En décidant d'organiser un référendum, le premier ministre grec a pris un pari très risqué. Avec plus de 61 % de «non», c'est un raz-de-marée qui renforce son gouvernement.
Le « non » l'a très largement emporté dimanche, recueillant plus de 60 % des suffrages. Le premier ministre grec Alexis Tsipras se dit prêt à retourner à la table des négociations. Un sommet extraordinaire de la zone euro va se tenir mardi.
Les Grecs ont très majoritairement voté dimanche contre le plan des institutions du 25 juin. Alexis Tsipras, le premier ministre et chef de Syriza, a remporté une manche face à ses partenaires européens. Reportage dans une Grèce plus polarisée que jamais.
Faut-il pour garder la Grèce au sein de la zone euro et même de l'Union européenne changer la nature des contrats fondateurs de ces ensembles ? Telle est la question. Parti pris.
La réaction de panique des Européens, après l'annonce d'un référendum grec, renforce encore le malaise démocratique qui entoure l'Union. Depuis 1972, plus d'une cinquantaine de référendums sur l'UE ont eu lieu dans des États membres. Mais la crise de la zone euro, depuis 2010, a tout changé.
Des milliers de personnes se massent autour de la frontière entre la Macédoine et la Serbie, passage obligé sur le long chemin menant vers l’Union européenne. Sans aide humanitaire ni sanitaire. La situation pourrait encore s’aggraver si la fermeture de la frontière hongroise se confirme : des dizaines de milliers de migrants se retrouveraient pris au piège dans les Balkans.
Athènes ne remboursera pas le 1,6 milliard d'euros qu'elle devait au FMI ce mardi 30 juin. Un défaut de paiement est désormais inéluctable, pour la première fois au sein de l'Union européenne. Les dirigeants européens misent pourtant sur un « oui » à leurs propositions au référendum de dimanche. Cette fois-ci, leur erreur pourrait être fatale.
En annonçant dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin la tenue d’un référendum, Tsipras a fait voler en éclats le cadre juridique et comptable dans lequel voulaient l’enfermer les dirigeants de la zone euro. En soumettant aux citoyens grecs les mesures souhaitées par ses créanciers (Commission européenne, BCE, FMI), il a réintroduit le peuple souverain dans la négociation. Et mis au jour la guerre qui jusque-là se déroulait derrière le paravent des négociations.
En décidant de maintenir les fonds d’urgence bancaire à leur niveau de vendredi, la Banque centrale européenne savait qu’elle asphyxiait le système bancaire grec et plaçait la Grèce dos au mur. Le gouvernement grec a annoncé la fermeture des banques et des marchés lundi. Elle devrait durer une semaine, jusqu'à la tenue du référendum.
Athènes est menacé d'ici mardi soir d'un défaut de paiement, aux conséquences difficiles à prévoir pour la zone euro. Les Français sont en position de repousser cette date couperet, pour que le référendum du 5 juillet à Athènes se tienne dans des conditions plus sereines.
Le premier ministre grec a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la tenue d'un référendum dimanche 5 juillet, pour ou contre le programme de mesures proposé par les créanciers. À trois jours d'un remboursement crucial au FMI, les négociations se sont interrompues même si la France, par la voix de son ministre des finances, se dit disponible « pour trouver un accord ». Le parlement grec a approuvé le principe du référendum avec une large majorité.
Le Belge Philippe Lamberts, à la tête du groupe des Verts au parlement européen, réagit à l'annonce d'un référendum grec sur le futur « plan d'aide » à Athènes. Il juge qu'Alexis Tsipras a déjà fait beaucoup de concessions, par rapport à ses promesses électorales, et que c'est aux créanciers, à présent, de faire un geste, en amont du référendum.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé tard vendredi soir la tenue le 5 juillet prochain d'un référendum sur le projet d'accord soumis par les créanciers d'Athènes, qu'il a qualifié d'« ultimatum » contraire aux principes fondateurs de l'Europe.