L'entreprise de télécoms est poursuivie au tribunal de commerce par deux sociétés, qui prospectaient pour son compte de nouveaux clients en entreprise. L'ancien groupe public est accusé d'avoir tout fait, à partir de 2011, pour les évincer du marché et reprendre en direct leurs clients. La DGCCRF enquête.
À l’initiative du ministre de l’économie, l’Élysée a décidé de retirer l’amendement sur le secret des affaires, introduit dans la loi Macron. Le gouvernement promet une large concertation avec les journalistes pour améliorer le texte. Mais le problème principal n’est pas résolu et laisse toujours planer des menaces sur le droit de l’information. Qu’est-ce que le secret des affaires ? Qu’est-il censé protéger ?
L'amendement sur le « secret des affaires » n'aura pas tenu une semaine. Face la mobilisation des journalistes, à l'origine notamment d'une pétition ayant recueilli plus de 13 000 signatures, François Hollande s'est rallié à la position d'Emmanuel Macron , favorable au retrait du texte.
Pour le député européen écologiste Pascal Durand, le projet de directive européenne sur le secret des affaires est « indissociable » du traité transatlantique. Le texte français inclus dans le projet de loi Macron lui paraît encore plus dangereux car il institue des sanctions pénales.
Profitant du projet fourre-tout d'Emmanuel Macron, une loi sur le secret des affaires a fait son apparition au travers d'un amendement. Un texte réclamé par le monde des affaires depuis plus de quatre ans. Les dispositions sont si floues et si larges qu’elles menacent la liberté d’information et les lanceurs d’alerte.
Un mois après avoir quitté la présidence d’EDF, Henri Proglio a pris la présidence de Thales. Celui-ci s’affirme comme un homme clé de la famille Dassault, de son avenir et du secteur de la défense. Il aura la responsabilité de la stratégie et des contrats d'armement à l'étranger du groupe. Il partage le pouvoir dans le groupe d'armement avec Patrice Caine, nommé directeur général
Pour avoir bien su négocier la vente de la branche énergie d’Alstom à GE, Patrick Kron se voit attribuer 150 000 actions, soit l’équivalent de 4,1 millions d’euros. Pourtant, l’accord trouvé avec le géant américain est tout sauf équilibré. Alstom, qui est menacé d’une amende de 700 millions de dollars par la justice américaine pour corruption, va même la payer, contrairement à ce qui était annoncé. Cette procédure judiciaire a été la face cachée du démantèlement programmé d’Alstom.
Le gouvernement aura-t-il le courage politique de remettre en cause la rente des sociétés d’autoroute ? Un rapport parlementaire, publié ce mercredi, l’y incite; 152 députés socialistes l’y poussent. Malgré cela, le gouvernement hésite et semble tenté par un simple gel des tarifs en 2015. Les raisons ne manquent pourtant pas pour que l’État reprenne en main le dossier autoroutier.
Au moment même où Areva négocie le rachat d’Uramin, le groupe monte un grand projet du nom de Songaï. Son objectif : bâtir une grande holding minière, basée en Afrique du Sud, qui travaillerait dans toute l’Afrique avec des filiales nationales, associant des intérêts privés africains. Les gisements d’Uramin serviront de point d’appui à la création de ces premières joint-ventures. Mais là où Areva affichait l’ambition d’exercer son métier minier autrement, ces créations vont faire resurgir les pires pratiques de la Françafrique.
Un documentaire, diffusé ce vendredi soir sur France 3 et dimanche sur LCP, donne la parole à une douzaine de dirigeants de grandes entreprises françaises. Dans leurs longues prises de parole, on en apprend un peu sur les évolutions de leur métier. Et beaucoup sur leur vision du monde qui les entoure.
Quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle de 2007, les responsables d’Areva ont passé un accord à Londres avec les vendeurs de la société canadienne pour fixer le calendrier de l’OPA, comme le révèle un mail interne publié par Mediapart. Les autorités de tutelle ont alors été totalement maintenues dans l’ignorance. Cet accord fixe tout sauf le prix. La spéculation sur le titre, alimentée par les vendeurs eux-mêmes, redoublera après cet engagement.
Alors que les enquêtes judiciaires avancent sur le scandale Uramin, les témoignages de salariés sont accablants. Ministère des finances, CEA, DCRI, Quai d’Orsay... ont été avertis par des cadres désespérés de ne pouvoir faire passer leur message dans le groupe : les mines rachetées étaient inexploitables. Les responsables de l’acquisition ont préféré ignorer les études.
Le tribunal de commerce de Marseille a placé la SNCM en redressement judiciaire, fixant un délai de six mois pour éviter la liquidation d'une entreprise chroniquement déficitaire et massivement subventionnée.
Derrière la chronique de cour sur le changement de président à la tête du groupe nucléaire, se joue un drame : Areva prend l’eau de toutes parts. Une recapitalisation de l’ordre de 1,5 à 2 milliards d’euros s’impose. Des coupes sombres s’annoncent. Même le sort du réacteur EPR paraît menacé.
Dégât collatéral de l'effondrement de l'empire Espirito Santo, la bataille financière qui s'engage autour de Portugal Telecom marque la fin du rêve de construction d'un acteur international significatif à partir d'un "petit" pays européen.
En exigeant le remboursement immédiat de 103 millions de créances, Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM, a conduit sa filiale vers le redressement judiciaire. La seule chance, mais pas une garantie, d'éviter la liquidation pure et simple. Analyse.