Après deux années de procédures, LVMH a finalement abandonné ses recours contre la marque L’Instinct Paris, portée à bout de bras par une auto-entrepreneuse des Ardennes.
Le plus grand groupe de luxe au monde s’attaque, depuis deux ans, à une vendeuse de crèmes de Charleville-Mézières dans les Ardennes. LVMH considère que cette petite marque dénommée L’instinct Paris fait de l’ombre à sa marque Givenchy L’instinct. L’histoire d’un pot de terre contre un pot de fer.
Augustin de Romanet, ex-patron de l’établissement public et actuel PDG d’Aéroports de Paris, et deux de ses collaborateurs avaient été condamnés par la Cour de discipline budgétaire dans une affaire de bonus distribués par une filiale de la Caisse des dépôts. Le Conseil d’État vient d’annuler cette décision.
La multinationale a annoncé la cession de sa branche logistique à l’armateur CMA-CGM. En moins d’un an, Vincent Bolloré a défait l’essentiel de ce qu’il avait construit depuis trente ans. Il a des milliards mais ne trace aucune ligne claire pour l’avenir.
En trois ans, le groupe marseillais a réalisé 40 milliards d’euros de profits quasiment pas taxés grâce à une niche fiscale. L’armateur en a profité pour multiplier les acquisitions. Dernière en date : la branche logistique du groupe Bolloré, pour cinq milliards d’euros.
Go Sport va finalement être repris par son concurrent Intersport, qui s’est engagé à conserver 90 % des emplois. Un moindre mal quand on sait que Go Sport était il y a peu au bord de la faillite, plombé par la gestion financière douteuse de son ancien actionnaire, l’homme d’affaires Michel Ohayon.
La moindre critique émise à l’endroit de Bernard Arnault suscite l’ire des défenseurs du camp du capital, pour qui le PDG de LVMH est un bienfaiteur pour la France. Mais il y a beaucoup à redire sur les arguments employés pour le défendre.
Au sommet des plus grandes fortunes du monde, le PDG de LVMH poursuit une accumulation capitalistique sans limites. Après avoir cadenassé le contrôle familial du groupe, il entend étendre encore son emprise dans le secteur du luxe, repoussant sans cesse les frontières de son pouvoir.
La compagnie ferroviaire citoyenne devrait lancer sa ligne Bordeaux-Lyon à l’été 2024, après de nombreux reports. Un signe parmi d’autres des difficultés rencontrées par cette coopérative lotoise, dont la direction va bientôt changer, comme le révèle notre partenaire Mediacités.
Au bord de la faillite après les révélations du livre « Les Fossoyeurs », Orpea, ses actionnaires et ses créanciers ont fait appel à de multiples conseils juridiques et financiers pour élaborer un plan de restructuration. Une note salée de 85 millions d’euros qu’Orpea va prendre en charge.
Loin de la confiance affichée, le groupe aurait été en perte sans la cession d’Equans et la créance d’un milliard versée par l’État au nom du bouclier tarifaire. Et pour verser de généreux dividendes à ses actionnaires, le groupe va à nouveau puiser dans ses fonds propres.
L’homme d’affaires Michel Ohayon va présenter une offre de redressement pour Go Sport et Gap France. Deux enseignes qu’il a pourtant envoyées en dépôt de bilan en février. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les salariés, qui ne veulent pas rester sous la coupe du sulfureux magnat de l’immobilier.
Mégaprofits tirés de la crise sanitaire, rachats à tout-va, y compris dans le secteur des médias et impôts ridiculement bas acquittés en France permettent à l’armateur d’afficher une « performance exceptionnelle » en 2022.
Emmanuel Macron et Bruno Le Maire s’emballent sur des chiffres montrant une hausse des investissements étrangers en France en 2022. Preuve, selon eux, de l’efficacité de leurs réformes pour l’industrie notamment. Sauf que ces chiffres ne représentent quasiment rien à l’échelle de l’économie française.
La direction de l’équipementier aéronautique a annoncé mi-février la délocalisation de près de 150 emplois. Les pouvoirs publics, qui ont beaucoup soutenu le groupe appartenant à un fonds d’investissement américain, font entendre leur colère plus ou moins timide. Tout en donnant à voir une préoccupante absence de coercition politique.
Selon « Libération », la Financière et immobilière bordelaise (FIB), principale société détenue par l’homme d’affaires Michel Ohayon, a déposé le bilan, incapable de rembourser sa dette.