Les élections du 26 mai ouvrent une longue séquence de négociations à Bruxelles pour renouveler les postes de dirigeant à la tête des institutions de l’UE, jusqu’à fin octobre. Mode d’emploi.
Le commissaire européen Pierre Moscovici, dont le mandat s’achève, répond aux questions de Mediapart sur ses résultats en matière de lutte contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscale. Selon lui, les limites de ce bilan sont liées à la règle de l’unanimité au Conseil européen.
Alors qu’une réforme de la politique agricole commune sera négociée fin 2019, les candidats français présentent des programmes assez similaires sur le sujet : maintenir un budget conséquent, protéger les agriculteurs de la concurrence déloyale, et avancer plus ou moins vers le bio.
Ils ont le sens de la mise en scène et ne lésinent pas sur leurs déplacements européens. Les chefs de file des droites dures du continent ont multiplié les rencontres ces derniers mois. Mais leurs ébauches d’alliances se heurtent à des désaccords de fond.
Les élections européennes se tiennent le 26 mai dans un contexte de montée des forces brunes sur l’ensemble du continent, même s’il y a peu de chances qu’elles parviennent à former un groupe uni à Strasbourg. Radiographie des vingt-huit États membres.
Matteo Salvini organise samedi 18 mai l’un des temps forts de sa campagne pour les européennes, à Milan, en présence de Marine Le Pen. Le patron de la Ligue est en campagne permanente depuis des semaines, mais ne s’encombre d’aucun programme officiel.
Le sous-secrétaire d’État italien aux transports, Armando Siri, mis en cause dans une affaire de corruption, a été limogé le 8 mai. L’« affaire Siri » met en lumière les liens occultes entre la Ligue et la mafia sicilienne historique.
Alors que Theresa May annonce son départ en juin, et que le Parti travailliste rompt les négociations sur le Brexit, entretien avec Laura Parker, candidate du Labour et coordinatrice nationale de Momentum, qui revient sur la stratégie du parti de Jeremy Corbyn dans cette campagne.
La France insoumise, Europe Écologie-Les Verts, Parti communiste, Les Républicains, La République en marche, Parti socialiste, Génération·s, Lutte ouvrière... Avant le scrutin des 25 et 26 mai, la rédaction de Mediapart a interrogé sept candidat·e·s aux élections européennes.
Entre externalisation du traitement des demandes d’asile en dehors du territoire européen et ouverture de l’accueil à tous ceux qui sont contraints à « l’exil forcé », les propositions des partis en campagne pour les européennes en matière migratoire varient du tout au tout. Un seul constat fait consensus : celui que la réglementation de Dublin n’est plus adaptée à la situation actuelle.
Six candidats à la présidence de la Commission européenne se sont affrontés mercredi 15 mai à Bruxelles durant un débat sans grand relief. Rien ne dit que le successeur de Jean-Claude Juncker en fait partie.
Alors que le chef de file du PCF aux européennes veut « baisser le salaire de monsieur Juncker », Mediapart s’est penché sur les très confortables rémunérations et autres avantages de l’administration et la fonction publique européenne. Si les 60 000 « agents » qui travaillent pour l’UE sont loin d’être à plaindre, certains jugent leurs émoluments tout à fait justifiés.
Les nombreuses listes de gauche disent quasiment la même chose et s’opposent aux textes commerciaux négociés à Bruxelles. Seuls LREM, LR et l’UDI ne rejettent pas explicitement ces traités.
Depuis la fin de l’hiver, plusieurs décisions des autorités grecques mettent en péril les conditions d’hébergement déjà précaires des réfugiés et demandeurs d’asile dans la capitale. Maintenus dans une urgence de survie matérielle, ces exilés arrivés en 2015 rêvent de stabilité dans un pays où l’accès au travail reste pour eux quasi impossible.
Les Tchèques ont manifesté lundi contre la corruption de leur gouvernement. Des alternatives sont en train de prendre forme dans ce pays qui n'échappe pas aux tendances autoritaires de la région. À 37 ans, Zdeněk Hřib a été élu maire de Prague aux élections municipales de novembre dernier. Membre du Parti pirate, il prône la transparence en politique.
Face à la crise de légitimité de l’UE, beaucoup des formations en lice pour le scrutin du 26, de LFI à LR, en passant par le PS, proposent de renforcer les pouvoirs du Parlement européen ou de revoir le mécanisme de l’Initiative citoyenne européenne (ICE). Suffisant ?