Le nouveau pouvoir brésilien entre officiellement en fonctions mardi 1er janvier. Entre son passage dans l’armée, certaines lectures d’extrême droite, un libéralisme économique plus ou moins assumé, le modèle américain de Donald Trump et sa propre famille, Jair Bolsonaro compte de nombreuses sources d’inspiration pour nourrir sa politique de « guerre culturelle ».
Vingt-deux membres, dont seulement deux femmes : le nouveau gouvernement brésilien est officiellement investi mardi, en même temps que le président élu Jair Bolsonaro. Celui-ci fait la part belle aux militaires, aux nostalgiques de la dictature, aux évangéliques et aux climatosceptiques.
Il veut classer le Mouvement des sans-terre parmi les groupes terroristes et soutenir les grands projets d’infrastructures portés par l’agrobusiness ou le secteur minier. Le « carbo-fasciste » Jair Bolsonaro, qui sera investi président le 1er janvier, inquiète les activistes au Brésil : « Un massacre se prépare » pour l’environnement, met en garde l’un d’eux, alors que la COP24 s’ouvre lundi en Pologne.
Avec qui gouvernera le candidat d’extrême droite élu dimanche 28 octobre au Brésil ? Si Jair Bolsonaro a remporté l’élection avec plus de 55 % des voix, une trentaine de partis seront représentés au Congrès, et le Parti des travailleurs, grand perdant, a tout de même rassemblé 47 millions de votes au second tour, soit 16 millions de plus qu’au premier tour.
Avec plus de 55 % des voix, Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite, a été officiellement déclaré dimanche soir élu à la présidence du Brésil. Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs (PT), a recueilli 44,8 % des suffrages. Agrobusiness, évangélistes, armée, milices…, secteur par secteur, voici les principaux bénéficiaires de ce scrutin.
Dans le Complexo de Alemão, un dédale de favelas dans le nord de Rio, ils sont 55 % à avoir voté pour Jair Bolsonaro début octobre. À l'approche du second tour de la présidentielle ce dimanche, notre envoyé spécial a arpenté ces collines, autrefois acquises au Parti des travailleurs de Lula.
Les agressions à caractère politique se multiplient à l’approche du deuxième tour de la présidentielle au Brésil, où le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro est donné grand favori. Les militants du PT, les journalistes, les minorités sexuelles ou encore les activistes sans-terre sont les premiers visés. La haine nourrit la campagne de Bolsonaro, qui multiplie les références à la dictature brésilienne.
Pour tenter de reprendre du terrain sur Bolsonaro, le candidat du Parti des travailleurs Fernando Haddad cherche à sortir de l’ombre de Lula. Mais les formations adversaires du PT au premier tour traînent des pieds pour appeler à voter pour lui.
Jair Bolsonaro (Parti social libéral) recueille 46,06 % des voix et Fernando Haddad (Parti des travailleurs) 29,24 %, à l’issue du premier tour de la présidentielle au Brésil. Le parti de Bolsonaro fait aussi un carton à l’Assemblée, où il engrange 51 députés.
Après le meurtre de l'activiste Marielle Franco en mars 2018, le nombre de candidates noires est en nette augmentation, aux élections générales du dimanche 7 octobre au Brésil. Mediapart a rencontré des figures de plus en plus mobilisées du mouvement des droits des noirs au Brésil, alors que le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro profite du racisme diffus qui continue de régner dans la société.
Encore méconnu du grand public, Fernando Haddad, ancien maire de São Paulo, a été propulsé à la dernière minute candidat du Parti des travailleurs en remplacement de Lula. L’opération « transfert de votes » imaginée par le PT semble fonctionner, en vue des élections du 7 octobre.
Ce sont des femmes et elles s’opposent à Jair Bolsonaro, ce candidat d’extrême droite qui fait la course en tête aux élections brésiliennes d’octobre. En quelques semaines, un groupe Facebook, fort de plus de 2,5 millions d'inscrites, menace la dynamique de la campagne de Bolsonaro.