L’assassinat du haut fonctionnaire Walter Lübcke, le 2 juin, par un membre de l’extrême droite, marque un changement de registre dans l’exercice de la violence propre à la nébuleuse néonazie. Désormais, les exécutions politiques sont ciblées. L’affaire relance le débat sur l’efficacité des services de sécurité allemands, qui n’ont rien vu venir.
Conservateurs, sociaux-démocrates, libéraux et écologistes négocient depuis plus d’une semaine, entre les murs du Parlement européen, le contenu d’une feuille de route pour les cinq années à venir. La démarche est inédite. Elle est aussi sensible, en particulier pour le groupe des Verts.
Benjamin Roll fait partie des trois étudiants à l’origine de la manifestation monstre qui s’est déroulée ce dimanche à Prague. Dans une interview exclusive à Mediapart, il explique les objectifs de son mouvement, qui réclame la démission du premier ministre Andrej Babiš.
Le traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne (UE) et le Canada, le Ceta, doit être examiné en conseil des ministres le 3 juillet, ouvrant la voie à un débat à l’Assemblée dans le courant du même mois. Alors que le dossier continue d’inquiéter, Mediapart a organisé un débat entre Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au commerce, Édouard Bourcieu, de la Commission européenne, et Lora Verheecke, activiste anti-Ceta.
À l’issue du conseil européen, le président s’est réjoui d’avoir fait tomber le système de nominations aux postes clefs de l’Union. Mais il a été largement aidé par les sociaux-démocrates. Et il risque de payer encore longtemps le fiasco Nathalie Loiseau.
Le deuxième sommet organisé à Bruxelles dans la foulée des européennes pour décider des nominations à la tête de l’UE n’a pas suffi à dissiper les désaccords entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux. Un nouveau sommet est annoncé, le 30 juin.
Le sommet qui s’ouvre ce jeudi à Bruxelles doit permettre aux 28 de s’entendre sur les noms des dirigeants des principales institutions de l’UE, pour les cinq années à venir. Au-delà des batailles de personnes, les favoris à la succession de Jean-Claude Juncker incarnent-ils des projets différents pour l’Europe ?
À Londres, la prise de pouvoir par Boris Johnson, d’irrésistible semble devenir résistible. Depuis qu’un conservateur, issu du même milieu et ayant suivi le même cursus, se pose en antithèse de la démagogie brexiteuse : Rory Stewart.
La maire sortante de Barcelone, figure des gauches alternatives en Europe, a été réélue après le vote des militants de sa plateforme, approuvant à 70 % une coalition avec les socialistes catalans contre une alliance derrière les indépendantistes. Minoritaire, cette coalition a bénéficié des voix de Manuel Valls et de deux de ses colistiers.
Arrivée deuxième aux municipales du 26 mai, la maire sortante de Barcelone, Ada Colau, figure des gauches alternatives en Europe, a décidé de se présenter à l’investiture, le 15 juin prochain. Elle pourrait rempiler grâce au soutien inattendu de Manuel Valls, qui veut bloquer les indépendantistes.
Le nouveau gouvernement, dirigé par le social-démocrate Antti Rinne et constitué de cinq partis, entend dépenser davantage pour les services sociaux et le changement climatique. Une rupture avec le gouvernement précédent, qui a été sanctionné dans les urnes le 14 avril.
Les sociaux-démocrates danois sont arrivés en tête des élections législatives mercredi 5 juin, avec un discours antimigrants et la promesse d’une politique économique plus à gauche. Le parti de la candidate libérale à la présidence de la Commission européenne Margrethe Vestager enregistre une progression.
Cible de fortes critiques après le naufrage électoral des européennes, la cheffe du SPD Andrea Nahles se retire de la vie politique. Piégée comme ses prédécesseurs dans la « grande coalition », elle n’a pas réussi à gouverner avec la droite, tout en réorientant son parti à gauche. Retour, donc, à la case départ pour le SPD.
En Italie, le triomphe électoral de la Ligue de Matteo Salvini ravive la polémique sur l’idéologie du parti. Mouvement néofasciste, populiste, ou simplement souverainiste ? Comment Salvini a-t-il réussi à imposer son agenda aux médias traditionnels ? Quel rôle attribuer aux réseaux sociaux et aux algorithmes dans son irrésistible ascension ?
Les résultats des européennes en Italie ont remis en cause le fragile équilibre du gouvernement. Grand perdant du scrutin, notamment dans le sud du pays, le Mouvement Cinq Étoiles est le premier à en faire les frais. De son côté, Matteo Salvini veut pousser son avantage, mais hésite à faire éclater l'exécutif.
Face au repli des partis traditionnels, Emmanuel Macron se présente comme le pivot de la composition d’une nouvelle majorité au Parlement européen. Mais les inconnues sont encore nombreuses. Et rien ne dit que les eurodéputés qu’il a fait élire parviendront à peser dans les futures négociations.