Informations financières dissimulées, budget d’austérité préétabli, nomination du futur gouvernement retardée… : le gouvernement démissionnaire fait tout pour imposer ses vues sur le futur budget 2025. Quand bien même il devrait, en théorie, ne plus être aux manettes.
Selon des documents internes révélés par notre partenaire Mediacités, le service public de l’emploi va augmenter de 400 millions d’euros le recours à la sous-traitance privée, au prix de l’accompagnement des usagers. De plus, ces derniers ne pourront plus se défendre avant d’être sanctionnés.
Depuis quarante ans, le maire d’Issy-les-Moulineaux tient d’une main de fer le Syndicat des eaux d’Île-de-France. Mais ses choix et ses méthodes de gouvernance sont de plus en plus critiqués. Des municipalités ont décidé de reprendre leur indépendance.
Délégataire du contrat de concession d’eau du Syndicat des eaux d’Île-de-France depuis 126 ans, Veolia a été reconduit pour douze ans de plus en janvier. Mais des membres de la Cour des comptes ont fait un signalement pour dénoncer les irrégularités et les manquements dans l’appel d’offres.
Les dernières projections des Nations unies promettent un recul de la population mondiale à la fin du siècle, pour la première fois depuis sept cents ans. Un défi pour les sociétés et les économies contemporaines avec des risques politiques majeurs.
Si des syndicats ont pris ouvertement fait et cause pour le NFP lors des élections législatives, l’heure est à la séparation : la rentrée sociale des partis politiques, le 7 septembre, n’emmènera pas avec elle les troupes syndicales, qui manifesteront le 1er octobre.
L’inspection du travail enquête sur le recours excessif aux CDD au forfait jours mis en place par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques pour ses salariés. De son côté, la CGT menace de lancer une procédure pour travail dissimulé.
En refusant de nommer Lucie Castets à Matignon, le président a confirmé que, pour lui, l’espace démocratique est désormais soumis aux exigences du capital. Rien d’important ne saurait changer dans le domaine économique. Du pain bénit pour l’extrême droite.
Alors que l’usage et les montants des pourboires se développent aux États-Unis, les deux principaux candidats à la Maison Blanche proposent de les défiscaliser. Une proposition qui fait cependant l’impasse sur les problèmes réels des salariés concernés.
Depuis que la section Force ouvrière du CHU de Nantes a annoncé que quatre personnes étaient décédées aux urgences cet été en attendant d’être soignées, l’hôpital de Loire-Atlantique concentre tous les regards et inquiétudes.
La Banque mondiale a dû reconnaître que le rattrapage entre les pays à revenus moyens et les pays occidentaux marquait le pas. Les crises sociales et politiques de cet été confirment la défaillance du modèle de développement dominant.
Le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal a transmis des lettres plafond aux ministères pour 2025. Sous des apparences de neutralité, cette décision est le début d’une bataille budgétaire qui sera, cette année, décisive pour la vie politique française.
De l’Italie aux États-Unis, nombre de pays, pressés par les contraintes budgétaires et inquiets des risques d’instabilité financière et politique créés par les inégalités, entendent taxer les plus grandes fortunes. Un seul village résiste à ce changement d’époque : la France.
Du fait de leur précarité, les salariés intérimaires sont deux fois plus exposés aux accidents du travail. Le combat pour protéger leur santé et leur sécurité se mène notamment sur le terrain juridique. Début juillet, un décret a durci les règles pour les entreprises qui y font appel.
Étranglé par les dettes, discrédité par les affaires de corruption, Altice lutte pour sa survie. Soucieux de conserver sa fortune, le milliardaire a décidé d’organiser lui-même le sauvetage de son groupe, en essayant de tordre le bras à ses créanciers. Mais ses actifs peuvent-ils suffire à rembourser ses dettes ?
Trois mois après la liquidation judiciaire de leur entreprise, des salariés de MA France occupent toujours leur usine à Aulnay-sous-Bois, réclamant un reclassement. L’un d’eux a menacé de mettre fin à ses jours.