Mediapart a retrouvé la trace d’une dizaine de militaires et d’anciens militaires qui ne font pas mystère sur les réseaux sociaux de leur adhésion à l’idéologie néonazie. Ce qui ne les empêche pas de continuer leur carrière.
Si le parti de Marine Le Pen a perdu près de la moitié de ses conseillers municipaux, par rapport à 2014, il a néanmoins réussi à s’ancrer dans la durée dans un certain nombre de villes. Surtout, son faible ancrage local ne préjuge en rien des chances du parti de remporter l’élection présidentielle.
Les groupuscules d’extrême droite n’ont pas désarmé et leur violence continue d’être un défi pour la gauche. Pire, ils essaient aujourd’hui, avec cette vitrine qu’est Génération identitaire, de s’acheter une crédibilité médiatique pour peser sur le débat public.
À la tête de la formation néo-franquiste Vox, Santiago Abascal s’est appuyé sur une chaîne de télé ultra-réactionnaire, El Toro TV, pour tenter de s’imposer comme l’opposant numéro un au gouvernement de gauche en place à Madrid.
Le tribunal a écarté les soupçons de surfacturation des kits de campagne, mais condamne l’équipe du microparti de Marine Le Pen, et son prestataire Frédéric Chatillon pour « escroquerie ». Il condamne aussi le RN pour « recel d’abus de biens sociaux ». Le parquet fait appel de ce jugement.
Le RN a été condamné mardi 16 juin pour « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire du financement de ses campagnes législatives de 2012. Il est cependant relaxé de la principale accusation, la surfacturation des kits de campagne de ses candidats, remboursés par l’État.
Son parti vient d’être condamné mais ce n’est pas tout : Marine Le Pen est mise en examen pour « détournement de fonds publics » dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs du RN, alors qu’elle ne cesse de dénoncer la corruption du « système ».
Ces derniers jours, des militants d’extrême droite ont attaqué, à quatre jours d'intervalle, en plein Paris, un soutien du comité Adama Traoré et le bar antifasciste Le Saint-Sauveur. Mediapart a enquêté sur leur groupe – les « Zouaves Paris », héritiers du GUD – et ses connexions néonazies.
Le Rassemblement national avait emprunté 9,4 millions d’euros en 2014. Après un accord à l’amiable conclu avec son créancier, il doit rembourser un million d’euros sous cinq jours et 8 millions d’euros d’ici fin 2028.
La tête de liste aux municipales dans cette commune de Seine-Saint-Denis, Alain Mondino, qui partageait sur différents réseaux sociaux des messages négationnistes et ouvertement racistes, a été suspendu mercredi de toutes ses fonctions par le Rassemblement national, à la suite de la publication de notre article.
Tête de liste aux municipales dans cette commune de Seine-Saint-Denis, Alain Mondino relaie sur différents réseaux sociaux des messages négationnistes et ouvertement racistes. Il plaide la maladresse.
Cette assignation intervient à un moment où le RN fait face à de graves difficultés financières : les derniers comptes déposés par le parti font état de pertes à hauteur de 19,2 millions d’euros et de dettes atteignant 24,4 millions d’euros.
Après la tuerie de neuf personnes en Allemagne, Bénédicte Laumond explique les spécificités de la violence d’extrême droite en Allemagne. Elle pointe la porosité qui existe avec la sphère politique où évolue le parti AfD.
Le Rassemblement national avait jusqu’au mois de septembre pour rembourser l’emprunt russe de 9,4 millions d’euros décroché en 2014. Il ne l’a pas fait. Selon nos informations, le créancier a saisi la justice pour obtenir le remboursement. L’audience aura lieu le 2 juin.
Marine Le Pen vient d’annoncer sa candidature à la présidentielle alors que son parti est au bord du dépôt de bilan. Jean-Marie Le Pen pourrait récupérer en février ses 4,2 millions d’euros prêtés en 2017, ponctionnés sur la subvention publique annuelle du RN.
Omniprésent dans le débat public, le slogan du « grand remplacement » lancé en 2010 par Renaud Camus et médiatisé par Éric Zemmour n’est pas une idée neuve : c’est une vieille lubie qui a inspiré non seulement les fascismes européens du XXe siècle mais avant lui le suprémacisme blanc aux États-Unis.