Dans un jugement historique, la justice condamne l’État pour « la faute » qu’il a commise en échouant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Et se donne deux mois pour décider s’il faut enjoindre au gouvernement de réparer le préjudice écologique qu’il a commis.
Lors de l’audience qui s’est tenue jeudi 14 janvier, la rapporteure public a proposé à l’État d’indemniser d’un euro symbolique des associations de défense de l’environnement pour réparer la « carence fautive » liée à son inaction climatique.
Le texte révélé pour partie vendredi 8 janvier, issu de la Convention citoyenne pour le climat, s'avère très en deçà des ambitions de départ, plusieurs mesures phares ayant été détricotées. Il ne permettra probablement pas de remplir l’objectif initial d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030.
Le chef de l’État s’est dit prêt à recourir au référendum pour réformer la Constitution et y inscrire la défense du climat. Hormis cet effet d’annonce, le projet de loi issu de la convention citoyenne pour le climat est très en deçà des ambitions initiales.
L’année 2020 sera parmi les plus chaudes jamais constatées, selon une étude provisoire de l’Organisation météorologique mondiale. Les catastrophes climatiques se multiplient entraînant des conséquences désastreuses sur les populations partout dans le monde.
Organisée pour rehausser les engagements climatiques mondiaux, cinq ans après la signature de l’Accord de Paris, la réunion de plus de 70 chefs d’États n’a pas tenu ses promesses.
Face à la catastrophe écologique, de nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour rouvrir les récits du changement climatique et y faire entrer les êtres, les peuples et les histoires qui en ont été trop absents. De l’écrivain indien Amitav Ghosh à l’activiste amazonien Ailton Krenak en passant par toute une nouvelle génération militante.
L’universitaire suédois, actif depuis plus de 20 ans dans les mouvements climatiques, publie, au sein du collectif Zetkin, Fascisme fossile. Dans ce texte, il montre comment l’extrême droite est passée d’un discours climato-négationniste à un nationalisme vert, liant la question climatique à celle des frontières.
Après la crue dévastatrice qui a ravagé la vallée le 2 octobre, des habitants veulent « reprendre leur vie en main » et changer de modèle de développement pour la reconstruction. La vallée attend beaucoup du développement du train, seul transport qui a résisté. «On peut transformer la vallée en quelque chose d’exemplaire », espère une habitante.
Les États membres de l’UE continuent de subventionner massivement les énergies fossiles malgré l’affichage de leurs intentions écologistes sur la scène internationale. Plus de 137 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour soutenir la consommation et l’exploration de ces énergies polluantes.
La commission d’enquête publique a rendu un avis défavorable à toutes les demandes d’autorisation concernant le projet de site de production d’électricité que la multinationale veut construire sur la mangrove guyanaise.
Dans un récent rapport, la fédération Transport et Environnement pointe du doigt l’augmentation catastrophique pour la planète de la consommation d’huile de palme en Europe, alors qu’elle est de plus en plus utilisée dans le secteur des transports, car considérée à tort comme un biocarburant.
Loi criminalisant l’écocide, modification de la Constitution pour préserver la biodiversité et agir sur le dérèglement climatique: la Convention climat propose deux référendums. Mais elle veut surtout s’en remettre au gouvernement et aux élu·e·s.
Une mégacentrale thermique doit être construite sur 24 hectares de mangrove, complétée d’un oléoduc de 14 km, en dépit des alertes et avis défavorables de toutes les instances environnementales consultées.
50 000 ans de présence qui ne pèsent rien face à 200 ans de colonisation, des enfants moins éduqués, une espérance de vie plus basse que la moyenne, et aucune reconnaissance dans la Constitution. Les peuples autochtones australiens ne voient guère de progrès.
Les incendies ayant approché le nouveau sarcophage du réacteur nucléaire ont fait craindre une nouvelle contamination radioactive. À Kiev, la prise de conscience survient dans une classe politique jusqu’alors totalement insensible au péril climatique.