Dossier: l'affaire Tapie

Toutes nos enquêtes sur l'affaire, des premiers indices d'irrégularités révélés par Mediapart au lendemain de l'arbitrage à l'été 2008, jusqu'aux avancées les plus récentes de la justice.

Adidas: la Cour de cassation condamne définitivement Bernard Tapie à payer

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La Cour de cassation a définitivement condamné Bernard Tapie à rendre les 404 millions d'euros, intérêts compris, issus de l'arbitrage frauduleux. Mais un jugement à huis clos, mis en délibéré au 6 juin, par le tribunal de commerce sur la sauvegarde du groupe Tapie pourrait encore faire entrave à l'exécution de l'arrêt rendu par la plus haute juridiction.

Le plan de Tapie pour ne pas rembourser tout de suite

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Bernard Tapie va présenter vendredi à ses créanciers, et notamment à l’État, un plan de sauvegarde de son groupe passablement fantaisiste. Objectif : gagner du temps, pour ne rien rembourser à court terme des 440 millions d’euros liés à l'arbitrage.

Le parquet accable Tapie et Richard mais épargne Guéant et Sarkozy

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Dans ses réquisitions rendues dans le cadre de l’arbitrage frauduleux de l’affaire Adidas, le parquet demande le renvoi en correctionnelle de Bernard Tapie, de Stéphane Richard (actuel patron d'Orange) et de quatre autres personnalités. En revanche, Claude Guéant est épargné, même si son rôle clef tout comme celui de Nicolas Sarkozy sont pointés.

Tapie, ruiné? Pas vraiment!

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« Je suis ruiné. Rui-né. Ruiné de chez ruiné », avait déclaré Bernard Tapie après avoir été condamné à restituer les 404 millions d’euros de l’arbitrage frauduleux. Faux: l’ex-homme d’affaires a perçu, au moins depuis 2011, un salaire de 20 000 euros par mois, ramené à 5 000 euros en 2016, sommes prélevées par le biais de son groupe sur les indemnités de l’arbitrage.

Christine Lagarde jugée coupable par la CJR mais dispensée de peine!

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Christine Lagarde à la CJR © Reuters Christine Lagarde à la CJR © Reuters

L'ex-ministre de l'économie a été déclarée coupable de négligence dans l'affaire de l'arbitrage Tapie par la Cour de justice de la République (CJR), ce lundi 19 décembre. Mais la Cour a choisi de la dispenser de toute peine. Une décision peu surprenante au vu de cette juridiction d'exception. Mediapart publie l'arrêt de la CJR.

Christine Lagarde devant la Cour d’injustice de la République

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 © Reuters © Reuters

Le procès de l’ex-ministre des finances devant la Cour de justice de la République a démarré. Sans doute est-il heureux qu'elle soit enfin jugée pour son rôle dans le scandale Tapie. Mais c’est devant une juridiction d’exception qu’elle comparaît, où personne ne portera l’accusation publique. L’ordonnance de renvoi énumère pourtant des griefs très sévères.

Scandale Tapie, clap de fin!

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La Cour de cassation a rejeté jeudi l’ultime recours de Tapie, qui va devoir rembourser 440 millions d’euros à l’État. Cet arrêt clôt une procédure civile vieille de vingt-trois ans. Mais, au pénal, un grand procès risque d’avoir lieu en correctionnelle en 2017. Le renvoi de Christine Lagarde a été confirmé ce vendredi. Éric Woerth est lui aussi visé par une enquête.

Tapie: les juges ont achevé leur instruction

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Aujourd'hui, Arnaud Romain lit l'article de Laurent Mauduit : Tapie: les juges ont achevé leur instruction publié le 27 juin 2016 sur Mediapart. 

Affaire Tapie : la cour de cassation rendra son arrêt le 30 juin

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La cour de cassation a examiné ce mercredi matin les ultimes recours de Bernard Tapie contre l'annulation de l'arbitrage et rendra son arrêt le 30 juin. Après 21 ans d'imbroglio, la procédure civile approche de son épilogue.

Tapie garde (encore) son magot

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Bien que Bernard Tapie ait été condamné à rendre 404 millions d'euros, la décision de justice ne peut toujours pas être exécutée.

Affaire Tapie: Sarkozy snobe les juges

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Nicolas Sarkozy, le 20 février 2016, au Parc des Princes. © Reuters Nicolas Sarkozy, le 20 février 2016, au Parc des Princes. © Reuters

Les juges en charge du scandale Tapie ont convoqué Nicolas Sarkozy le 13 avril dernier pour l'entendre comme témoin. Ils voulaient l'interroger sur le soutien que l'ex-homme d'affaires lui a apporté pendant la campagne de 2007 et « l'existence d’éventuelles contreparties ». L'ex-chef de l'État a refusé de se présenter.

Affaire Tapie: la Cour de cassation sème la panique

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La Cour de cassation doit se prononcer le 22 juin sur les deux arrêts concernant Bernard Tapie, celui qui a annulé l'arbitrage frauduleux et celui qui a exigé la restitution du magot. Des magistrats s'inquiètent du mémoire élaboré par une conseillère rapporteure faisant la part belle aux thèses de l'ex-homme d'affaires.

Une justice à deux vitesses pour Stéphane Richard et Christine Lagarde

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Mis en cause dans l'affaire Tapie, Stéphane Richard ne se rendra pas, ce jeudi, à la convocation de la Cour de discipline budgétaire. Ses avocats plaideront le sursis à statuer. Par-delà les griefs qui sont retenus contre lui, son cas illustre les dysfonctionnements de la justice française, rigoureuse pour un fonctionnaire, accommodante pour un ministre.

