Mathilde Mathieu

44 ans. J'ai d'abord travaillé au Monde de l'éducation et au Monde, avant d'intégrer le magazine La Vie pour des reportages et la rubrique Éducation. Depuis 2008 à Mediapart, j'ai suivi le Parlement, puis rejoint le service Enquêtes. Mes sujets de prédilection pendant des années: la transparence, l'argent des élus et des partis (Bygmalion, Fillon, Balkany, détournements de fonds au Sénat...), les conflits d'intérêts, etc. De 2018 à 2019, je me suis consacrée à des sujets sur les migrations. Je suis aujourd'hui responsable du pôle Société.

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@mathildemathieu

Déclaration d’intérêts

Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.

Consultez ma déclaration d’intérêts

Tous ses articles

Constitution: les sénateurs UMP invitent la Turquie dans le débat

France

Après la grogne des députés, François Fillon s'est efforcé, mardi, devant les sénateurs, de déminer le dossier de la réforme des institutions. Les élus de la majorité ne veulent pas entendre parler d'un recours au référendum sur une adhésion de la Turquie à l'Union européenne: "stigmatisant", disent-ils. Fillon a suggéré un petit détour par le référendum d'initiative populaire, relançant ainsi la mobilisation des opposants à l'intégration d'Ankara.

Constitution: Rachida Dati est attendue au tournant

France — Parti pris

A partir de ce mardi 17 juin, Rachida Dati doit défendre la réforme des institutions devant le Sénat. Après une prestation à l'Assemblée nationale jugée mitigée par les bancs de droite, franchement ratée par la gauche, la garde des Sceaux prétend ne "rien changer" à ses méthodes. Le groupe UMP et les centristes l'attendent pourtant de pied ferme, remontés contre certaines dispositions majeures introduites par les députés.

Banalisation du Livret A: les députés PS dénoncent un péril sur le logement social

France

L'Assemblée nationale a voté, mercredi 11 juin, plusieurs articles du projet de loi «modernisation de l'économie» qui mettent fin au monopole sur le Livret A, jusqu'ici distribué par une poignée de banques – dont La Poste. Alors que les fonds déposés servent à financer le logement social, les députés socialistes ont pointé les «effets pervers» de cette banalisation: une réduction probable des montants collectés. Quelques amendements ont été adoptés, contre l'avis du gouvernement et grâce à des voix UMP, pour tenter de prévenir le danger.

35 heures: des députés UMP ébranlés par le front commun CGT-Medef

France

Les députés UMP ont reçu, mardi 10 juin, les représentants de la CFDT, de la CGT, du Medef et de la GPME à l'Assemblée nationale, pour discuter du projet de loi consacré à la fois à la représentativité des syndicats et aux 35 heures. Faisant front commun, organisations salariales et patronales ont protesté contre le passage en force du gouvernement, qui refuse de se plier à l'accord conclu entre partenaires sociaux. Du coup, quelques élus UMP ont réclamé qu'un délai de négociation supplémentaire soit accordé, comme réclamé par François Chérèque.

La droite rejette la rénovation du Sénat proposée par le PS

France

Le Sénat a rejeté, mercredi 4 juin, une proposition de loi déposée par le PS visant à réformer le mode d'élection des sénateurs. Refusant d'examiner les articles, ils ont renvoyé la question aux débats sur la réforme des institutions, programmés au Sénat à partir du 17 juin. Les socialistes ont prévenu qu'ils voteraient contre cette révision, si le préalable de la "démocratisation" du palais du Luxembourg n'était pas rempli. Le mode de scrutin actuel, avec une surreprésentation des communes rurales, garantit à la droite le contrôle du palais du Luxembourg qui n'a jamais connu l'alternance depuis le début de la Ve République.

Recrutement des enseignants: le grand chambardement

France

Parmi les annonces faites par Nicolas Sarkozy sur l'éducation, lundi, celle-ci, la plus importante: le bouleversement des modes de formation et de recrutement des enseignants. Ils seront dès 2010 recrutés à bac+5. Des formations au sein de l'université remplaceront les IUFM.Lire également: un entretien avec le sociologue de l'éducation Bertrand Geay "Comment ce gouvernement retrécit l'école" ; notre portrait Xavier Darcos l'élève zélé du Président ; et, dans le Club, le billet de Claude Lelièvre, Education: le "trou noir" Sarkozy.

Constitution "Sarkozy": les pièges et quelques avancées

France — Analyse

Mardi 3 juin, les députés ont adopté le projet de loi réformant les institutions, en première lecture. La gauche a voté "Non", à quelques exceptions près, dont Jack Lang, qui avait choisi de sécher le scrutin. Une dizaine d'élus de l'UMP ont suivi l'opposition. Pour Mediapart, c'est l'occasion de dresser un bilan intermédiaire de cette "modernisation" de la Ve République, censée faire "la part belle au Parlement", selon François Fillon.

