Malgré l'instauration en février d'un cessez-le-feu, les tirs d'artillerie visant des zones d'habitation sont quasiment quotidiens dans l'est de l'Ukraine. La mission spéciale d'observation de l'OSCE dénonce l'implication des deux parties. Ses 513 observateurs continuent à mener un précieux travail de terrain, sans être à l'abri des erreurs et des manipulations, comme en témoigne un récent incident.
Ce week-end, un millier de jeunes travaillistes norvégiens retournent à Utøya, où aura lieu la première université d’été depuis le massacre de 69 d’entre eux, il y a quatre ans, par Anders Behring Breivik. Pour certains, un « retour à la maison ». A Oslo, un lieu de mémoire et d'exposition vient d'ouvrir dans le bâtiment toujours pas réparé où Breivik avait commis sa première attaque.
La Troïka, que Syriza avait promis d'écarter du pays, est revenue à Athènes cette semaine. Objectif : préparer le nouvel accord de prêts et de mesures budgétaires qui doit être entériné d'ici le 20 août à Bruxelles. Au centre de ce « mémorandum » figure un nouveau programme de privatisations. L'histoire se répète.
Hans Kundnani, chargé de recherche au German Marschall Fund, est l'auteur de The Paradox of German Power, un livre sur l'histoire de la « question allemande » dans les relations internationales. Pour lui, « la taille de l’économie allemande crée une grande instabilité en Europe ». Il n'est plus comme au XXe siècle question de guerre ou de paix, mais de lutte en Europe entre des modèles économiques qui divergent.
Les dirigeants de l'Union européenne ont répondu ces derniers jours aux critiques musclées du « Nobel » d'économie Paul Krugman sur la Grèce et le fonctionnement de l'Union. À l'encontre des débats intellectuels « spectaculaires », ils prônent le « pragmatisme ». L'argument en dit long sur la prise de décision à Bruxelles, allergique à toute expertise critique, de plus en plus coupée du monde universitaire.
Le parlement grec a voté dans la nuit de mercredi à jeudi de nouvelles lois dans le cadre de l'accord signé entre Athènes et ses créanciers le 13 juillet. Comme la semaine dernière, près du quart des députés Syriza ne les ont pas validées. Entretien avec l'un d'eux.
L’accord européen du 13 juillet a montré que la zone euro avait les moyens d'exercer une pression absolue sur ses membres récalcitrants. Pour la gauche radicale, l’appartenance ou non à l’Union économique et monétaire va probablement s’imposer comme la nouvelle question stratégique centrale.
Après la claque de l'accord grec, les débats sur l'architecture de l'UE, pour consolider la zone euro, repartent de plus belle. De quoi parle-t-on ? De règles budgétaires renforcées ou de garanties pour une Europe sociale ? Certains s'inquiètent déjà du manque de légitimité démocratique de ces projets complexes.
Le parlement d’Athènes doit se prononcer avant mercredi sur de nouvelles mesures d’austérité, tandis que le FMI et la BCE sont remboursés par l’État grec, avec le prêt d’urgence alloué par l’Europe. L’accord signé le 13 juillet bouleverse de fond en comble les marqueurs politiques, des ultralibéraux à la gauche radicale.
Les députés allemands ont accepté le principe d'une nouvelle aide à la Grèce. La chancelière et son controversé ministre des finances ont défendu leur position dure et essuyé les critiques. Le patron du SPD, le parti social-démocrate, qui gouverne avec Merkel, a été chahuté par l'opposition, les Grünen et le parti Die Linke.
Pablo Iglesias « n'aime pas » l'accord grec, mais défend son allié Alexis Tsipras : « Soit il y avait accord, soit c'était la sortie de l'euro. » Les dirigeants de Podemos répètent que « l'Espagne n'est pas la Grèce ». La restructuration de la dette, elle, n'est plus au programme.
Le groupe parlementaire du premier ministre Alexis Tsipras s'est déchiré pendant les débats sur le vote de l'accord de Bruxelles, mercredi 15 juillet. Dans la nuit, 32 de ses députés se sont prononcés contre, et un remaniement gouvernemental est attendu. Après avoir connu une ascension fulgurante, le parti au pouvoir à Athènes est en train d'opérer un virage centriste.
Les députés grecs ont donné leur feu vert dans la nuit de mercredi à jeudi aux mesures d'austérité draconiennes exigées par les créanciers, malgré l'opposition de plusieurs élus de Syriza. Des milliers de personnes ont manifesté contre cet accord.
Le principal mérite de l'accord intervenu lundi est d'éviter une sortie chaotique de la Grèce de la zone euro, jugent des économistes joints par Mediapart. Mais les conditions fixées à Athènes sont contre-productives. Aucune leçon n'a été tirée depuis 2010.
Thanassis Athanassiou est député Syriza depuis 2012. Il est de ceux qui ont approuvé l'accord de Bruxelles, quand une trentaine de députés de Syriza l'a rejeté. Ses explications, alors que les bouleversements politiques s'accélèrent.
Abandonnée par les casques bleus, théâtre du pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Srebrenica cristallise la « mauvaise conscience internationale ». Ce qui se traduit par des flots d’argent déversés, sans aucun contrôle, et par l'émergence de fortunes douteuses et de trafics incessants.