Tapie n’est pas près de rendre son magot

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Profitant des faux pas du parquet, le tribunal de commerce de Paris multiplie les jugements tortueux permettant à Tapie de ne pas rendre son magot. De son côté, l'État tarde à utiliser les moyens de coercition qu'offre le code de procédure pénale pour exécuter une décision de justice.

Tapie: la justice reproche à Christine Lagarde son «incurie»

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Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters

Dans un arrêt de renvoi devant la Cour de justice de la République, que Mediapart révèle, la commission d'instruction taille en pièces les explications de la patronne du FMI dans l'affaire Tapie, qu'elle juge « affligeantes ». « Le comportement de Mme Lagarde ne procède pas seulement d'une incurie mais aussi d'une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépassent le niveau d'une simple négligence », estiment les magistrats.

Le ministère public demande le renvoi de Lagarde devant la CJR

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Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters

Le ministère public a demandé le rejet du pourvoi en cassation de Christine Lagarde qui conteste son renvoi devant la cour de justice dans l'affaire Tapie. La Cour de cassation doit rendre sa décision le 22 juillet. Nous republions notre article sur l'arrêt de renvoi de la commission d'instruction devant la cour de justice.

Affaire Tapie : le procureur général Marin absout Christine Lagarde

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Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Claude Marin, a requis un non-lieu en faveur de l’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy et actuelle patronne du FMI, mise en examen devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage Tapie.

Lagarde sera jugée par la Cour de justice de la République

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Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters

Dans un arrêt rendu vendredi, la Cour de cassation rejette le pourvoi de Christine Lagarde dans le scandale Tapie. Il est reproché à la patronne du FMI un comportement qui « ne procède (...) d’une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépassent le niveau d’une simple négligence ».

Scandale Tapie, clap de fin!

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La Cour de cassation a rejeté jeudi l’ultime recours de Tapie, qui va devoir rembourser 440 millions d’euros à l’État. Cet arrêt clôt une procédure civile vieille de vingt-trois ans. Mais, au pénal, un grand procès risque d’avoir lieu en correctionnelle en 2017. Le renvoi de Christine Lagarde a été confirmé ce vendredi. Éric Woerth est lui aussi visé par une enquête.

Tapie: les juges ont achevé leur instruction

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Aujourd'hui, Arnaud Romain lit l'article de Laurent Mauduit : Tapie: les juges ont achevé leur instruction publié le 27 juin 2016 sur Mediapart. 

Tapie garde (encore) son magot

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Bien que Bernard Tapie ait été condamné à rendre 404 millions d'euros, la décision de justice ne peut toujours pas être exécutée.

Woerth visé par une enquête sur son méga cadeau fiscal à Tapie

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Une information judiciaire pour « concussion, complicité et recel » vient d’être ouverte contre l’ancien ministre du budget, au sujet du cadeau fiscal qu’il a fait à Bernard Tapie en 2009. Mediapart avait révélé que Woerth lui a accordé une ristourne d'au moins 58 millions d’euros.

Tapie n’est pas près de rendre son magot

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Profitant des faux pas du parquet, le tribunal de commerce de Paris multiplie les jugements tortueux permettant à Tapie de ne pas rendre son magot. De son côté, l'État tarde à utiliser les moyens de coercition qu'offre le code de procédure pénale pour exécuter une décision de justice.

Une justice à deux vitesses pour Stéphane Richard et Christine Lagarde

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Mis en cause dans l'affaire Tapie, Stéphane Richard ne se rendra pas, ce jeudi, à la convocation de la Cour de discipline budgétaire. Ses avocats plaideront le sursis à statuer. Par-delà les griefs qui sont retenus contre lui, son cas illustre les dysfonctionnements de la justice française, rigoureuse pour un fonctionnaire, accommodante pour un ministre.

Le honteux soutien de la France à Christine Lagarde

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Christine Lagarde a déposé sa candidature pour un deuxième mandat à la tête du FMI, sachant que sa reconduction serait sa meilleure protection contre les avancées de la justice dans l'affaire Tapie. Elle a aussitôt reçu le soutien du gouvernement. Au mépris des règles de l'État de droit.

Tapie: Stéphane Richard ne se présentera pas devant la Cour de discipline budgétaire

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Stéphane Richard, le PDG d'Orange, ne se présentera pas jeudi prochain à l'audience de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) mais sera représenté par ses avocats. Deux autres hauts fonctionnaires, Jean-François Rocchi et Bernard Scemama, sont aussi convoqués.

Tapie: la justice reproche à Christine Lagarde son «incurie»

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Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters Christine Lagarde arrive devant la Cour, le 19 mars 2014. © Reuters

Dans un arrêt de renvoi devant la Cour de justice de la République, que Mediapart révèle, la commission d'instruction taille en pièces les explications de la patronne du FMI dans l'affaire Tapie, qu'elle juge « affligeantes ». « Le comportement de Mme Lagarde ne procède pas seulement d'une incurie mais aussi d'une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépassent le niveau d'une simple négligence », estiment les magistrats.

Affaire Tapie : Charles de Courson interpelle Christiane Taubira

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Au travers d'une question écrite, le député (UDI) Charles de Courson interpelle Christiane Taubira sur le comportement étrange du parquet dans les dernières péripéties du scandale Tapie.

Christine Lagarde est renvoyée devant la Cour de justice de la République

Par et
Christine Lagarde © Reuters Christine Lagarde © Reuters

La commission d'instruction a décidé de renvoyer Christine Lagarde devant la formation de jugement de la Cour de justice de la République dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, selon des informations obtenues par Mediapart. L'ex-ministre des finances et actuelle directrice générale du Fonds monétaire international sera jugée pour «négligence» en relation avec le détournement de fonds publics. Sauf si son recours était accepté.

