Loin d’apaiser les tensions ou de conduire les parties à la raison, le crash du MH17 dans l'est de l'Ukraine risque au contraire de conduire à une nouvelle escalade. Le Kremlin s'enferme dans sa rhétorique et continue de nier tout lien avec les troupes séparatistes, les affrontements reprennent de plus belle à Donetsk, tandis que les chancelleries occidentales, impuissantes, tentent de faire démarrer l'enquête.
L'UE est passée ce mardi 29 juillet à la « phase 3 » des sanctions visant la Russie : cibler des secteurs particuliers de l'économie russe. Les ventes d'armes, notamment, sont bloquées, mais la décision des Vingt-Huit n'est pas rétroactive : la livraison du Mistral français est maintenue.
La politique de sanctions graduées mise au point par l'UE n'a pour l'heure pas porté ses fruits. Si les Européens ont légèrement durci leurs mesures ciblées ce jeudi, ils apparaissent surtout divisés et impuissants, face à une économie russe certes fragile, mais nullement impactée pour l'instant.
L'escalade entre la Russie et l'Otan à propos de la crise ukrainienne fait chauffer les esprits en Allemagne. Angela Merkel se retrouve tiraillée entre de hauts responsables militaires prompts à appuyer l'axe atlantique, et les grands acteurs économiques, plutôt adeptes de la real-politik, vu leurs affaires en Russie.
Cinq mois après le début de la révolution, les enjeux des élections ukrainiennes semblent aux antipodes des idéaux portés par le Maïdan. Entretien avec Mustafa Nayyem, journaliste, qui fut à l'origine des premiers rassemblements.
Dans l'est de l'Ukraine, les milices pro-russes ne cessent de renforcer leurs positions. Les observateurs de l'OSCE sont toujours retenus en otage et les séparatistes qui tiennent Sloviansk se sont emparés mardi de la préfecture régionale. Décryptage de la politique russe et des enjeux ukrainiens avec un jeune chercheur ukrainien, Volodymyr Yermolenko.
Alors que les rebelles prorusses étendent leur emprise à l'est de l'Ukraine, vendredi 2 mai, l'armée ukrainienne a lancé une vaste opération militaire pour reprendre Sloviansk, une des villes tenues par les séparatistes.
Les États-Unis ont pris de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre de la Russie. Mais si cette stratégie a des conséquences sur l'économie du pays, elle n’a pour le moment que peu d’incidence sur la politique de Vladimir Poutine. Le dialogue entre Russes et Américains semble de plus en plus bloqué.
Le Kremlin, redoutant l'encerclement, est à nouveau tenté de se protéger derrière des États transformés en glacis. L'espace religieux orthodoxe européen offre un écrin géopolitique alléchant. Un « rideau de foi » va-t-il s'abattre à travers le continent ?
L'UE, pieds et poings liés à une Amérique affaiblie, s'avère incapable de raisonner une Russie ragaillardie, qui se joue de la poudrière ukrainienne. Petite leçon d'Europe européenne, de Charles de Gaulle à Joschka Fischer...
Après sept heures de pourparlers à Genève, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a annoncé un accord de sortie de crise en Ukraine auquel personne ne croyait. Étaient présents le ministre des affaires étrangères ukrainien Andreï Dechtchitsa, l'Américain John Kerry et la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton. La Russie marque des points.
Des pourparlers sur l'Ukraine se tiennent le 17 avril à Genève tandis que la situation n'a jamais été aussi confuse dans l'est du pays. L'opération antiterroriste lancée par Kiev tourne à un étrange face-à-face. Des hommes armés et masqués continuent à envahir des bâtiments officiels, alors que Moscou se défend de toute intervention.
Alors que la situation dans l'est de l'Ukraine devient explosive, l’administration américaine hésite, sans stratégie claire. À la veille d'une réunion à Genève, le fameux « reset » d'Obama avec Poutine se révèle un échec.
Comme pour mieux entériner la prise de la Crimée, Moscou a organisé sur place un conseil des ministres lundi 31 mars. La question de l'avenir de la péninsule va peser lourd sur le scrutin présidentiel, prévu à Kiev le 25 mai.
Ambassadeur de la République de Moldavie à Paris, Oleg Serebrian analyse les remous géopolitiques aux abords de la mer Noire. La Russie entend-elle (re)constituer un glacis ? Nouvelle guerre froide ou inévitable coopération ?