Faits-diversier spécialisé autrefois dans la couverture du grand-banditisme, je me concentre par la force des choses, désormais, sur les affaires de terrorisme. Parfois, les deux matières se rejoignent.
Auteur d'Antonio Ferrara, le roi de la belle (avec Brendan Kemmet, au cherche-midi), de La face cachée de Franck Ribéry (avec Gilles Verdez, aux éditions du Moment), de Moi, Iranien, espion de la CIA et du Mossad (avec Djahanshah Bakhtiar, aux éditions du Moment), de Renault, nid d'espions (éditions du Moment, puis réédité par HarperCollins), de Femmes de djihadistes (Fayard), de Les espions de la terreur (HarperCollins), de Vendredi 13 (HarperCollins).
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Alors que le parquet national antiterroriste vient d’annoncer qu’il requiert le renvoi de vingt terroristes dans le dossier des attentats du 13-Novembre, retour sur les sept hauts cadres de l’État islamique qui étaient impliqués dans les tueries de Paris et qui, eux ne seront jamais jugés. Durant deux ans, les services secrets français et les forces de la coalition les ont traqués et tués, un par un, en Syrie.
Dans un enregistrement obtenu par Mediapart, un conseiller de N'Golo Kanté reconnaît avoir fait pression en 2017 sur la star des Bleus en compagnie de son frère qui avait « peut-être une arme ». En cause : un litige avec l’agent officiel du joueur sur le partage des commissions de son transfert à Chelsea. Enquête sur une figure adorée du foot français, qui fait l'objet d’une impitoyable lutte d’entourage, entre gros sous et montages offshore à Jersey.
Ce samedi, au moins 49 000 personnes ont défilé à Paris et plusieurs milliers dans le reste de la France, selon le cabinet indépendant Occurrence, pour dire « stop » aux violences sexistes et sexuelles et aux féminicides. Le collectif #NousToutes, à l’initiative de cette manifestation, salue « la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences » sexistes.
Alors que Bilal Taghi, l’auteur du premier attentat revendiqué au sein d'un établissement pénitentiaire, a été condamné vendredi à vingt-huit années de réclusion criminelle, Mediapart raconte comment les maisons d’arrêt sont devenues les cibles privilégiées de terroristes coincés pour des longues peines.
Mediapart retrace les événements qui ont amené des surveillants à se demander si, la veille du 13-Novembre, des détenus n’étaient pas au courant de l’attentat sur le point de survenir. Deux d’entre eux, depuis leur cellule, communiquaient depuis plusieurs mois avec l’un des futurs tueurs du Bataclan. Premier volet d’une série d’articles consacrée aux djihadistes en détention.
En garde à vue, Claude Sinké, ex-candidat du FN et assaillant de la mosquée de Bayonne, a expliqué mardi qu’il voulait « venger la destruction de la cathédrale de Paris » qu’il attribue à des musulmans. Le Rassemblement national tente de prendre ses distances, mais l’avait investi en 2015 malgré des propos haineux tenus auparavant sur Facebook.
Des deux côtés de la Manche, les espions s’activent afin que le Brexit ait le moins de conséquence possible sur les coopérations mises en place, notamment en matière de lutte antiterroriste. Si l’effet devrait être limité en matière d’échanges bilatéraux, cela s’annonce plus compliqué au niveau européen.
Au moment où la volonté de passage à l’acte par des militants d’extrême droite trouve une nouvelle et tragique illustration avec l’attaque contre une synagogue et un restaurant turc à Halle (Allemagne), un rapport confidentiel d’Europol révèle que l’ultra-droite européenne s’arme et est en train de recruter dans les rangs des militaires et des policiers.
Cinq jours après la tuerie commise en son sein, la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) se retrouve au cœur de la polémique. Que savait-elle du tueur ? Comme Mediapart l’avait révélé, la DRPP avait déjà tenté de cacher sa responsabilité dans l’attentat qui avait coûté la vie au père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray.
Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a révélé les premiers éléments de l’enquête sur la tuerie de la préfecture de police de Paris. La préméditation des faits, les SMS échangés entre le tueur et son épouse et le mode opératoire convergent vers un acte terroriste.
Après la tuerie de la préfecture de police qui a vu un agent administratif tuer jeudi des policiers, l’incertitude règne. Vendredi, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête. Sous le sceau de l'anonymat, policiers et magistrats avouent être bien en peine de déterminer s’il s’agit d’un crime de droit commun ou d’un attentat.
Un agent administratif a agressé jeudi à l’arme blanche des policiers à la préfecture de police de Paris, tuant quatre d’entre eux avant d’être abattu. La piste terroriste n’est pour l’heure pas retenue « mais la situation est en cours d’évaluation avec le parquet national antiterroriste », précise une source judiciaire.
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Bernard Cazeneuve fustige volontiers ceux qui critiquent « sans la moindre analyse » les « failles » des services de renseignement. N’en déplaise au ministre de l’intérieur, il existe bien un souci du côté de notre contre-espionnage.