Tapie manigance pour ne pas rendre son magot

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La loi oblige Bernard Tapie à rendre les 404 millions d'euros de l'arbitrage s'il veut introduire un pourvoi devant la Cour de cassation. Étant incapable de rembourser cette somme, il a cherché une parade, en obtenant du tribunal de commerce de Paris le placement de ses sociétés sous sauvegarde judiciaire.

Le parquet vole au secours de Tapie

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Selon nos informations, le parquet ne s'est pas opposé à l'ouverture d'une procédure de sauvegarde judiciaire, quand Bernard Tapie en a fait la demande au tribunal de commerce de Paris, pour se mettre à l'abri des huissiers. Mediapart publie deux jugements qui confirment ce détournement de procédure et révèlent l'attitude étrangement conciliante du ministère public.

Tapie ruiné, la Sarkozie en danger

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Bernard Tapie. © Reuters Bernard Tapie. © Reuters

La cour d'appel de Paris a condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros qu'il avait touchés à la suite de l'arbitrage frauduleux dans l'affaire de la revente d'Adidas au Crédit lyonnais. L'homme d'affaires, qui peut encore se pourvoir en cassation, se retrouve donc ruiné, même si l’État va devoir batailler pour récupérer l'argent. Dans le même temps, l'enquête pénale, qui est sur le point d'être bouclée, menace plusieurs proches de Nicolas Sarkozy.

Comment Woerth a fait un cadeau de 58 millions à Tapie

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L'enquête judiciaire sur l'arbitrage Adidas a révélé qu'Éric Woerth avait accordé un gigantesque cadeau fiscal de 58 millions d'euros à Bernard Tapie. Mediapart, qui a eu accès au dossier judiciaire ainsi qu'à la récente audition de l'ancien ministre du budget, raconte les coulisses de ce scandale d'État, au fil duquel plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont cherché à tordre le bras de l'administration des impôts.

Affaire Tapie : les preuves du mensonge

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Bernard Tapie. © Reuters Bernard Tapie. © Reuters

Lors de l'audience décisive de la cour d'appel de Paris, mardi 29 septembre, Tapie prétendra, encore une fois, qu'il a été abusé par l'ex-Crédit lyonnais. De nombreux indices, découverts par Mediapart, suggèrent au contraire qu'il était de mèche avec sa banque. Nous révélons aussi l'acte de vente d'Adidas, jusque-là secret. Il confirme que depuis plus de vingt ans, Tapie n'a cessé de mentir.

Quand Tapie téléphone dix fois par jour à Bartolone

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Durant l'année 2013, Bernard Tapie a été placé sur écoute. La Brigade financière a alors eu la surprise de constater que son principal interlocuteur, hormis son avocat, était Claude Bartolone, le président (PS) de l'Assemblée nationale. Lequel a joué les petits « facteurs » à l'Élysée pour faire passer les messages de son ami.

Tapie ressort de ses cartons le vieux scandale Executive Life

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À la veille de l'audience décisive de la cour d'appel qui rejugera, le 29 septembre, le contentieux qui l'oppose à l'ex-Crédit lyonnais, Tapie essaie de faire croire que sa banque, la SDBO, l'a floué, grâce à un montage identique à celui de l'affaire Executive Life. Faux ! À l'inverse, il entretenait avec sa banque une relation secrète de complicité que, depuis, même la justice a oubliée.

L'Etat veut-il vraiment gagner le procès Tapie?

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Pour juger définitivement l'affaire Adidas, la cour d'appel de Paris a tenu mardi une audience qui a pris une tournure surréaliste. Plaidoirie inaudible et médiocre de l'avocat de l'État, absence délibérée du parquet : tout s'est déroulé comme si l'État s'appliquait à jouer contre ses intérêts. Arrêt le 3 décembre.

Affaire Tapie : la contre-attaque de l’arbitre Pierre Estoup

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L'un des arbitres de l'affaire Tapie, Pierre Estoup, a décidé, selon nos informations, de saisir la cour d’appel de Paris d’une tierce opposition, dans le but d’obtenir une rétractation de l’arrêt du 17 février 2015 qui a annulé le célèbre arbitrage en lui imputant de nombreuses irrégularités. Il estime que sa présomption d'innocence et son droit à un procès équitable ont été violés.

Les stupéfiantes manœuvres du parquet dans l'affaire Tapie

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Selon nos informations, le parquet général a pris la décision de ne pas participer, mardi 29 septembre, à l'audience de la cour d'appel de Paris où sera jugée définitivement l'affaire Tapie-Crédit lyonnais. Bien que 405 millions d'euros d'argent public soient en jeu, il estime qu'il s'agit d'un conflit… privé ! Depuis 20 ans, le même parquet n'a cessé de multiplier les manœuvres d'obstruction.

Affaire Tapie : le procès civil aura bien lieu le 29 septembre

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Selon des informations recueillies par Mediapart, le volet civil de l’affaire Tapie arrivera bel et bien devant la cour d’appel de Paris le 29 septembre prochain. Le nouveau président de cette juridiction n'aura que quelques jours pour découvrir un dossier immensément complexe.

Affaire Tapie: Guéant devrait être mis en examen ce mercredi

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L'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, est convoqué ce mercredi par le juge Tournaire, en charge de l'affaire Tapie, en vue de sa mise en examen « du chef de complicité [par instructions] de détournement de fonds publics commis par un particulier ».

L’embarras de la Cour de cassation, la joie de Bernard Tapie

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Le premier président de la Cour de cassation, Bertrand Louvel, a publié vendredi un communiqué démentant les informations de Mediapart sur l'éviction du magistrat de la cour d'appel de Paris ayant annulé l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais. Un communiqué qui a fait la joie de Bernard Tapie mais qui prend bien des libertés avec les faits.

