Candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain, l’ancien chef de l’État brésilien, 76 ans, reste la figure centrale du Parti des travailleurs et de tout le camp progressiste. Une hégémonie due à sa trajectoire, à ses politiques sociales, mais aussi à la préservation des pratiques politiques du pays.
L’assassinat de l’anthropologue brésilien Bruno Pereira et du journaliste britannique Dom Philips met en lumière les menaces qui pèsent sur l’Amazonie et la responsabilité du gouvernement de Jair Bolsonaro dans l’augmentation des violences.
En janvier 2022, une digue appartenant à Vallourec a été submergée, sans faire de victimes. Mais l’incident lève le voile sur les méthodes de la multinationale, spécialiste des tubes d’acier, et sur les risques de l’activité minière dans la région du Minas Gerais.
Depuis plus d’une semaine, de fortes pluies s’abattent sur une partie du nord-est du Brésil. 91 personnes sont mortes et au moins 26 sont toujours disparues dans la région de Recife, l’une des villes les plus menacées par le changement climatique dans le monde.
À 76 ans, l’ancien président entame sa sixième campagne, 12 ans après avoir quitté le pouvoir. Banni de la dernière présidentielle, incarcéré un an et demi, Lula a vu ses condamnations annulées en 2021. Faute de successeur ou de candidat de troisième voix crédible, il semble le seul capable de déloger Jair Bolsonaro.
Les évangéliques représentent 30 % de la population du Brésil. Lors de la dernière élection présidentielle, ils ont massivement voté en faveur de Jair Bolsonaro. Lors du prochain scrutin, le Parti des travailleurs de Lula espère attirer une partie de cet électorat traditionnellement conservateur.
Le président brésilien veut faire voter un projet de loi qui lui tient à cœur, autorisant l’exploitation minière des terres autochtones. La pénurie probable de fertilisants venus de Russie, l’un des grands exportateurs mondiaux, lui offre une justification grossière.
La présidence de Jair Bolsonaro a rendu la lutte contre ces formes d’exploitation encore plus difficile. La pandémie, en précarisant encore davantage les populations les moins favorisées, aggrave la situation. Mediapart a suivi des inspecteurs du travail.
L’Amazonie, terre abandonnée, a été perçue par certains comme la terre de tous les possibles. Des utopies plus ou moins bien pensées se sont effondrées, mais l’Amazonie n'est pas condamnée à l'idéologie de la destruction. Certains cherchent à développer et diffuser de nouvelles idées pour vivre avec la forêt.
Le tout-puissant secteur de l’agrobusiness s’organise pour se présenter comme indispensable au Brésil. Une bataille d’idées et une lutte politique qui passent par des campagnes de publicité récurrentes, et qui a de dramatiques conséquences écologiques et sociales en Amazonie.
Dans l’État de Rondônia, le processus de destruction est bien avancé et les terres disponibles se font rares. La lutte autour des terres qui se valorisent s’intensifie, dans un climat politique totalement favorable aux grands producteurs. Un climat de violence entretenu par une criminalisation des mouvements sociaux.
Comme dans les années 70, les grands travaux sont présentés comme une solution économique miraculeuse. Parmi eux, les routes sont des ouvrages centraux et indispensables dans le processus politique de déforestation, et la BR-319 représente l’une des plus graves menaces actuelles pour l’Amazonie.