Surinvestissement, surproduction, surcapacités, surendettement : les sidérurgistes chinois paient aujourd’hui l’expansion menée à un train d’enfer du pays. Pour survivre à cette crise structurelle, ils inondent le marché mondial de leurs productions à prix cassé. Ses concurrents sont incapables de résister. Faillites, licenciements, fermetures d’usine se multiplient dans tout le secteur.
Areva a gaspillé 835 millions d'euros dans un gisement d'uranium en Namibie. Le groupe nucléaire a aussi entretenu des relations ambiguës avec son principal lobbyiste sur place. Cet intermédiaire a notamment embauché le mari de la patronne Anne Lauvergeon.
L’ancien directeur des mines du groupe nucléaire, Sébastien de Montessus, a négocié en 2010 l’achat d’un voilier de luxe à 7,5 millions d'euros pour le compte d’un intermédiaire d’Areva en Namibie et d’un financier poursuivi pour fraude fiscale. Révélations sur une transaction trouble, où l’on trouve un prince belge, un expert en sociétés offshore et un étrange contrat pétrolier au Niger.
Des salariés français du roi du hamburger digèrent mal de ne jouir d'aucune participation aux bénéfices, alors que les profits de sa filiale hexagonale s'évaporent au Luxembourg. Ils portent plainte pour « blanchiment de fraude fiscale ». Le fisc travaille sur le dossier depuis 2011, et la Commission européenne vient d'ouvrir une enquête.
Une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence a été ouverte au sujet du rachat du Vista Palace, un luxueux cinq étoiles de la Côte d'Azur, par l'ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani. L'ancien propriétaire affirme avoir été spolié lors du redressement judiciaire de l'hôtel. Mediapart révèle un document montrant que l'ex-émir était intéressé par un rachat à 250 millions d'euros, avant d'obtenir le palace pour dix fois moins cher à la barre du tribunal.
Vendredi, les députés ont adopté un amendement obligeant les entreprises à dévoiler publiquement où sont situées leurs filiales et comment ils s'en servent. Un outil imparable pour repérer ceux qui jonglent entre les frontières pour alléger leur note fiscale. Mais l'exécutif ne veut pas que la France avance plus vite que l'Europe.
Cinq salariés sont poursuivis pour « violences en réunion » devant la justice. Parallèlement, l'entreprise a lancé des procédures de licenciement, mais le premier licencié n'est pas mis en cause par la justice. Avocats et syndicats dénoncent le manque de preuves.
Sans surprise, le tribunal de commerce de Marseille a désigné le groupe corse de Patrick Rocca comme repreneur de la SNCM. Sans plus de surprise, le personnel de la compagnie s'est immédiatement mis en grève.
Le patron automobile ne supporte pas la moindre opposition. Ces dernières semaines, il en est arrivé à contester les droits simples de l’État, en tant qu’actionnaire. Manifestement, cette présence contrecarre ses projets pour parachever une alliance qu’il a menée au seul profit de Nissan.
Le tribunal de commerce de Marseille désignera, le 20 novembre, le repreneur de la SNCM. Le grand favori est le groupe corse de transport routier Rocca. Le moins mauvais choix à défaut d'un meilleur ?
Alors que Vincent Bolloré était parti à l'assaut de Telecom Italia, Xavier Niel vient de se mettre en travers de son chemin, en montant lui aussi au capital de l'opérateur italien. Les deux hommes sont moins intéressés par le groupe que par la monnaie d'échange qu'il peut constituer dans le cadre de la recomposition des télécoms en Europe.
Le profil de Patrick Rocca, un des favoris pour la reprise de la SNCM, inquiète à un haut niveau au ministère de l'intérieur. Le tribunal de commerce de Marseille se penche sur les candidatures le 28 octobre.
Retrait du favori STEF, retour en solitaire de Baja Ferries, bras de fer en vue sur la délégation de service public… Le feuilleton SNCM n'en finit pas de rebondir.
Depuis 2005, l’État a accordé un contrat sur mesure à Aéroports de Paris. Tout y est calculé au détriment des compagnies aériennes et en premier lieu d’Air France, qui paie à elle seule près de la moitié des redevances. L’État n’envisage pas de revenir sur ces avantages pour aider la compagnie. Il a la privatisation d'ADP en ligne de mire.
Les pilotes ne sont pas les seuls à refuser le plan proposé par la direction d'Air France, qui enchaîne les restructurations massives depuis 2009. Et pour cause : tout le marché européen est très mal en point, coincé entre les compagnies low cost et leurs concurrents du Golfe, massivement aidés par leurs États.
En justice, les gérants de supérette Casino accusés par le groupe d'avoir laissé s'accumuler des déficits ont peu de chances de voir la situation renversée en leur faveur. Pourtant, l'espoir vient d'un arrêt tout récent de la Cour de cassation.