La justice est encore manipulée dans l'affaire Tapie

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Jean-Noël Acquaviva, le président de chambre de la cour d'appel de Paris qui a annulé en février le célèbre arbitrage Adidas/Crédit lyonnais et qui devait rejuger l'affaire sur le fond le 29 septembre, vient de faire l'objet d'une promotion éclair à la Cour de cassation. Au mépris d'une bonne administration de la justice mais au très grand soulagement de Bernard Tapie.

Affaire Tapie : le parquet demande la mise en examen de Guéant

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Dans un réquisitoire supplétif daté du 22 juin, le parquet de Paris demande aux juges en charge de l'affaire Tapie de convoquer Claude Guéant et de le mettre en examen du chef de « complicité de détournements de fonds publics ». Mediapart décrypte les raisons pour lesquelles les magistrats avaient hésité jusqu'à présent à le faire.

Un témoin clé ruine les prétentions exorbitantes de Tapie

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Bernard Tapie voit dans un document adressé en 1993 à Clinvest, filiale du Crédit lyonnais, la preuve qu'il a été berné et compte demander en réparation 1 milliard d'euros à l’État. Interrogé par Mediapart, l'ancien directeur général de cet établissement, Loïc Deraison, assure que l'histoire est toute différente : le fameux document émane d'un familier de Tapie, qui voulait être associé à la vente d'Adidas et empocher une juteuse commission.

Tapie fait de l’intox et réclame 1 milliard à l’Etat

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Bernard Tapie prétend qu'un document, jusque-là secret, prouve qu'il a bel et bien été floué lors de la vente d'Adidas et entend réclamer plus d'un milliard d'euros de dédommagement à l'État. Mediapart publie ce document et détaille les raisons pour lesquelles les arguments de l'ex-hommes d'affaires ont bien peu de chances d'ébranler la justice.

Affaire Tapie : les nouvelles avancées de la justice

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Bernard Tapie, son avocat Me Maurice Lantourne, un autre avocat parisien, Me Gilles August – placé sous le statut de témoin assisté –, et le patron d'Orange Stéphane Richard, ont été entendus ces dernières semaines. Les indices de fraude s'accumulent.

Tapie : Christine Lagarde refuse de témoigner devant la Cour de discipline budgétaire

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Selon nos informations, l’ancienne ministre des finances et actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a refusé de témoigner devant la Cour de discipline budgétaire en faveur de Stéphane Richard, mis en cause dans l'affaire Tapie.

Tapie : la justice face à de nouvelles embûches

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Après l'annulation de l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais, la justice est confrontée à un double défi. Au civil, elle devra établir que le Crédit lyonnais n'a jamais floué Bernard Tapie. Et au pénal, elle ne peut se borner à sanctionner ceux qui ont participé à l'arbitrage frauduleux. Elle doit trouver et punir ses commanditaires.

Tapie sommé de restituer 392 millions d'euros

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A la suite de l'annulation du célèbre arbitrage, le 17 février, le CDR vient d'adresser une lettre recommandée aux liquidateurs du groupe Tapie, leur enjoignant de lui restituer 392 millions d'euros.

Vente d'Adidas : l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie va être révisé

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La cour d'appel de Paris a annulé la décision d'arbitrage controversée de 2008 ayant accordé 403 millions d'euros à l'homme d'affaires. Une nouvelle décision sera rendue sur le fond le 29 septembre.

Tapie : 17 millions d’euros placés sous séquestre à Hong Kong

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À la demande de la justice française, les autorités de Hong Kong viennent de placer sous séquestre 17 millions d'euros que Bernard Tapie y avait transférés. C'est un signe fort, sans doute le premier en direction de Paris, que la place financière accepte enfin de jouer la transparence et l'entraide judiciaire et fiscale.

Christine Lagarde mise en examen dans l'affaire Tapie

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L’ancienne ministre de l’économie Christine Lagarde a été mise en examen par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) dans le cadre de l’affaire Tapie, selon des informations obtenues par Mediapart.

Affaire Tapie: la justice rejette les requêtes en nullité des gardes à vue et des perquisitions

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Selon nos informations, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris va rendre ce jeudi un arrêt au terme duquel elle rejette toutes les requêtes en nullité de gardes à vue et de perquisitions qui ont été introduites dans le cadre de l’affaire Tapie.

Tapie : un comptable public pourrait avoir à rembourser 268 millions d’euros

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Un comptable public, Frank Mordacq, qui a ordonné le paiement de 268 millions d'euros, à la suite de la sentence qui a fait la fortune de Bernard Tapie, pourrait se voir condamné par la Cour des comptes à rembourser cette somme sidérante. 

Affaire Tapie : Guéant convoqué, les avocats de l’Etat confrontés

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Claude Guéant est convoqué le 26 mai par la police et pourrait être mis en examen dans l'affaire Tapie. Une confrontation judiciaire aura lieu le même jour entre les deux avocats Jean-Pierre Martel et Gilles August, dont la défense des intérêts de l’État a tourné au fiasco.

Affaire Tapie : la déconvenue judiciaire de Pierre Mazeaud

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Le Parquet de Paris a classé sans suite le 26 septembre une plainte que Pierre Mazeaud avait déposée contre Pierre Habib-Deloncle. L'ancien président du Conseil constitutionnel, qui est l'un des trois arbitres de l'affaire Tapie, avait prétendu qu'il avait fait l'objet de menaces, à l'instigation de Jean Peyrelevade, l'ancien président du Crédit lyonnais.

