La séparation entre l’homme et l’œuvre est l’argument dégainé par les soutiens de Roman Polanski et de son film J’accuse, en salles ce mercredi. Ce distinguo est de plus en plus difficile à faire, et précisément dans le cas de Polanski. Pour l’universitaire et critique de cinéma Iris Brey, cette affaire révèle un tournant culturel.
Le succès, dimanche, de la marche contre l’islamophobie initiée par les principaux concernés et soutenue par l’essentiel des gauches confirme que, face au désastre en cours, le sursaut politique viendra de la société. Comme le soulèvement des « gilets jaunes » et le mouvement #MeToo, il affirme la vitalité de l’auto-organisation face à la crise des partis.
En s’en prenant à la santé des demandeurs d’asile, le gouvernement fait mine d’oublier leurs traumatismes. Et prend des risques en matière de santé publique.
Depuis plus d’un an, le ministre des finances court micros et caméras en prétendant qu'il veut des entreprises plus respectueuses de l’intérêt général, et plus seulement avides de profit. Une imposture. La nouvelle opération de prédation organisée sur les richesses de l’aéroport de Toulouse, avec le soutien de Bercy, vient encore de le confirmer.
Nouvelle illustration de la consanguinité entre Bercy et le monde de la finance : la patronne de la Fédération bancaire française, Marie-Anne Barbat-Layani, est nommée secrétaire générale des ministères économiques. Le porte-parole du lobby bancaire qui lui succède est le haut fonctionnaire qui fut chargé de défendre le projet de taxe Tobin à Bruxelles.
Un jour avec Peugeot, un autre avec Renault, puis finalement Peugeot. John Elkann, l’héritier de la famille Agnelli, principal actionnaire de Fiat-Chrysler, veut conclure à toute force un mariage avec un constructeur français. La fortune des Agnelli semble peser davantage que les considérations industrielles.
Les jeux d’argent constituent une économie trop souvent opaque sinon douteuse, pour ne pas dire carrément mafieuse, exploitant la misère sociale et la crédulité publique. Selon les études disponibles, ils constituent aussi un impôt fortement régressif : un « impôt sur la fortune du pauvre ».
En refusant de nommer l’attentat de Bayonne pour ce qu’il est, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, familier des abus de langage et piètre politique, aggrave encore son cas.
Le juge espagnol Baltasar Garzón a rencontré l’ex-président brésilien Lula da Silva dans sa prison. Le magistrat, qui appartient à l’organisation de juristes internationaux réclamant la liberté de l’ancien chef d’État, a rendu compte de cette visite dans un article publié par infoLibre, partenaire de Mediapart en Espagne.
Le président turc Erdogan, qui a acheté 460 millions d’euros d’armes à la France depuis 2009, ne pourra plus en importer s’il poursuit son offensive contre les Kurdes. Une menace de Paris dont il n’a tenu aucun compte. Mais l’Arabie saoudite qui en a acheté plus de 11 milliards peut continuer, sans encourir les reproches de la France, à multiplier les crimes de guerre au Yémen…