À partir de juin 2019, le journaliste américain Glenn Greenwald et ses équipes ont publié une série d’articles sur le site The Intercept mettant en cause le ministre de la justice brésilien Sérgio Moro. L’accusation du ministère public est fragile mais le message est clair : la presse est un ennemi.
Agatha, huit ans, a été tuée par la police dans une favela de Rio de Janeiro fin septembre. Avant elle, quatre autres enfants ont été tués dans la ville en 2019. Les habitants des favelas dénoncent la politique du gouverneur de l’État de Rio de Janeiro où 1 249 personnes ont été tuées par la police entre janvier et août 2019. Mais le climat politique du Brésil ne leur est pas du tout favorable.
Au Brésil, les institutions démocratiques freinent les instincts autoritaires du président Jair Bolsonaro. Mais la démocratie semble chaque jour s’affaiblir.
Au milieu des manifestations qui agitent le Chili depuis trois semaines, flotte souvent le drapeau des Mapuches, peuple autochtone en quête d'autonomie et réprimé pendant des décennies. Pour l'ensemble du pays, les couleurs mapuches sont devenues un symbole de résistance. « [Nos] jeunes n’ont plus peur des militaires, ils ont grandi avec », souligne l'un de leurs porte-parole.
Lula est ressorti libre, vendredi 8 novembre, après une décision de la Cour suprême du Brésil. Condamné en appel à 12 ans de prison pour corruption, l’ex-président avait été incarcéré juste avant l’élection qui a porté au pouvoir Jair Bolsonaro. Sa libération, qui ne vaut pas reconnaissance d’innocence, représente un vrai séisme politique au Brésil.
Emprisonné depuis plus d'un an, l’ex-président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, pourrait recouvrer sa liberté. Ses avocats comptent déposer une demande, vendredi 8 novembre, profitant d’une décision de la Cour suprême du Brésil de jeudi, qui met fin à une jurisprudence selon laquelle une personne peut être emprisonnée avant l’épuisement de ses recours.
Quinze jours après le lancement d’un mouvement de protestation contre l’augmentation du ticket de métro, le pays continue de se mobiliser tous les jours. Les Chiliens tentent de transformer une explosion sociale inattendue en réforme réelle d’une société avide de changement. À Santiago, des groupes informels se constituent pour discuter politique, pendant que des manifestants n’hésitent pas à en découdre avec la police.
La vaste opération anticorruption a permis à Jair Bolsonaro de se débarrasser de son principal rival à la présidentielle, Lula, et d’être élu il y a un an. Mais aujourd’hui, la priorité n’est plus à la lutte anticorruption et le dirigeant de gauche, emprisonné depuis 2018, pourrait même recouvrer la liberté.
Le président brésilien cherche à placer des fidèles à des postes clefs de l’État pour protéger son fils Flávio, qui est au cœur d’un scandale financier. Quitte à passer outre l’opinion de son ministre de la justice Sérgio Moro, l’ex-juge déjà ébranlé par les révélations récentes du site The Intercept.
Plus de 148 terres indigènes amazoniennes ont été touchées par des feux. Leurs représentants estiment que les incendies ont été encouragés par les discours contre les peuples autochtones de Jair Bolsonaro et lui reprochent d’avoir tardé à envoyer l’armée pour faire face aux flammes.
Depuis un mois, plusieurs médias brésiliens dévoilent les nombreuses irrégularités commises par le ministre de la justice Sérgio Moro lorsqu’il était juge anticorruption. Malgré les révélations accablantes, le ministre est toujours en poste et ses décisions judiciaires ne sont pas remises en cause.
D’importantes manifestations contre les coupes budgétaires dans l’éducation organisées en mai ont réveillé l’opposition à Jair Bolsonaro au Brésil. Alors que les partis de gauche tentent de capitaliser sur cette dynamique, Mediapart passe en revue les oppositions, hétéroclites et encore morcelées, du mouvement noir aux Amérindiens, face au président d’extrême droite.