Nicolas Chevassus-au-Louis

Ses Derniers articles

  • Les ambivalences du combat des pieds-noirs

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    Après avoir répertorié dans le premier volet de la série “Algérie française : les retours du refoulé” les signes d'une insidieuse réhabilitation de l'OAS, ce second volet s'attache à l'identité pied-noir : un double sentiment d'abandon par de Gaulle puis par la France, que les bataillons d'Afrique ont libérée en 1945. Même si l'on n’est parfois pas loin du mythe.

  • La lente et insidieuse réhabilitation de l'OAS

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    La réhabilitation a commencé à pas feutrés, dans les cimetières. Mais désormais, les noms des chefs de l'OAS, auteurs de crimes en Algérie et en métropole, trônent dans les centres-villes du littoral méditerranéen. Pourquoi les responsables politiques (de gauche comme de droite) du Sud-Est sont-ils aussi attentifs aux revendications des associations de rapatriés les plus nostalgiques de l'Algérie française ? Mediapart explore les manifestations de plus en plus prégnantes de ce retour de la guerre d'Algérie, au cœur de l'inconscient politique national.

  • Le camp de Rivesaltes, un concentré des horreurs faites aux réfugiés

    Arrivée de réfugiés espagnols fuyant Franco © Mémorial du camp de Rivesaltes Arrivée de réfugiés espagnols fuyant Franco © Mémorial du camp de Rivesaltes

    Ici, dans les Pyrénées-Orientales, entre 1941 et 1964, 60 000 personnes ont été internées : Espagnols fuyant Franco, juifs et Tsiganes enfermés par Vichy, harkis fuyant l’Algérie après 1962… Des centaines y sont morts de malnutrition et dénuement. Des juifs en sont partis pour être exterminés par les nazis. Vendredi, alors qu'un nouveau drame des réfugiés secoue l'Europe depuis des mois, Manuel Valls inaugure le mémorial du camp.

  • 1945-1975 : Baby-boom et rentes glorieuses

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    Trente Glorieuses ? Avec du recul, il semble que la génération la plus favorisée de l'Histoire fut celle qui vécut sa jeunesse durant les seules « treize heureuses » : 1962-1975.

  • 1945-1975 : Les trente ravageuses

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    La Seine, à la fin des années 50 La Seine, à la fin des années 50

    Dans les dernières années des Trente Glorieuses, une émission télé, « La France défigurée », fait contre toute attente un carton. La croissance économique rapide s'est accompagnée d'une dégradation gravissime et sans précédent de l'environnement et la France commence à s'en inquiéter. Deuxième article de notre série sur ce que furent vraiment les Trente Glorieuses. 

  • 1945-1975 : quelles Trente Glorieuses ?

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    Dans les années 1960 © Archives Ina Dans les années 1960 © Archives Ina

    1945-1975 : l'époque de « La France heureuse », titrait récemment Paris Match, l'époque où croissance, consommation et plein emploi ne pouvaient que garantir le bonheur... Faux, rétorquent des historiens. Si l'on s'en tient à la perception des contemporains, « ce n'est que vers 1962 que la majorité devient optimiste ». Que furent vraiment les Trente Glorieuses : premier volet d'une série de trois articles.

  • Roger Vailland (3/3) : 1947, le journaliste et « les commis voyageurs de Coca-Cola »

    Roger Vailland au centre, correspondant de guerre pour Action et Libération en 1944-1945.  © Collection Frédéric Vailland ; Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR Roger Vailland au centre, correspondant de guerre pour Action et Libération en 1944-1945. © Collection Frédéric Vailland ; Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR

    Journaliste par nécessité, Roger Vailland a écrit quelque 3 000 articles. Si l'on connaît ses récits de militant au service de la cause du peuple, il a été, avant guerre, un observateur critique et perspicace de la crise des années 1930 et de la montée du fascisme. Et se souvenir qu'en 1964, pour son ultime article, il fustigeait ceux qui parlent « de planification, d'études de marché, de prospective… » « Comme citoyen », il exigeait qu'on lui « parle politique. »

  • Roger Vailland (2/3) : « Drôle de jeu », le roman vrai de la Résistance

    Roger Vailland à sa table de travail dans son village de l'Ain (fin des années 1940). © © Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR Roger Vailland à sa table de travail dans son village de l'Ain (fin des années 1940). © © Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR

    Il a fallu une cure de désintox à l'héroïne, à la fin de l'hiver 1942, pour que Roger Vailland s'engage dans la Résistance. Il en tirera son premier roman, Drôle de jeu, où les résistants sont certes portraiturés en implacables combattants, mais aussi en jouisseurs, menant grand train avec l'argent parachuté de Londres. Une description iconoclaste de la Résistance, plébiscitée dès 1945 par les anciens résistants pour son réalisme.

  • Roger Vailland (1/3) : Un aristocrate communiste

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    Vailland, collant des affiches pour le PCF à la fin des années 1940.  © Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR Vailland, collant des affiches pour le PCF à la fin des années 1940. © Ville de Bourg-en-Bresse – Médiathèque E. & R. Vailland / DR

    Écrivain et journaliste, bolchevik, libertin et héroïnomane, Roger Vailland (1907-1965) fit son retour en librairie avril dernier, avec la sortie d'un recueil de ses articles, Sacré Métier ! Pourtant, il eût été opportun de se souvenir, peu après les attentats de janvier, qu'il fut aussi un des rares écrivains du XXe siècle à se situer explicitement en héritier des Lumières. Portrait en trois volets d'un écrivain majeur du siècle dernier.

  • La petite usine de Michel Onfray

    Il est omniprésent ces jours-ci. Onfray, en héros de la liberté contre les bien-pensants, ferraille à tout-va en empruntant quelques chemins nauséabonds. Il mobilise un quarteron d'intellectuels médiatiques, un meeting est même annoncé ! Initialement publiée dans la Revue du Crieur, nous republions notre enquête sur Michel Onfray. L’homme qui « secoue la France », dixit Le Point, est surtout un habile entrepreneur de soi