Des milliers de personnes ont marché pour le climat en France et ont appelé à converger avec les gilets jaunes. Pour elles et eux, pas d’écologie sans justice sociale. « Les classes précaires sont les plus touchées par le changement climatique », insiste une manifestante.
Le regain d’intérêt pour la question du climat depuis la démission de Nicolas Hulot aboutit à une troisième série de marches pour le climat partout en France samedi. Associations, stars du web et mouvements citoyens discutent et agissent. Mais la question des « gilets jaunes » a aussi rattrapé le mouvement.
En Seine-Saint-Denis, le projet de « base de loisirs » dans la forêt de Romainville sert d’argument pour promouvoir l’écoquartier qui doit remplacer la cité HLM Gagarine. Un rassemblement a eu lieu pour réunir défenseur·e·s de ce quartier et du bois.
Le groupe pétrolier Total va payer 80 % de la rénovation du grand foyer du théâtre du Châtelet, en échange de belles contreparties. Pour la mairie de Paris, il ne faut pas ostraciser le groupe pétrolier. Mais à l’heure de la catastrophe climatique, l’argent du pétrole est-il encore un financement comme un autre ?
Cette conférence internationale pour le climat devrait être consacrée à assurer l’application de l’Accord de Paris de 2015. Les États sont censés augmenter leur ambition en 2020 mais les signaux envoyés sont inquiétants. La France figure parmi les mauvais élèves.
Dans la lutte contre le dérèglement climatique, la notion d’« effondrement » a gagné en popularité. Mais le « devoir de vérité » ne risque-t-il pas de dériver en « prédication impuissante », qui gèle les énergies ? Débat filmé entre Corinne Morel-Darleux, militante écosocialiste, et le philosophe Pierre Charbonnier.
Face à l’inaction des gouvernements contre le dérèglement climatique, des citoyens, des collectifs et des élus ont décidé d’en passer par la justice. MediapartLive leur donne la parole.
À l’inverse des « gilets jaunes », ils sont les invisibles victimes de logements inadaptés au changement climatique et les grands oubliés de la programmation énergétique dévoilée par Emmanuel Macron mardi 27 novembre. Prisonniers de domiciles qu’ils n’ont pas les moyens d’améliorer, ils paient le prix d’une politique fondée sur l’initiative individuelle. Des voix s’élèvent pour rendre obligatoire la rénovation des bâtiments.
Selon le rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint un niveau « jamais vu depuis 3 millions d’années ». L’activité humaine en est en très grande partie responsable.
Dix compagnies ont causé à elles seules 7 600 morts prématurées, 3 320 nouveaux cas de bronchite chronique et 137 000 jours de syndrome d’asthme chez les enfants pour la seule année 2016, selon un rapport commandé notamment par Greenpeace.
Après le « Dieselgate », les constructeurs ont affiché leur volonté de rendre leurs véhicules moins polluants. Mais les nouveaux tests réalisés restent sujets à caution. Revue des études disponibles, sur fond de mobilisation en France, sur la fiscalité de l'essence.
Plusieurs rassemblements doivent se tenir samedi 10 novembre pour défendre les Sundarbans, une des plus grandes forêts de mangrove du monde, au Bangladesh. Alors que ses habitant·e·s sont parmi les plus menacé·e·s par le dérèglement climatique, le pays prévoit de fortement augmenter son recours au charbon.
Le Brésil s’est ajouté ce mois-ci à la longue liste des régimes autoritaires et climato-sceptiques présents sur la planète. Un paradoxe alors que le sursaut nécessaire pour échapper au dérèglement climatique est plus urgent que jamais. Explications.
Le gouvernement devrait annoncer ces prochaines semaines sa feuille de route énergétique pour les prochaines années et jusqu'en 2028. Les ONG sont inquiètes alors que les premiers indices montrent une ambition à la baisse. La France ne respecte même pas ses objectifs initiaux ; or la COP24, en décembre, devait être l'occasion de les relever.
Le « rapport spécial 1,5° » du GIEC a été adopté lundi matin par 195 pays. Ce rapport explique qu’il reste une chance minime de maintenir le réchauffement sous les 1,5° si des décisions d’ampleur sont prises dans les toutes prochaines années. Mais l’alignement des planètes politiques rend un tel sursaut hautement improbable.