Onze représentants de l’ethnie bunong étaient présents en France pour une audience au tribunal de Nanterre. Quatre-vingts cultivateurs poursuivent le groupe Bolloré et ses filiales, les accusant d’avoir accaparé leurs terres ancestrales. À l’aide de documents inédits, ils soutiennent que, contrairement à ses affirmations répétées, le groupe a directement géré ses plantations depuis son siège de Puteaux.
Des services incapables d’assurer un approvisionnement en eau potable, des infrastructures non rénovées, des tarifs qui augmentent sans cesse, le tout avec des relents de corruption : Veolia Arménie, filiale du groupe français, est devenu la cible de toutes les critiques des Arméniens. Le nouveau pouvoir veut faire de l’eau un des symboles de sa lutte contre la corruption.
Chutes des ventes et des exportations, modèles trop gros et trop polluants… L’automobile allemande, secteur clé de l’industrie, est en pleine tourmente, entraînant à sa suite toute l’économie. Après avoir nié les problèmes d’environnement, les constructeurs disent vouloir prendre le tournant des technologies vertes. Sans renoncer aux grosses berlines.
L’ancienne filiale exploration-production d’Engie (ex-GDF-Suez) est appelée à disparaître. Le 28 mai, les salariés de cette activité rachetée en 2018 par la société britannique Neptune Energy ont appris la liquidation prochaine du siège parisien. Leur histoire présente des similitudes frappantes avec celle d’Alstom. Le bradage industriel continue.
Le dossier Alstom a tout pour devenir une affaire d’État. Jeudi, le parquet national financier a été saisi suite au signalement du député Olivier Marleix sur la vente du groupe français à General Electric. Lundi, Anticor a annoncé avoir déposé plainte pour corruption et détournement de fonds publics. Le président, qui fut un acteur décisif dans ce dossier, met tout en œuvre pour le faire oublier.
Une politique financière « destructrice ». Un audit financier de Secafi sur l’activité des turbines à gaz à Belfort révèle le coût des choix du groupe américain, plus préoccupé de satisfaire ses actionnaires que de faire de l’industrie. Réorganisations en cascade, prix de transfert opaques, sous-investissement… tout est en place pour siphonner Belfort.
En novembre 2014, le gouvernement français et General Electric signaient un accord censé encadrer les conditions de reprise d’Alstom et son futur en France. Trois ans après, aucun des engagements pris par le groupe américain n’a été tenu. Les 1 000 emplois promis n’ont pas été créés. Le site de Belfort est menacé.
Le projet de grand mariage entre égaux de Fiat-Chrysler (FCA) et Renault n’aura pas tenu quinze jours. La gestion de ce dossier par le gouvernement a été pathétique, entérinant un projet à la va-vite, affaiblissant un peu plus l’alliance entre Renault et Nissan
Bruno Le Maire a annoncé, mercredi 5 juin, le lancement du processus de privatisation de l’opérateur des jeux de hasard, qui devrait avoir lieu avant la fin de l’année. Une opération très contestable et dangereuse.
La filiale française du laboratoire pharmaceutique italien s’est procuré des documents appartenant à deux de ses concurrents. L’un d’entre eux, provenant du groupe français Sanofi, a été envoyé directement au PDG de Menarini France. Le laboratoire italien dément l’implication de son patron et affirme qu’il s’agit d’une initiative isolée d’anciens salariés.
Alstom, Whirlpool, Ascoval… dans la foulée des élections européennes, le gouvernement se trouve confronté au bilan de la politique voulue par Emmanuel Macron : une destruction massive et organisée de l’industrie. Le pays court le risque d’être entraîné dans une régression sans fin et d'être coupé de son avenir.
General Electric, repreneur de la branche énergie d’Alstom en 2015, a annoncé mardi la suppression de 1 044 postes en France. Un plan social inévitable, pour Bercy. Les syndicats assurent pourtant que le site de Belfort a tout pour se réinventer un destin industriel.
Moins visible qu’ADP, la cession au secteur privé de 52 % de la FDJ pose pourtant d’immenses problèmes d’intérêt général, notamment en termes d’inégalités sociales. Cette privatisation est une nouvelle preuve de l’entêtement de l’exécutif.
Renault, Airbus, TechnipFMC… Pour faire taire les polémiques sur les excès des retraites chapeaux et autres indemnités de départ, le ministre des finances Bruno Le Maire promet un texte pour mieux encadrer ces rémunérations. D’emblée, cette mesure s’annonce comme un trompe-l’œil.
En juin 2018, la société libanaise AD Venture a déposé plainte contre Airbus pour escroquerie à l’arbitrage et recel d’abus de biens sociaux auprès du procureur de la République de Toulouse. Depuis, le parquet traîne. Comme si le dossier s’était perdu dans le triangle des Bermudes. D’où vient cet embarras ?
À la suite des révélations de Mediapart et de l’EIC, la direction générale de la concurrence de la Commission européenne a ouvert une enquête sur une possible entente en matière de hausse des prix des pièces détachées automobiles, visant le cabinet de conseil Accenture et plusieurs constructeurs automobiles, dont Renault et PSA. Les entreprises concernées démentent formellement.