Des dizaines d’États se retrouvent à partir de lundi à Genève, pour discuter d’un texte qui ferait primer les droits humains sur ceux des multinationales. La société civile pousse, mais les Européens, eux, freinent. La position de Paris est ambiguë.
Le premier ministre espagnol a annoncé l’application de l’article 155 de la Constitution : il va démettre les responsables catalans, reprendre les prérogatives du Parlement et des fonctionnaires régionaux, et organiser de nouvelles élections. Dénonçant le coup de force de Madrid, le dirigeant indépendantiste Puigdemont convoque l’Assemblée régionale la semaine prochaine pour répondre au plan de Rajoy.
La crise catalane ne cesse d’enfler. Mais les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont fermement soutenu leur collègue Mariano Rajoy, sans même avoir pris le temps d'en débattre. Ce choix pourrait s’avérer lourd de conséquences.
L’exode de sièges d’entreprises catalanes est présenté comme la preuve de la “folie” du projet indépendantiste. Il s’agit plutôt de la partie visible des pressions économiques de Madrid.
Fin du suspense : le gouvernement de Mariano Rajoy a annoncé la tenue d’un conseil des ministres extraordinaire samedi, pour lancer la procédure de mise sous tutelle de la Catalogne.
Le PP de Mariano Rajoy multiplie les contacts avec des partis d'opposition, dont le PSOE, pour préparer la mise sous tutelle de la Catalogne, qui pourrait intervenir à partir de jeudi matin. Des voix exhortent Carles Puigdemont à convoquer des élections. Est-il encore possible de freiner l'engrenage?
Les éditions Les Liens qui libèrent publient ce mois-ci la version française du livre de Yanis Varoufakis, Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l'Europe. Retour sur le combat mené il y a deux ans par celui qui était alors ministre des finances de la Grèce.
Débat avec Yanis Varoufakis, qui publie Discussions entre adultes. L'occasion pour l'ancien ministre grec de défendre sa vision de la crise de 2015 et d'évoquer son mouvement DiEM25.
Le spectre d’une Catalogne indépendante a réveillé le nationalisme espagnol qui s’était éteint avec la mort de Franco. Au congrès des députés, Podemos plaide pour reconnaître le délit d’apologie du franquisme.
Sebastian Kurz a remporté son pari. À 31 ans, le conservateur est en passe de devenir le plus jeune dirigeant européen, en prenant la tête d’une coalition avec l’extrême droite. Après les législatives en Allemagne, c’est une nouvelle victoire des forces de droite en Europe.
Les Autrichiens votent dimanche pour renouveler leur parlement. Le parti conservateur ÖVP, emmené par Sebastian Kurz, est donné favori. Un homme au discours antimigrants, qui ne semble nourrir d’autre ambition que celle de devenir chancelier.
Pour fêter le 12 octobre, « jour de l’hispanité », les partisans de l'unité de l'Espagne sont à nouveau descendus dans les rues de Barcelone. Une manifestation de soutien à la fermeté de Madrid contre les indépendantistes. Reportage.
Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy a tenté, mercredi, de renvoyer Carles Puigdemont dans les cordes, en lui demandant de préciser d’ici lundi s'il avait bien déclaré l’indépendance de la Catalogne. Au congrès des députés, Podemos et ses alliés sont les seuls à s’être opposés à l’utilisation de l’article 155, en plaidant pour un « dialogue sans conditions ».
Les militants indépendantistes ont beaucoup attendu du discours de Carles Puigdemont. Mais à l'explosion de joie à l'annonce de la déclaration d'indépendance a fait suite un silence empreint de perplexité.
La crise s’approfondit en Espagne avec le choix fait par le président de Catalogne de déclarer l’indépendance de la région la plus puissante du pays. Mais cette indépendance est comme différée : Carles Puigdemont demande « une négociation et un dialogue » pour « résoudre le conflit ». Une nouvelle escalade se prépare avec Madrid alors que l’Europe soutient le gouvernement Rajoy.