Malgré l'annulation de la séance du parlement catalan, prévue lundi, par la cour constitutionnelle espagnole, la députée Mireia Boya, anticapitaliste et indépendantiste, assure que cette déclaration d'indépendance se produira bien en début de semaine. « Nous en assumons les risques. »
Loin des caricatures, les indépendantistes ne forment pas un bloc uni. Aux côtés de courants conservateurs, arc-boutés sur la défense de leurs intérêts économiques, figurent des mouvements de gauche, qui posent la question de la démocratie, du renouveau institutionnel de l’Espagne post-franquiste, et de la naissance d'une république. Il faut savoir entendre ces héritiers du mouvement des Indignés de 2011.
L'appel à la grève générale a été très suivi, mardi en Catalogne, afin de condamner les violences policières commises dimanche. Plus de 300 000 personnes se sont rassemblées dans le centre de Barcelone. À Madrid, les socialistes du PSOE exhortent le gouvernement à s’expliquer sur les consignes qui auraient été données à la Guardia Civil en amont du référendum. En vain pour le moment.
La conférence annuelle des conservateurs, à Manchester jusqu'au 4 octobre, met en lumière la fragile solidité de la première ministre britannique : de nombreux défis à relever mais personne, dans l’immédiat, pour lui succéder.
Large victoire du PS, notamment au détriment de son allié parlementaire communiste. Lourde défaite du centre-droit, dont la crise de direction est ouverte. Insignifiance du “Bloco”, autre partenaire de la “geringonça” au pouvoir. Les élections municipales ouvrent un nouveau cycle politique au Portugal.
Le dossier catalan qui s'envenime pourrait coûter cher à Mariano Rajoy. Son avenir dépend beaucoup des socialistes du PSOE, qui soutenaient jusqu'à présent le chef du gouvernement espagnol mais commencent depuis dimanche soir à prendre leurs distances.
La police espagnole s'est heurtée tout ce dimanche aux citoyens catalans pour empêcher le référendum d’indépendance. Les nombreuses scènes de violences ont provoqué l'indignation des réseaux sociaux et quelques condamnations de dirigeants européens.
Alors que certains ont passé la nuit de samedi à dimanche à occuper des bureaux de vote pour assurer la tenue du scrutin interdit par les autorités espagnoles, les Catalans se sont prononcés sur l’indépendance de leur région, et surtout sur leur droit à voter. Reportage.
Les forces de police catalanes n’ont pas bloqué, comme elles étaient censées le faire, l’ouverture des bureaux de vote au petit matin. Mais les gendarmes nationaux, eux, sont intervenus ce dimanche, à partir de 9 heures, pour tenter d’empêcher le référendum sur l’indépendance de la Catalogne.
Les indépendantistes catalans sont persuadés qu’ils parviendront à organiser leur référendum dimanche, sur l’indépendance de leur « pays ». Mais les forces de l’ordre risquent de paralyser la consultation interdite par Madrid.
Après les législatives, le Berlin politique s’est remis en mouvement et Angela Merkel, affaiblie, va tenter de former un gouvernement inédit réunissant conservateurs, libéraux et écologistes. Une telle coalition est-elle viable ? Le point sur les zones de conflits et d’ententes qui existent entre les trois formations.
Dans un entretien, Martí Anglada, délégué pour la Catalogne en France, tonne contre la stratégie de Madrid et imagine les scénarios possibles, au lendemain du scrutin.
L’économiste David Cayla, co-auteur d’un livre sur La fin de l’Union européenne, explique les raisons pour lesquelles il pense que les projets de refondation proposés par les responsables européens sont voués à l'échec. Pour lui, les dysfonctionnements structurels de la zone euro ont entraîné des déséquilibres économiques qui minent désormais toute la construction politique.
La CDU/CSU d’Angela Merkel remporte les élections. Mais elle fait le pire score de son histoire, tandis que l’extrême droite entre massivement au Parlement, où les libéraux reviennent en force. Les futurs membres de la coalition gouvernementale vont avoir du mal à s’accorder.
La présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, a inauguré, dimanche 24 septembre, le « marathon pour la démocratie ». Un acte symbolique destiné à défendre le référendum sur l’indépendance de la Catalogne, considéré comme illégal et anticonstitutionnel par le gouvernement central.