Constitution: le PS inquiet pour le droit d’amendement des députés

France

Lors du débat à l'Assemblée nationale, le ton a brusquement changé, mercredi 28 mai dans la soirée. Les députés socialistes, d'accord depuis 24 heures pour voter "Non" sur le texte en première lecture, ont décidé de mettre la pression sur le gouvernement. Ils ont dénoncé les "restrictions au droit d'amendement" des parlementaires, provoqué une suspension de séance, faisant même réveiller le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Constitution: le PS votera d'abord "non" sans exclure le "oui"!

France

Les députés socialistes ont décidé, mardi 27 mai, d'une position commune lors du vote en première lecture sur la réforme des institutions. A la quasi-unanimité, ils ont opté pour le "non". Mais les argumentations révèlent des divergences récurrentes, et certains députés socialistes expliquaient aussitôt que ce "non" n'était pas loin de signifier un "oui". Interviews audio de plusieurs d'entre eux.

Le chef de l'Etat pourra s'exprimer devant le Parlement

France

Les députés ont adopté, lundi 26 mai, cinq nouveaux articles du projet de loi réformant la Constitution. Malgré l'opposition de la gauche et d'une partie de l'UMP, le président sera désormais autorisé à venir s'exprimer devant le Parlement, réuni en Congrès. L'interdiction du cumul chez les ministres, adoptée en commission, a été finalement rejetée en séance. «On n'est pas là pour s'excuser toute la journée d'exister», a déclaré l'ancien ministre Jean-François Copé, allergique à cette idée.

Philippe Séguin craint que les députés jouissent d'un pouvoir de contrôle exorbitant

France

Alors que les députés ont repris, lundi 26 mai, l'examen du texte sur les institutions, Mediapart se penche sur un volet peu commenté de la réforme : l'éventuelle attribution au Parlement d'un pouvoir de contrôle et d'évaluation des politiques menées par l'exécutif. Les élus réclament le droit d'expertiser l'action des ministres. Utile ou néfaste? Dans un entretien, Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, nous fait part de ses réticences devant cette « espèce d'engouement pour le contrôle » en vogue chez les députés.

Un député UMP demande la reconnaissance des journaux en ligne

France

Patrice Martin-Lalande est l'un des rares députés spécialistes de la presse. Ce membre du groupe UMP a été désigné rapporteur du budget "Médias" à l'automne dernier, lors du débat sur le projet de loi de finances 2008. Il s'est alors battu pour que les journaux en ligne soient reconnus comme de véritables entreprises de presse.En toute logique, il a recommandé que soit appliqué à leurs ventes le même taux de TVA «super-réduite» qu'à celles des journaux papier – soit 2,1% au lieu de 19,6%. Sans succès.

Tous ses billets de blogs

Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.

Mathilde Mathieu
Journaliste à Mediapart

50 Billets

2 Éditions

Balkany et son ancien bras-droit flashés à Saint-Tropez

Billet de blog

Et de trois. Une fois de plus, Patrick Balkany et son ancien bras-droit, Jean-Pierre Aubry, tous les deux mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » (entre autres) et soumis à un strict contrôle judiciaire qui leur interdit de se rencontrer, se retrouvent au même moment, au même endroit, sur la même photo. Par hasard, sans aucun doute.

Frais des députés : l'appel de Londres

Billet de blog

Pour Pièces à conviction, le journaliste Stéphane Girard a fait le reportage que Mediapart aurait dû réaliser depuis cinq ans. Consacrée aux abus dans les coulisses de l’Assemblée nationale, son enquête, diffusée ce mercredi à 23h10 sur France 3, nous embarque à Londres pour une plongée dans le (contre)-modèle britannique. 

Le député Tian et son compte en Suisse : déjà une semaine, ne les oubliez pas

Billet de blog

Voilà déjà une semaine que le député UMP Dominique Tian a reconnu publiquement, contraint et forcé, avoir planqué un compte en Suisse pendant des années. Voilà déjà une semaine que ce pourfendeur patenté de la fraude sociale (celle des autres, celle des « gagne-petit » qui grugent le RSA ou les allocs) a confessé avoir soustrait plus de 1,5 million d’euros au fisc français, avant de profiter d’une circulaire indulgente pour rapatrier discrètement ses billes en 2014. Et rien ne se passe ou presque.

Argent du candidat Sarkozy : Mediapart défend la transparence devant le conseil d'Etat

Billet de blog

Mediapart ne lâchera rien. Les citoyens ont le droit de savoir comment le financement des campagnes électorales est contrôlé en France. Avec quelle ardeur, quelle légèreté ou quel aveuglement. Alors que les révélations se multiplient sur les trucages opérés lors de diverses présidentielles, les documents relatifs aux instructions menées par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) sont toujours tenus au secret. En ce vendredi 13 mars, les choses pourraient basculer.

A Balkany-city, le monde est petit

Billet de blog

La fortune les abandonne. Hier, Patrick Balkany (mis en examen pour « corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») et son bras-droit Jean-Pierre Aubry (mis en examen pour « complicité de corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») ont manqué de chance : ils ont été repérés discutant devant L’Anjou, un restaurant de Levallois-Perret, alors que le contrôle judiciaire auquel est soumis le second lui interdit de rencontrer le premier –précisément pour éviter qu’ils n’échangent sur l’information judiciaire en cours, menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon.