En ce qui concerne la déforestation, l’orpaillage et le trafic de bois sont des activités prédatrices. Face à une nature qui semble infinie, le saccage environnemental se justifie d’autant plus facilement qu’il y a un manque d’alternatives économiques.
L’immense Amazonie et ses habitants ont longtemps été marginalisés et déconsidérés, y compris dans le champ des idées. Une absence de reconnaissance sur laquelle a prospéré une idéologie paranoïaque et destructrice durant la dictature. Une doctrine à laquelle le gouvernement Bolsonaro cherche à redonner une nouvelle vigueur.
Dans le nord-est du Brésil, l’IVG d’une enfant de 10 ans, violée par son oncle, a déclenché à l’été 2020 une manifestation anti-avortement et mis en lumière les manœuvres du gouvernement et de ses alliés fondamentalistes pour restreindre toujours plus le droit à l’interruption volontaire de grossesse.
Covid ou pas, le gouvernement de Jair Bolsonaro délaisse les moins privilégiés, sabre dans les budgets des aides sociales et du ministère de l’éducation. En conséquence, le décrochage scolaire mais aussi le travail infantile repartent à la hausse.
Une série de perquisitions ont été effectuées mercredi 19 mai au domicile et dans les bureaux de Ricardo Salles, ministre inamovible, exécutant efficace et ennemi juré des écologistes qui l’accusent depuis longtemps de stimuler la destruction de l’environnement.
Au Brésil, le monde politique est en ébullition, entre rumeurs de coup de force et anniversaire du coup d’État de 1964. Un remaniement ministériel surprise et des mésententes avec les militaires ont créé une crise profonde au sein du gouvernement de Jair Bolsonaro.
La décision d’un juge de la Cour suprême d’annuler le 8 mars toutes les condamnations contre Lula a surpris le Brésil. L’ex-président (2003-2011) peut désormais se présenter à la présidentielle prévue dans moins de deux ans.
Vingt ans après la victoire de Lula à l’élection présidentielle brésilienne, le scrutin de 2022 risque, comme celui de 2018, d’être soumis à son calendrier judiciaire. En attendant, le Parti des travailleurs accumule les échecs et peine à rassembler une véritable opposition à Jair Bolsonaro.
La plus grande ville amazonienne connaît un nouveau pic de la pandémie. La réponse des autorités est erratique et tardive. Désespérés, les proches de personnes contaminées doivent se débrouiller seuls pour trouver de l’oxygène.
Le décès en juin d’un enfant laissé sous la responsabilité de la patronne de sa mère, une employée domestique, a révolté le Brésil. Il dévoile le portrait d’un pays toujours plus inégalitaire. Le procès s’ouvre jeudi 3 décembre.
La mort d’un homme noir de 40 ans, tué par des vigiles de Carrefour dans le sud du Brésil, a déclenché une série de manifestations dans un pays qui a toujours du mal à reconnaître l’existence même d’un racisme structurel.
Outre l’Amazonie, qui brûle encore plus que l’année dernière, la région du Pantanal (sud-ouest du pays) est particulièrement touchée par les incendies. La conséquence d’une sécheresse exceptionnelle et de la politique destructrice du président Jair Bolsonaro.