Pour sortir de l’impasse avec son ministre de l’intérieur, la chancelière allemande a accepté la création de centres fermés pour les migrants à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche. Puis les sociaux-démocrates l’ont refusée. Entre effets d’annonce et rétractations, la crispation nationaliste se propage.
La Ligue de Matteo Salvini occupe le devant de la scène médiatique en Italie, depuis la formation d’un gouvernement de coalition avec le Mouvement Cinq Étoiles. Mediapart s’est rendu à Marcianise, une petite ville de Campanie qui a voté à 62 % pour le M5S, pour écouter les électeurs du parti de Di Maio juger les premiers pas de ce gouvernement d’extrême droite qui défie l’UE.
Certains voient dans l’affaiblissement d’Angela Merkel à Berlin une aubaine pour Emmanuel Macron à Bruxelles. Mais ce serait oublier les effets de bord de la construction européenne, tout comme certaines pratiques bruxelloises, qui rendent encore bien vivace la réalité d’une « Europe à l’allemande ».
Le député de la circonscription de Csorna est celui qui a obtenu le meilleur score aux législatives d’avril. Cette petite ville paisible et sa région constituent l’un des fiefs du Fidesz, la droite ultraconservatrice au pouvoir. Reportage dans cette Hongrie qui va bien.
Des « centres contrôlés » devraient bientôt être créés en Europe pour recevoir les migrants secourus en Méditerranée. C’est la mesure la plus concrète annoncée vendredi 29 juin par les dirigeants européens. Les ONG s'inquiètent.
Les dirigeants de l’UE ont salué de concert l’accord sur les questions migratoires, entériné le 29 juin à Bruxelles. Sans régler la crise qui déchire l’Europe, les compromis trouvés pour la forme épousent sur le fond l’agenda des extrêmes droites européennes. Les autres dossiers, notamment celui du budget de la zone euro cher à Emmanuel Macron, ont quant à eux été relégués au second plan.
Les dirigeants européens se sont mis d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour une répartition sur « une base volontaire » des demandeurs d’asile arrivant sur le sol européen. En filigrane, c’est la victoire des idées de Viktor Orbán. Mais qui est, au fond, le premier ministre hongrois ? Un opportuniste ou un idéologue convaincu ?
Après la révélation par Mediapart d'une note dans laquelle le diplomate vantait la politique de Viktor Orbán, le remplacement de l'ambassadeur de France en Hongrie a été annoncé. Emmanuel Macron avait vivement condamné ses propos.
Pour la première fois depuis le début de la crise migratoire en 2014, l'Espagne est, avant l'Italie et la Grèce, le pays européen qui enregistre le plus d'arrivées de migrants par la mer et le plus de naufrages meurtriers au large de ses côtes.
Chancelière affaiblie, elle joue son avenir politique lors du conseil européen. Les négociations avec les partenaires de sa coalition sur la politique migratoire se sont intensifiées toute la semaine. Dimanche, la CSU appuiera peut-être sur le « bouton nucléaire ».
Autour de la table du conseil européen qui s’ouvre jeudi à Bruxelles, le jeune chancelier autrichien Sebastian Kurz sera l’un des personnages clés, défenseur d’un énième durcissement de la politique migratoire de l’UE. Alors que son pays s’apprête à présider l’Union au 1er juillet, décryptage des premières mesures prises par ce gouvernement droite-extrême droite depuis six mois.
Plus de 1,5 million de Britanniques ont vécu dans la grande pauvreté en 2017, selon un rapport publié début juin par le Joseph Rowntree Foundation. Cet institut craint que ce nombre n’augmente encore à cause de l’introduction du « crédit universel », une mesure qui fusionne six aides sociales. Reportage dans la banlieue de Manchester, où le « crédit universel » a été introduit dès 2013.
Le « mini-sommet » qui s’est tenu ce dimanche 24 juin à Bruxelles n’a débouché sur aucune proposition concrète. Avec seulement 16 pays représentés sur 28, il acte des divergences profondes des États membres, à quelques jours d’un conseil européen, les 28 et 29 juin, qui se voudrait décisif sur la politique migratoire.
Réélu dimanche dès le premier tour à la présidence de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan va pouvoir endosser l’habit de monarque constitutionnel qui l’attendait depuis le référendum d’avril 2017. Son parti n’a cependant pas obtenu la majorité absolue à l’Assemblée.
Responsable de l’exil forcé de l’Aquarius, le ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini a également promis de recenser les Roms, d’expulser 500 000 clandestins et de réduire drastiquement les budgets dédiés aux migrants. Des mesures souvent irréalisables mais qui risquent de détruire durablement le système d’accueil italien.
Le Parlement hongrois a voté mercredi le « paquet anti-Soros », un ensemble de textes visant à restreindre l’activité des ONG soutenant les réfugiés et financées, dans l’esprit des dirigeants, par le milliardaire George Soros. Des poches de résistance continuent d’exister.