Depuis plusieurs mois, des ONG et 14 collectivités ont entamé un bras de fer avec le géant pétrolier. En cause, l’insuffisance de ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre et sa volonté de développer ses activités en contradiction frontale avec l’objectif de limiter la hausse des températures à 2 °C. Après une concertation infructueuse, une mise en demeure va être envoyée.
Objectifs indigents de réduction de ses émissions de CO2, investissements massifs dans les hydrocarbures, double discours sur la réalité de ses engagements climatiques : Total sort étrillé du rapport d’ONG publié à l’occasion de l’assemblée de ses actionnaires ce mercredi 29 mai.
La banque d’affaires annonce la fin de son mandat de conseil en lien avec la mine de Carmichael, en Australie, un des sites les plus contestés au monde, mais refuse de se désengager du charbon.
Un cyclone tropical intense a balayé la semaine dernière l’Afrique australe, causant la mort de plusieurs centaines de personnes et d’immenses dégâts matériels. D’après l’ONU, cela pourrait être « l’un des pires désastres météorologiques jamais enregistrés dans l’hémisphère Sud ».
Vendredi à partir de 15 h 30, retrouvez nos journalistes et plusieurs invité·e·s en direct de la marche des jeunes « en grève scolaire », pour protester contre l’inaction face au dérèglement climatique.
Plusieurs milliers de lycéens ont défilé vendredi pour le climat à Paris. Cette deuxième manifestation a été marquée par la présence de Greta Thunberg, la jeune Suédoise à l'origine d'un mouvement désormais mondial : « On continuera à faire grève chaque semaine jusqu’à ce que les politiques agissent. »
Quatrième jeudi consécutif de manifestation lycéenne et étudiante dans la capitale belge pour faire pression sur les politiques. La mobilisation ne faiblit pas. Mais les exigences restent pour le moment peu subversives.
Le mouvement environnementaliste radical « Extinction Rebellion » se lance aux États-Unis. Il s’est fait remarquer pour ses actions spectaculaires en faveur du climat au Royaume-Uni cet automne. Ses militants s’organisent aussi en France.
Un conflit contre un transformateur RTE et des parcs éoliens industriels en Aveyron interroge les rapports entre monde rural et pôles urbains. En lien avec les revendications des « gilets jaunes », des opposant·e·s à un poste électrique formulent de nouvelles exigences de justice environnementale.
Le grand État américain, paradis ensoleillé des retraités, est un immense marais, situé au niveau de la mer. À cause du réchauffement climatique, les eaux montent sur les côtes, menaçant les écosystèmes et la population. Dans un déni presque parfait.
L'ONG Christian Aid a évalué le coût de dix événements climatiques extrêmes de 2018. Sécheresses, inondations, incendies, ouragans et autres typhons ont coûté entre un et dix-sept milliards de dollars chacun.
Les États réunis en Pologne pendant deux semaines sont parvenus à s’entendre sur des règles de fonctionnement de l’accord de Paris signé en 2015. Mais rien n’a montré que les pays avaient saisi l’urgence d’agir soulignée par le rapport du GIEC remis en octobre. Celui-ci avait laissé 12 ans aux pays pour se mobiliser. L’année prochaine au Chili, il ne leur en restera plus que 11.
Trump et Bolsonaro ne sont pas les seuls à vouloir démanteler la protection de l’environnement : en Europe, des lobbies et des populistes de droite disposant d’excellents réseaux s’efforcent de sauver l’énergie fossile au XXIe siècle. Et ce petit monde a le vent en poupe.
Entretien avec Jean-Michel Valantin, auteur de Géopolitique d’une planète déréglée (Seuil). On aborde avec lui les conséquences stratégiques du changement climatique, en se concentrant sur les nouvelles routes maritimes du pôle arctique et l’initiative chinoise de Route de la soie.
Blocage samedi quant à la prise en compte du rapport du GIEC sur le réchauffement planétaire de 1,5 °C, événement lundi pour promouvoir les énergies fossiles : l’administration Trump, qui a annoncé vouloir quitter l’accord international de 2015, essaie parallèlement de l’affaiblir.
Une quinzaine de personnes ont été refoulées à leur arrivée ou bien ont été expulsées de Pologne ces derniers jours, alors que la conférence sur le climat entre dans sa semaine décisive. D’autres membres d’ONG ont reçu la visite de la police à leur hôtel.