Ce que Tapie a dit pendant sa garde à vue

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Avant d’être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », Bernard Tapie a esquivé la plupart des questions de la Brigade financière. Celle-ci détient malgré tout de nouvelles preuves de l'implication de l'Élysée dans la préparation de l'arbitrage. Elle a aussi établi que l'ex-homme d'affaires avait des relations privées avec Me Gilles August, l'avocat... de la partie adverse.

La folle histoire des milliards réclamés par Pierre Estoup

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Le ministre de l'économie Thierry Breton, le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, ainsi que Bernard Tapie, ont été sollicités par l'arbitre Pierre Estoup, de 2005 à 2010, quand il réclamait une créance bidon de 9 milliards d'euros à la France. Une affaire sidérante.

Scandale Tapie : révélations sur les trois arbitres

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Des trois arbitres, un seul, Pierre Estoup a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Mais, selon nos informations, la Brigade financière s'intéresse de près aux nombreux rendez-vous que Pierre Mazeaud a eus avec Nicolas Sarkozy. Et elle détient aussi une lettre que l'avocat de Bernard Tapie a adressée en 2006 au troisième arbitre, Jean-Denis Bredin.

Bernard Tapie: la tentation suisse

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Le financier Pierre Condamin-Gerbier a été entendu, selon nos informations, le 28 mars dernier par la Brigade financière. Sur procès-verbal, il a raconté ses contacts avec Bernard Tapie. Selon lui, l'homme d'affaires était certain dès février 2008, soit cinq mois avant le rendu de l'arbitrage, de gagner une somme « énorme » d'argent parce que « Nicolas Sarkozy, dont il était très proche, lui devait quelque chose ».

Arbitrage Tapie : la procédure oubliée

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Alors que Matignon annonce un recours en révision contre l’arbitrage frauduleux qui a enrichi Bernard Tapie, une procédure judiciaire lancée par des élus PS fin 2011 suit son cours, et pourrait bien parvenir au même résultat.

Tapie : Stéphane Richard rejoint la « bande organisée »

Par et

Mis en examen, l'actuel PDG d'Orange et Jean-François Rocchi, actuel patron du BRGM, sont rattrapés par l'enquête sur l'arbitrage frauduleux en faveur de Bernard Tapie.

Tapie: Richard et Rocchi placés en garde à vue

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Dans le cadre de l'enquête sur le scandale Tapie, Stéphane Richard, PDG d'Orange et ex-directeur du cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a été placé en garde à vue, lundi 10 juin, à la brigade financière. Jean-François Rocchi, l'ancien patron du CDR, qui a joué un rôle clé dans l'arbitrage frauduleux, a également été placé en garde à vue.

Les protagonistes du scandale Tapie s’entre-déchirent

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Les principaux acteurs de l'affaire se rejettent la responsabilité de l'arbitrage. Actuel patron d'Orange, Stéphane Richard a donné deux versions différentes... L'État, lui, s'est enfin décidé à se porter partie civile, pour éventuellement engager un recours contre l'arbitrage.

Tapie : nouvel indice d'un arbitrage frauduleux

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Lors d'une perquisition, la police a saisi un livre que Bernard Tapie a dédicacé en 1998 à Pierre Estoup, l'un des trois arbitres, lui manifestant son « infinie reconnaissance » et son « affection », a révélé lundi L'Express.

Avec la mise en examen de Pierre Estoup, l'affaire Tapie-Lagarde entre dans une nouvelle phase

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Bernard Tapie Bernard Tapie

L'arbitre a été mis en examen mercredi pour escroquerie en bande organisée. Ce soupçon vient confirmer les enquêtes publiées depuis 2008 par Mediapart. L'État va se constituer partie civile dans le dossier pénal. 

Lagarde en sursis, Tapie en danger

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À l’issue de deux très longues journées d’audition, les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) ont créé la surprise en choisissant de placer la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, sous le statut de témoin assisté, alors que l’on s’attendait à ce qu’elle soit mise en examen. Pourtant, ce n'est peut-être qu'un sursis. Dans le même temps, l'étau judiciaire se resserre autour de Bernard Tapie.

Tapie : pourquoi un recours en révision est urgent !

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Professeur de droit et grand spécialiste de l'arbitrage, Thomas Clay explique dans un entretien vidéo avec Mediapart les conséquences de la probable mise en examen de Christine Lagarde, actuellement entendue par la Cour de justice de la République. Il estime par ailleurs que l'arbitrage dont a profité Bernard Tapie est une « manipulation » et qu'à ce titre, l'État doit en urgence envisager un recours en révision.

Tapie: le fisc a passé l'éponge sur 15 millions d'impôts

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Bernard Tapie © Reuters Bernard Tapie © Reuters

L'administration a renoncé en 2009 à saisir la cour d’appel de Paris pour réclamer à Bernard Tapie le paiement de près de 15 millions d’euros d’arriérés d’impôt, dont 12 millions au titre de ses impôts sur le revenu 1992 et 1993. La justice risque de s'intéresser à cette nouvelle affaire, pour déterminer notamment qui a pu donner des instructions.

Affaire Tapie : Mediapart retrouve la note disparue de Bercy

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Une note secrète de Bercy, établie en 2005 par trois « sages », recommandait à l'État de refuser toute transaction avec Bernard Tapie, si celle-ci devait aboutir à une indemnité supérieure à 145 millions d'euros ou si une fraction de cette somme devait tomber, en net, dans sa poche. Mediapart publie ce document qui ruine la défense de Christine Lagarde.

