Après les attentats du 17 août, le gouvernement espagnol exhorte Barcelone à reporter ses projets de référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Mais les indépendantistes continuent de préparer la tenue du scrutin, prévu pour le 1er octobre. À un mois du référendum, Mediapart s’est entretenu avec Raül Romeva, « ministre des affaires étrangères » de Catalogne, ex-écolo devenu l’un des principaux porte-parole du « procés » vers l’indépendance.
Le partage du pouvoir entre les catholiques nationalistes et les protestants unionistes, en place depuis les accords de paix signés en 1998, montre ses limites. Interrompues tout l’été, les négociations pour former le nouvel exécutif doivent reprendre. Mais sans pour autant qu’une réconciliation s’amorce.
Le 18 août, le président turc a appelé « ses » citoyens en Allemagne à ne voter ni pour le parti conservateur d’Angela Merkel, ni pour le parti social-démocrate de Martin Schulz, et pas non plus pour le parti écologiste, tous accusés de soutenir le terrorisme en Turquie. Peut-il réellement influencer le scrutin ? Dans les partis et dans le quartier berlinois de Neukölln, aux habitants de toutes origines, l'affaire est prise au sérieux.
C’est une nouvelle technique pour éviter de payer des loyers colossaux : des gardiens occupent des propriétés vides. Ils renoncent à la sécurité du statut de locataire au risque de se faire expulser à tout moment. Ce mode de vie précaire s’est popularisé au Royaume-Uni et pourrait bientôt être régulé.
Le premier ministre slovaque Robert Fico a opéré un virage sur l’Union européenne. Il assure vouloir se rapprocher du noyau dur de l’UE et prend ses distances vis-à-vis de ses voisins. Pour le politologue Grigorij Mesežnikov, toutefois, ce positionnement est avant tout pragmatique.
Dans l’est de l’Allemagne, Chemnitz, ex-Karl Marx Stadt, fait partie des villes à avoir le plus souffert du processus de réunification. À l’écart des grands axes et des gros bassins d’emploi, elle affiche toutefois aujourd’hui un nouveau dynamisme.
Entre moins 8 et moins 14 millions d’habitants d’ici à 2060. Quel que soit le scénario choisi par les démographes, la population allemande est destinée à baisser, inexorablement. Reportage dans un pays vieillissant, où la natalité reste faible malgré des mesures innovantes mises en place ces dernières années.
Elle est l'une des voix qui pèsent pour l'avenir de la directive sur les droits d'auteur à Bruxelles. À 30 ans, l'Allemande Julia Reda est aussi une rescapée : la seule eurodéputée encore issue du parti Pirate. Elle se confie à Mediapart.
Sur les rives du Danube, de la Roumanie à la Bulgarie et à la Serbie, des régions entières sont en train de se vider, plombées par une démographie en berne et par un exode massif des forces vives vers l'Europe occidentale. Dans les campagnes des Balkans, il ne restera bientôt plus que des personnes âgées pour se rappeler l'histoire oubliée de cette grande migration.
Jeunes, reporters, et engagés: les Haut-Parleurs 2017 — Vidéo
La capitale européenne attire des centaines d'étudiants en recherche de stage. Mais les entreprises précisent noir sur blanc que rien n'est rémunéré. Une pratique qui, aux yeux d'Alice Dulczewski, des Haut-Parleurs, pose une vraie « question démocratique ».
C’est l'une des tragédies oubliées du XXe siècle. Dans la décennie qui suivit la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers d’Allemands furent expulsés de Hongrie, de Yougoslavie et de Roumanie, où ils s’étaient installés deux cents ans auparavant. Aujourd'hui, seuls quelques milliers de leurs descendants tentent de maintenir la mémoire de la communauté.
À six semaines du scrutin législatif, la campagne électorale allemande peine à décoller. La chancelière en poste semble si assurée de sa reconduction qu’elle a pris trois semaines de vacances au milieu de l'été. Comment expliquer cette popularité ?
La Commission européenne a ouvert fin juillet une procédure d’infraction à l’encontre de la Pologne pour ses réformes du système judiciaire. Alors que le pouvoir s’enferme dans une posture hostile à Bruxelles, la mobilisation dans la rue a atteint un niveau sans précédent, révélant un profond attachement aux institutions européennes.
Jean-Claude Juncker, le patron de la Commission, se trouve épinglé pour un bref voyage officiel à Rome avec son équipe, qui a coûté près de 27 000 euros en février 2016. Une ONG mène la bataille pour forcer la Commission à dévoiler l’intégralité des dépenses de mission, au nom du contrôle de l’argent public.
Voilà des siècles que Vienne est la « porte des Balkans », mais à partir des années 1960, l’ancienne capitale impériale des Habsbourg a accueilli des centaines de milliers d’immigrés yougoslaves. Aujourd’hui courtisée par l’extrême droite, cette communauté « yougo » n’est bien intégrée qu’en apparence et peine toujours à se réconcilier avec sa propre histoire.