Michaël Hajdenberg, né le 18 avril 1978, est journaliste à Mediapart, co-responsable du service Enquête. Auparavant, il a travaillé à Libération et à 20 minutes.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
La justice manque de tout : d'effectifs, de place, de stylos bleus, de temps… Une telle pauvreté rend impossible le quotidien des magistrats. Mais elle a également des répercussions concrètes sur la vie des justiciables. Six magistrats racontent comment l'indigence engendre l'injustice.
Au tribunal de Créteil, le syndicat des avocats de France et le syndicat de la magistrature ont monté lundi un faux procès contre l'État, à qui il est reproché d'asphyxier la justice au point de la mettre en danger.
Yasmina, une cadre bardée de diplômes, qui s'est fait refouler sans raison apparente chez EDF, a décidé de frapper fort. Devant les prud'hommes, elle demande à l'entreprise, non pas une indemnisation, mais son embauche. Ce qui constituerait un tournant historique.
Le 18 novembre 2015, le RAID venait chercher le terroriste Abdelhamid Abaoud au prix d'une opération spectaculaire. Plus de trois mois après, les habitants et propriétaires de l'immeuble s'impatientent et s'organisent. Leur avocat a engagé une « action en responsabilité de l'État pour usage d'armes à feu ».
L'État français, condamné pour cinq contrôles au faciès, se pourvoit en cassation. Mediapart a pris connaissance du mémoire qui vient d'être transmis à la Cour, dans lequel il est jugé légitime de ne contrôler que les Noirs et les Arabes au motif qu'ils ont plus de chances d'être étrangers et donc sans papiers. Pour la première fois, l'État valide ainsi le principe même du contrôle au faciès.
Une jeune femme racontait mardi devant le tribunal de grande instance de Paris le harcèlement sexuel dont on a été victime dans une brigade de gendarmerie.
Comment les juges s’y prennent-ils pour caractériser le « racisme » d’une phrase, d’une blague ou d’un dessin ? Fallait-il condamner Charlie, Dieudonné, Houellebecq, Hortefeux et tous ceux passés ces dernières années au tribunal ? Réponses avec la professeure de droit Gwénaële Calvès, qui publie un livre dans lequel elle donne du sens aux décisions de justice et met à mal la théorie du « deux poids deux mesures ».
Plaqué illicitement, le rugbyman Pierre Tarance est devenu tétraplégique. Probablement pour éviter que son assureur n’ait à payer une somme trop importante, la Fédération française de rugby a dissimulé et ignoré les conclusions des experts arbitres qui avaient conclu à la faute. Six ans après les faits, l'ancien joueur vient d'obtenir réparation devant le tribunal correctionnel de Vannes.
Un juge n'est pas une machine à dire le droit. Dans la revue Les Cahiers de la justice, des chercheurs tentent de comprendre les biais qui peuvent peser sur une décision. Les origines, le parcours, les opinions politiques jouent un rôle. Mais la fatigue, un estomac pas assez rempli, un fait divers médiatisé ou la crise économique aussi.
L'avocat général avait requis cinq années de prison avec sursis. Mais la cour d'assises de Bobigny a choisi d'acquitter Damien Saboundjian, ce policier qui avait tué un malfaiteur en fuite. Au nom d'une légitime défense qui avait pourtant été mise à mal pendant le procès.
Le policier qui a tué Amine Bentounsi en 2012 à Noisy-le-Sec plaide toujours la légitime défense. Mais devant la cour d'assises de Bobigny, arc-bouté sur sa position, il évacue toutes les questions gênantes. Sa personnalité intransigeante et ses pleurs irrépressibles dessinent un personnage complexe à la fiabilité incertaine.
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Les délires de Gérard Darmon, on pouvait en rire. Mais samedi soir, face à Laurent Ruquier, c’est le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti qui a multiplié les mensonges sur Mediapart. Sans être contredit.
« Les vacances de Jean-Michel Blanquer à Ibiza... Est-ce que c’est d’importance primordiale ? », demande Laurent Ruquier à Edwy Plenel sur France 2. Comme si la communication catastrophique d'un ministre n'était pas d'intérêt public. Comme si nous préférions que ce soit cette information plutôt qu'une autre de nos révélations qui fasse événement.
Il y a les enquêtes. Et il y a les arrières cuisines. Ce qu’on donne à voir. Et ce qu’on ne raconte que rarement. Comment se conçoit l’information ? C'est l'objet de notre Lettre hebdomadaire du samedi.
Entre un ministre qui pense que des trafiquants de stups gagnent 100 000 euros par jour et des élus s’imaginant trop désirables pour être soupçonnés de viol, on ne sait plus qui récompenser. A vous de décider.
Nous ne parlons jamais des enquêtes que nous ne publions pas. Mais pour une fois, le travail réalisé par « Envoyé spécial » sur Nicolas Hulot nous en donne l’occasion. Combien de fois, depuis quatre ans, avons-nous été interpellés sur les possibles agressions sexuelles de l’ancien ministre ?