Tapie : la note secrète qui ruine la défense de Lagarde

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Christine Lagarde © Reuters Christine Lagarde © Reuters

Une note secrète de Bercy, établie en 2005 par trois « sages », recommandait à l'État de refuser toute transaction avec Bernard Tapie, si celle-ci devait aboutir à une indemnité supérieure à 145 millions d'euros ou si une fraction de cette somme devait tomber, en net, dans sa poche. Découverte par Mediapart, cette feuille de route va compliquer l'audition de l'ancienne ministre par la Cour de justice de la République.

Notre débat à Marseille: face à Tapie, libérons la presse!

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Vidéo dans l'article. Vidéo dans l'article.

Huit cents personnes ont assisté, lundi soir au théâtre de La Criée à Marseille, à la réunion publique organisée par Mediapart, le site d'information Marsactu et le mensuel Le Ravi. Un thème : l'indépendance et le pluralisme de l'information dans une région où les quotidiens viennent de tomber dans les mains de Bernard Tapie. Compte-rendu et vidéo.

Tapie : les perquisitions soulignent le rôle clef de Guéant

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Selon nos informations, les nombreuses perquisitions auxquelles la police judiciaire a procédé ces derniers jours dans le cadre de l’affaire Tapie ont été fructueuses. Près de 70 documents ont notamment été saisis dans les bureaux de Me Lantourne, avocat de Bernard Tapie, et certains d'entre eux viendraient confirmer le rôle clef joué par Claude Guéant, à l'époque secrétaire général de l'Élysée.

En direct de Mediapart: retour sur l'affaire Tapie avec Laurent Mauduit

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Alors que l'affaire Tapie a connu cette semaine deux rebondissements majeurs, retour sur un arbitrage de plus en plus contesté.

Scandale Tapie, acte II

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Après le scandale de l'arbitrage, voici celui des journaux du sud-est : allié au résident suisse Philippe Hersant, Bernard Tapie croque le Groupe Hersant Media pour partir à la conquête de la mairie de Marseille. Enquête sur les discrets mais efficaces soutiens dont il profite, du banquier sarkoziste François Pérol jusqu'au socialiste Claude Bartolone, en passant par le président de l'UDI Jean-Louis Borloo.

Affaire Tapie/Lagarde : la justice se réveille enfin

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Le parquet de Paris se décide à ouvrir une information judiciaire sur l'arbitrage litigieux rendu en faveur de Bernard Tapie. L'enquête préliminaire du parquet a duré quinze mois. Un juge d'instruction indépendant sera enfin chargé du dossier, et aura la possibilité de mettre Bernard Tapie en examen pour « recel d'usage abusif des pouvoirs sociaux ».

Enquête sur les affaires de Bernard et Laurent Tapie

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Laurent Tapie en a fait la confidence à ses proches : son père, Bernard Tapie, lui a donné instruction de ne plus faire d'investissement important en France, de peur que l'arbitrage qui a fait sa fortune soit un jour remis en cause par la justice. Mediapart a tout de même mis au jour un réseau de discrètes sociétés – dont l'une s'appelle « les Combines à Nanard ».

La vie de nabab de Bernard Tapie

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Mediapart et Google Earth Mediapart et Google Earth

Selon nos informations, Bernard Tapie est en passe d'acheter pour 47 millions d'euros l'une des plus belles villas de Saint-Tropez. Cette acquisition fait suite à l'achat en 2009, pour 40 millions d'euros, de l'un des plus beaux yachts du monde. Voilà où passent les 403 millions d'euros qui ont été pris, sur ordre de Nicolas Sarkozy, dans la poche des contribuables à l'issue de l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais.

«Yacht de luxe, 800.000 € / sem., à louer, s’adress. à Bernard Tapie»

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Grâce à Nicolas Sarkozy et au coup de pouce qu'il lui a donné dans l'arbitrage Adidas, Bernard Tapie a acquis pour 40 millions d'euros en 2009 le Reborn, un des plus beaux yachts du monde. Il s'en sert pour lui-même, mais le met aussi en location, pour près de 800.000 euros la semaine.

Affaire Tapie: remercié pour services rendus

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Nicolas Sarkozy vient de reconduire Jean-François Rocchi à la présidence d'un important établissement public, alors qu'il est déjà patron du BRGM. Le protégé de l'Elysée, auquel la Cour des comptes impute de graves irrégularités, est l'un des principaux acteurs du scandale Tapie: il est renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire.

Bernard Tapie s’explique à Mediapart

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L'étau judiciaire se resserre autour de Christine Lagarde et Bernard Tapie sort de son mutisme. Dans un entretien à Mediapart, il annonce qu'il retire sa plainte en diffamation contre le professeur de droit Thomas Clay. Peu charitable avec Christine Lagarde, il dit par ailleurs qu'il maintient ses plaintes contre François Bayrou et Eva Joly.

Le préjudice immoral de Bernard Tapie

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Remis en question, les 45 millions d'euros reçus par l'homme d'affaires comme indemnisation de son «préjudice moral» dans l'affaire Adidas/Crédit lyonnais représentent 2.000 fois ce que reçoit en moyenne un innocent emprisonné à tort.

Cour de justice : le document qui accable Christine Lagarde

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Mediapart a pu prendre connaissance de la décision motivée qui a été rédigée le 4 août par la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire Lagarde/Tapie. Un document en tout point accablant pour l'ancienne ministre de l'économie Christine Lagarde.

Les dix procédures judiciaires de l’affaire Lagarde/Tapie

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L'affaire Lagarde/Tapie déclenche un embouteillage judiciaire. Outre la CJR, qui doit décider vendredi si elle ouvre ou non une enquête sur Christine Lagarde, neuf autres procédures sont engagées, devant le Conseil d'État dès lundi prochain, devant le TGI de Paris ou encore devant le tribunal de commerce. Certaines n'avaient fait l'objet d'aucune publicité.

