La suspension du parlement britannique par le premier ministre Boris Johnson est-elle ou non légale ? La semaine dernière, la plus haute cour de justice écossaise a jugé que non. La Haute Cour de Londres est arrivée, elle, à une tout autre conclusion. Il appartient à présent à la Cour suprême de trancher. À partir de mardi 17 septembre et pendant trois jours, 11 juges de la plus haute instance judiciaire du Royaume-Uni se penchent sur cette question fondamentale.
Alors que l’on vient d’apprendre le décès de l’écrivain hongrois György Konrád, grande figure de la dissidence, longtemps interdit de publication officielle dans son pays, Mediapart republie un entretien réalisé en mai 2015 à Budapest avec lui et avec son fils, l’historien Miklós Konrád.
En obtenant un échange de prisonniers, dont le célèbre réalisateur Oleg Sentsov, avec la Russie, le président ukrainien a obtenu une victoire diplomatique. Volodymyr Zelenski met en œuvre une stratégie prudente et, pour l’instant, payante. Même si une partie de la société ukrainienne doute de la possibilité d’une paix réelle avec Moscou et Vladimir Poutine.
Alors que des centaines de milliers d’indépendantistes catalans vont défiler, mercredi 11 septembre, dans les rues de Barcelone, la coalition au pouvoir dans la région tangue. La gauche républicaine de l’ERC réclame des élections anticipées.
Le Parlement britannique a été suspendu dans la nuit au terme d’une séance houleuse au cours de laquelle les députés ont de nouveau voté contre l’organisation d’élections anticipées. À la tête du gouvernement, Boris Johnson a les mains libres, ou presque, pendant les cinq prochaines semaines. Et assure être en mesure de trouver une issue à l’impasse du Brexit.
Devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Christine Lagarde a joué la bonne volonté consensuelle et la continuité. Mais plusieurs points essentiels du débat ont été oubliés.
Le premier ministre Boris Johnson, dit BoJo, a frôlé le KO. Sa stratégie a viré au chaos le mercredi 4 septembre aux Communes. Les députés britanniques lui ont infligé l’interdiction de sortir de l’Union européenne sans accord, tout en l’empêchant d’organiser des élections anticipées à sa guise.
Le socialiste espagnol Pedro Sánchez a présenté le 3 septembre quelque 370 mesures censées servir de socle à un accord avec Podemos, en vue d’un gouvernement. Tout en excluant fermement l’hypothèse d’une coalition avec Podemos. Il reste moins de trois semaines pour éviter le retour aux urnes.
Pour sa première apparition devant un Parlement qu’il entend brider en le mettant entre parenthèses à la fin de la semaine, le premier ministre britannique a été mardi fidèle à sa réputation. Mais les Communes n’ont pas dit leur dernier mot.
En novembre 2015, Boris Johnson affronte l’historienne Mary Beard lors d’un débat télévisé. Leur duel jette une autre lumière sur le premier ministre britannique. Cet homme n’a cure de l’honnêteté politique et méprise les idéaux de la démocratie.
Les députés britanniques font leur rentrée mardi à Westminster dans une atmosphère extrêmement tendue. La suspension du Parlement à partir de la mi-septembre laisse volontairement peu de temps aux élus déterminés à légiférer contre une sortie sans accord de l’UE le 31 octobre. Pour certains, en précipitant des élections anticipées, le gouvernement tendrait un « piège » aux opposants au no deal.
Les élections qui se sont tenues dimanche en Saxe et dans le Brandebourg confirment la solide dynamique de l'extrême droite dans l'est de l'Allemagne. Les conservateurs et leurs alliés sociaux-démocrates au gouvernement ont cédé du terrain.
Quelque 5,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche dans deux régions de l’est de l’Allemagne, où le parti d’extrême droite AfD pourrait confirmer son ancrage.
Spécialiste de la vie politique du Royaume-Uni, Emmanuelle Avril analyse la décision prise par le premier ministre de suspendre le Parlement pour une durée anormalement longue, à quelques semaines du Brexit. Elle souligne le décalage entre sa faible légitimité et sa prétention à accomplir la volonté populaire.
Le chef du gouvernement sortant Giuseppe Conte a été chargé jeudi 29 août de former un exécutif de coalition entre le Mouvement Cinq Étoiles et le Parti démocrate. Dans un entretien avec Mediapart, l’universitaire Stefano Palombarini revient sur l’échec stratégique de la Ligue de Salvini et l’étrange alliage désormais au pouvoir à Rome.