Il est pour l’instant inéligible, mais il revient. À quelques mois des élections législatives, Silvio Berlusconi profite de la victoire de la droite en Sicile pour se remettre en selle.
Les habitants d’Ostie, « la plage des Romains », votent dimanche pour des élections municipales, après deux ans de mise sous tutelle pour « infiltration mafieuse ». Mais les clans restent omniprésents dans la ville et font même alliance électorale avec les néofascistes de CasaPound.
La mise en détention provisoire de huit membres de l’ex-gouvernement catalan – dont celui qui était jusqu’alors le favori des élections du 21 décembre, Oriol Junqueras – enflamme le début de la campagne électorale. Des appels à la « libération des prisonniers politiques » se sont multipliés.
Depuis la proclamation de leur « république », tout ne s’est pas passé comme prévu. Mais beaucoup d'indépendantistes catalans restent mobilisés, prêts à voter en décembre. Ils savent que la tutelle de Madrid ne règle rien, sur le fond. Reportage dans les rues de Vic, dans la Catalogne de l'intérieur.
Une partie des indépendantistes catalans espérait en finir avec la Constitution espagnole de 1978 et les politiques d’austérité de la droite. Mais c’est tout l’inverse qui se produit, avec la reprise en main de Madrid et le retour en force du PP de Rajoy, se désespère l’universitaire Joan Subirats, proche conseiller de la maire de Barcelone, Ada Colau. Entretien.
Depuis deux ans, le gouvernement polonais met en place des réformes très controversées. Mais, paradoxalement, il suscite un intérêt croissant des Polonais pour les affaires publiques, après des années d'apathie politique. Comment les années de transition post-communiste expliquent-elles la situation actuelle ? Entretien avec Jérôme Heurtaux, auteur de La Démocratie par le droit, Pologne 1989-2016.
La convocation d’élections anticipées en Catalogne par Mariano Rajoy a pris de court les partis indépendantistes. À peine leur « république » proclamée, leur récit a déjà volé en éclats. Le départ de Carles Puidgemont pour Bruxelles, où il semble vouloir demander l’asile politique, n’arrange rien.
Des dizaines de « Comités de défense du référendum » ont débattu, samedi et dimanche dans toute la Catalogne, des manières de contrer l’application de l’article 155 par Madrid. Mediapart a suivi plusieurs de ces assemblées de quartier, où beaucoup semblent sonnés par la perspective des élections anticipées.
Soraya Sáenz de Santamaría, numéro deux du gouvernement espagnol, a hérité samedi du portefeuille de Carles Puigdemont, le président destitué de la Catalogne. Une promotion aussi spectaculaire que risquée pour « la femme la plus puissante d’Espagne ».
Même si les conditions d’application de l’article 155 de la Constitution espagnole, qui n’a jamais été mis en œuvre, demeurent incertaines, le gouvernement Rajoy s’engage sur une ligne dure. La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría, membre du PP, est chargée de superviser le processus de reprise en main de la région par le pouvoir central.
Tout s’est joué vendredi en trente minutes : le Parlement catalan a déclaré l’indépendance, et le Sénat espagnol a placé la Catalogne sous tutelle. Dans la soirée, Madrid a convoqué des élections anticipées pour le 21 décembre. L’engrenage plonge la cinquième économie européenne dans l’inconnu.
Carles Puigdemont s’était préparé jeudi à annoncer des élections anticipées, pour éviter la mise sous tutelle de la Catalogne. Mais il a fait marche arrière, jugeant que Madrid n’apportait pas assez de « garanties ». Le camp indépendantiste semble plus divisé que jamais.
Proclamer unilatéralement l’indépendance, organiser un référendum irrégulier : ce ne sont pas des pratiques exceptionnelles. De tels scénarios se sont déjà produits sur le continent européen. Même si les circonstances sont très différentes, certains de ces exemples inspirent les autorités catalanes.
Un accord d'étape est intervenu lundi soir dans l'un des dossiers les plus épineux de l'UE. Emmanuel Macron veut y voir la première pierre de cette « Europe sociale » promise. Pourtant cet accord, qui reste à confirmer, n'entrera en vigueur que dans quatre ans. Et les ministres français ont lâché sur les routiers.