Tapie-Lagarde: une cascade d’irrégularités budgétaires

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Selon un nouveau document de la Cour des comptes, que nous révélons, l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie a donné lieu à une série d'irrégularités budgétaires. En outre, Christine Lagarde a laissé une bombe budgétaire derrière elle: l'endettement de la France pourrait être creusé d'environ 4 milliards d'euros, du fait d'opérations publiques de «défaisance», dont celles concernant l'affaire Tapie.

Professeur Thomas Clay : «Ce que je vais devoir dire au juge»

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Doyen de la Faculté de droit de Versailles, le professeur Thomas Clay est poursuivi en diffamation par Bernard Tapie pour avoir émis des doutes sur la légalité de l'arbitrage dont il a profité. A Mediapart, il explique quels recours sont encore possibles.

Affaire Tapie : le rapport secret qui accable Christine Lagarde

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Aperçu de l'une des pages du rapport Aperçu de l'une des pages du rapport

Présentée comme l'une des favorites des Européens pour succéder à Dominique Strauss-Kahn comme directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde est lourdement mise en cause par un rapport confidentiel de la Cour des comptes sur l'affaire Tapie. Mediapart en met en ligne une version quasi intégrale. De très nombreuses irrégularités sont relevées par les magistrats financiers. Elles vont nourrir les procédures engagées devant la Cour de justice de la République, devant le Conseil d'Etat et devant la Cour de discipline budgétaire (l'article en langue anglaise est ici).

Lagarde : le contenu intégral de la demande du procureur Nadal

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Mediapart publie le contenu intégral du rapport sur l'action de Christine Lagarde dans le cadre de l'affaire Tapie, rédigé par le procureur général près la Cour de cassation.

Affaire Tapie : Lagarde visée par une enquête

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Saisi par le Parti socialiste, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé mardi 10 mai à la Cour de justice de la République (CJR) d'ouvrir une enquête contre la ministre de l'économie.

Tapie, le pionnier de la bling-bling attitude

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Les années quatre-vingt ont été les années Tapie : rachat d'entreprises, succès sportifs... alors que la France déchante, il a la réussite insolente. Ses amitiés politiques à gauche le feront entrer dans le gouvernement Beregovoy. Pas bien longtemps car ses dettes envers le fisc et surtout le match truqué VA-OM, le mèneront en prison. Dix ans après sa sortie, il ne cache pas son soutien à Sarkozy. Et les affaires reprennent...

Lire aussi l'enquête de Laurent Mauduit : «Le jugement en faveur de Tapie entâché d'irrégularités»

Affaire Tapie : le coup de pouce de Strauss-Kahn

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La Cour des comptes, qui enquête sur l'affaire Tapie, détient une lettre embarrassante de Dominique Strauss-Kahn, que révèle Mediapart: à l'époque ministre des finances, c'est lui qui, en 1999, lors de la privatisation du Crédit lyonnais, donne la garantie que l'Etat gardera à sa charge le litige avec l'ex-homme d'affaires. La décision, qui s'est avérée ruineuse pour les finances publiques, n'a pas respecté la procédure légale.

Epilogue du scandale Tapie dans le mensonge et l'opacité

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Bernard Tapie va empocher 220 millions d'euros sur fonds publics et non 30 comme a voulu le faire croire Christine Lagarde, qui refuse de transmettre au Parlement les pièces qu'il demande.

Bernard Tapie: il lui reste 130 millions d'euros net!

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Après dix-sept ans deconfrontation judiciaire avec le Crédit lyonnais et l'Etat, Bernard Tapie arrache une victoire judiciaire. Et surtout une victoire financière spectaculaire: selon le bilan comptable définitif dont dispose Mediapart, Bernard Tapie a pu garder par-devers lui 130 millions d'euros, sur les 390 millions alloués en 2008 par le tribunal arbitral. Comme le confirme notre enquête, cette double victoire n'aurait pas été possible sans les interventions de l'Elysée et, notamment, de Claude Guéant.

Affaire Tapie: l'Elysée a-t-il encore fait pression?

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Nouveau rebondissement dans l'affaire Tapie: le tribunal de commerce de Paris a examiné, mardi 7 avril, un recours en révision introduit par Bernard Tapie, en vue d'annuler la mise en liquidation de son groupe prononcée en 1994, mais l'audience s'est tenue en l'absence du parquet. C'est le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui aurait pris cette décision. La Chancellerie n'aurait pas été informée par l'Elysée, qui pilote ce dossier depuis de longs mois. Les avocats de Bernard Tapie ont donc eu le champ libre. Poussant leur avantage, après la sentence du tribunal privé qui a alloué 390 millions d'euros à leur client, ils espèrent pouvoir détricoter tous les jugements antérieurs, ceux rendus par la justice ordinaire de la République.

Tapie a perçu un premier chèque de 45 millions d'euros

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Placé sous la tutelle du ministère des finances, le Consortium de réalisation (CDR) a versé, sans en faire la moindre publicité, voici environ deux mois, au liquidateur du groupe Bernard Tapie la somme de 45 millions d'euros correspondant à l'indemnité pour préjudice moral allouée à l'ex-homme d'affaires en juillet par un tribunal arbitral. Le chèque a aussitôt été adressé à Bernard Tapie. Mediapart a obtenu cette information de très bonne source. Le secret en avait été bien gardé car cette indemnité pour préjudice moral, sans précédent dans l'histoire judiciaire française, avait particulièrement ému l'opinion.

