La finance publique française continue de placer plusieurs milliards d’euros dans le charbon, le pétrole et surtout le gaz, révèle un rapport de l’Observatoire des multinationales et de l’ONG 350 publié lundi 11 décembre, à la veille du sommet de l'Elysée sur le climat.
L’Agence française de développement soutient la levée à terme du moratoire sur l’exploitation de la forêt de la République démocratique du Congo, même si elle s’en défend publiquement. Ce programme pourrait être responsable de l’émission d’au moins 610 millions de tonnes de CO2, selon des ONG. Soit autant que l’aviation internationale en 2015.
L’agence française de développement a contribué en 2016 à relancer la centrale à charbon d’un site de production de phosphates au Sénégal. Ce n’est pas une aide, mais une restructuration de dette vieille de vingt ans, se défend l’agence. Laquelle entoure ce projet d’un mur de silence.
Les nouveaux permis d’exploration et d’exploitation de pétrole, gaz et charbon sont interdits partout en France, à de très rares exceptions près, dans la nouvelle version du projet de loi Hulot votée le 1er décembre. Le texte doit maintenant repasser par le Sénat.
La COP23 démarre le 6 novembre à Bonn. Malgré l’accord de Paris, des sommes considérables d’argent public et privé continuent de financer les énergies fossiles, première cause des dérèglements du climat. Y compris la France en Afrique, ou les banques françaises avec les sables bitumineux.
La France œuvre-t-elle contre les énergies renouvelables en Europe, tout en prétendant le contraire en public ? C'est ce que prouve un document informel transmis par Paris au Conseil européen dans le cadre de discussions sur les objectifs climatiques européens.
C’est la première loi « climat » du quinquennat Macron : l’Assemblée nationale a terminé mercredi l’examen du texte mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures. Mais les pétroliers et le vieux monde institutionnel se battront jusqu’au bout contre les restrictions.
Le texte transmis à l’Assemblée accorde plus de marges de manœuvre aux pétroliers voulant forer le sol français que la version présentée aux associations. Et pourtant le ministère de la transition écologique n’en a rien dit.
Le projet de loi de Nicolas Hulot veut interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures en France. Il ferme la porte à l’extraction de gaz de schiste, mais autorise les forages de pétrole et de gaz jusqu’en 2040 pour les entreprises qui en ont acquis les droits avant le vote de la loi.
Plus d’un millier de personnes ont trouvé la mort dans les intempéries qui frappent l’Asie du Sud-Est et près de 41 millions ont été affectées au Népal, en Inde et au Bangladesh, dont un tiers de la surface a été inondé.
L'Allemagne n'a toujours pas de plan précis de sortie du charbon malgré son objectif de neutralité carbone en 2050 et ses ambitions de lutte contre le dérèglement climatique. Le mouvement Ende Gelände réclame la fermeture immédiate des mines de lignite et appelle à bloquer des équipements de l'électricien RWE à partir du 24 août en Rhénanie.
Voici un phénomène qui a de quoi surprendre. Alors que le niveau des mers monte presque partout dans le monde, il est en baisse en Scandinavie, au Groenland et, plus récemment, en Islande : les terres s’élèvent en raison de la fonte de glaciers et, donc, de la disparition du poids colossal de ces masses de glace.
Au cours de ses trois cents ans d’existence, Saint-Pétersbourg a été inondée... plus de trois cents fois. La ville russe est confrontée à une nouvelle difficulté : l’élévation du niveau de la mer due au changement climatique. Mais aucune mesure concrète n'a vu le jour.
À quelques milliers de kilomètres de la côte sud de Tokyo, en mer des Philippines, deux petits affleurements tentent de surnager dans un océan prêt à les engloutir. L’ambition du Japon est de créer aux alentours une zone économique exclusive qui couvrirait plus de 400 000 km2 d’eaux très riches et d’une haute importance stratégique.
Les plus vastes zones humides de la planète se trouvent en Amérique du Sud. Dans le delta du Paraná, dans la région de Buenos Aires où le niveau de la mer a augmenté de 9,5 cm depuis 1961, les pauvres habitent des taudis et les riches des complexes résidentiels sécurisés. Pourtant, le changement climatique forcera tout le monde à déménager.
La côte est des États-Unis est particulièrement menacée par le changement climatique : d’une part, la mer monte inexorablement ; de l’autre, les sols s’affaissent à de nombreux endroits. Des chercheurs ont montré que les coûts cumulés des dégâts provoqués par les inondations mineures dans les grandes villes pourraient être supérieurs à ceux consécutifs à des intempéries extrêmes et rares.