé que Marc-Antoine C., Jérémie D. et Tony H. s’étaient rendus coupables de violences illégitimes, mais a écarté la qualification criminelle. Un verdict qui semble satisfaire les deux camps.
L’avocat général a réclamé trois ans de prison avec sursis contre l’auteur du coup de matraque qui a gravement blessé Théodore Luhaka, trois et six mois de sursis pour ses coéquipiers. La cour d’assises doit rendre son verdict vendredi.
Alors que le maire de Saint-Étienne est à nouveau convoqué vendredi devant les juges d’instruction, il refuse toujours de quitter son poste. Mediapart a révélé que son directeur de cabinet a pointé la responsabilité directe de l’édile dans l’affaire.
Lors de leurs interrogatoires devant la cour d’assises, mardi et mercredi, les trois accusés ont réfuté tout acte de violence, n’admettant que quelques gestes ratés ou « malheureux » visibles sur des images.
Le tribunal judiciaire de Paris a relaxé l’ex-ministre du travail d’Emmanuel Macron, qui était soupçonné d’avoir truqué un marché au profit du groupe Saur, géant du marché de l’eau, en 2009.
La Cour de cassation a validé la mise en examen pour « complicité de crimes contre l’humanité » de l’entreprise française de matériaux de construction. Lafarge est soupçonné d’avoir scellé un accord financier avec des organisations terroristes en Syrie de façon à poursuivre ses activités sur place.