Affaire Tapie: le mystérieux contrat avec Dédé-la-Sardine

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Il est advenu de l'affaire Tapie exactement ce que Nicolas Sarkozy pouvait espérer: elle s'est progressivement enlisée dans les sables de l'actualité. Et, pourtant, elle recèle encore de nombreux secrets, que livre Sous le Tapie, un ouvrage à paraître mercredi 19 novembre chez Stock. Un de ces secrets retient l'attention: un contrat entre l'homme d'affaires devenu comédien et André Guelfi, dit Dédé-la-Sardine, aussi mystérieux qu'hallucinant. Révélations.

Affaire Tapie: Christine Lagarde a menti

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La ministre des finances, Christine Lagarde, a menti. Le 28 juillet, elle a publié un communiqué de presse annonçant que, selon les avis juridiques recueillis par le Consortium de réalisation (CDR), adversaires de Bernard Tapie, les chances de succès d'un recours contre la sentence des arbitres, allouant 390 millions d'euros à l'ex-homme d'affaires, « étaient très faibles ». Ce jour-là, Bercy a donc annoncé qu'aucun recours ne serait introduit. Or, deux avocats sur les quatre qui ont été consultés ont estimé que le CDR disposait d'«un moyen d'annulation qui peut être qualifié de sérieux». A la veille de l'audition du ministre, mardi 23 septembre, devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, Mediapart publie les mémoires des avocats.

Enquête sur l'affaire Tapie: 1 - La folle histoire du «nantissement»

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Premier volet de notre enquête sur les origines de l'affaire Tapie: où l'on s'aperçoit que si le Crédit lyonnais avait, à l'époque, réagi comme une banque ordinaire, l'ex-homme d'affaires aurait bien vite perdu le contrôle d'Adidas et l'histoire se serait arrêtée là. Mais Bernard Tapie bénéficiait de soutiens au Crédit lyonnais et au gouvernement socialiste. Lire aussi Le cadeau fait à Bernard Tapie frappé d'illégalité

Enquête sur l'affaire Tapie: 2-Les circonstances extravagantes de la vente d'Adidas

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En vendant 55% du capital d'Adidas, non seulement l'homme d'affaires a fait dès 1993 une belle plus-value, mais encore des groupes nationalisés sont venus à son secours. A l'époque, la droite crie au scandale. Par ailleurs, au premier jour des auditions à la commission des finances de l'Assemblée nationale, ce mercredi 3 septembre, il apparait que Bernard Tapie touchera au final bien plus qu'estimé.

Enquête sur l'affaire Tapie: 3 - Le mystère des deux fonds offshore

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Au lendemain de la première série d'auditions, auxquelles a procédé la commission des finances de l'Assemblée nationale, mercredi 3 septembre, nous publions le troisième et dernier volet de notre enquête sur l'histoire Tapie/Adidas, dans les années 1990-1994, à l'origine de l'interminable bataille judiciaire qui s'est achevée par l'octroi de 390 millions d'euros au profit de Bernard Tapie.

Le pied de nez de Bernard Tapie au Parlement

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Les mandataires du groupe Tapie percevront dès vendredi 5 septembre un premier chèque de 198 millions d'euros, sur les 390 millions d'euros alloués par le tribunal arbitral. Ce paiement accéléré est un pied de nez à l'Assemblée nationale, qui commence à peine ses auditions autour de cette affaire. Partis pris. Nous publions aussi le troisième et dernier volet de notre enquête sur l'histoire Tapie/Adidas, dans les années 1990-1994. Mediapart publie également de longs extraits de ce qui a été dit par différents acteurs de ce dossier, en 1994, devant la Commission d'enquête parlementaire sur le Crédit lyonnais.

Affaire Tapie : sept questions autour d'un scandale d'Etat

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C'est donc ce lundi 28 juillet que le gouvernement doit annoncer s'il a ou non l'intention d'introduire un recours contre la sentence du tribunal arbitral qui, le 7 juillet dernier, a alloué 395 millions d'euros à Bernard Tapie en dédommagement dans l'affaire Adidas. Après trois semaines de turbulences, Mediapart fait le point sur l'affaire, ce qu'elle a révélé et sur les zones d'ombres qui restent. "Parti pris", en sept questions.

Affaire Tapie: Pierre Estoup, un très «étrange» arbitre

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Alors que le gouvernement ne dira que lundi s'il engage ou non un recours contre la sentence du tribunal arbitral qui a alloué 395 millions d'euros à Bernard Tapie, la polémique autour de l'affaire ne cesse de monter. Après avoir révélé que le gouvernement avait donné des instructions pour suspendre la procédure judiciaire ordinaire, qui tournait pourtant à l'avantage de l'Etat, Mediapart verse une nouvelle pièce au dossier: l'un des arbitres, Pierre Estoup a été mis en cause lors d'un autre arbitrage. Lire aussi : un portrait multimédia de Tapie, le pionnier de la bling bling attitude. Quant au texte intégral de la sentence arbitrale, on peut le lire ici.

L'Etat a donné ordre d'aider Bernard Tapie

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Si le CDR a renoncé à la procédure judiciaire, qu'il était en passe de gagner, contre Bernard Tapie, et a choisi une procédure arbitrale, qui va coûter 395 millions d'euros aux contribuables, ce n'est pas le fait d'une mauvaise estimation: l'ordre est venu du gouvernement. C'est ce qu'établit l'enquête de Mediapart: l'instruction ministérielle a été consignée noir sur blanc dans un procès-verbal de l'EPFR, l'établissement public qui chapeaute le CDR. Lire aussi le "parti pris": L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat.

Bernard Tapie, la chronologie depuis 1989

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Finances, sport, politique, de l'achat d'Adidas par Bernard Tapie, au scandale de la décision du tribunal arbitral du 11 juillet 2008, l'ensemble de la chronologie.