Un psychologue de Champagne-Ardenne, accusé en mars 2019 d’agressions sexuelles incestueuses sur deux enfants de trois ans, continue d’être nommé pour des expertises sur des mineur·e·s dans des dossiers de violences sexuelles. Une instruction est pourtant en cours.
Olivier Duhamel a été entendu mardi 13 avril dans l’enquête sur des viols et agressions sexuelles dont l’accuse son beau-fils « Victor », lorsqu’il était enfant. Face aux policiers, le politologue a reconnu les faits, selon TF1 et l’AFP.
La journaliste Sandra Muller, qui avait écrit le premier tweet du mouvement #balancetonporc, peu après la révélation de l’affaire Weinstein aux États-Unis, avait été condamnée en première instance. La cour d’appel a reconnu sa « bonne foi » et le « but légitime » de sa démarche.
Opacité, manque de financements, directives inopérantes : les professeures du collectif Ça commence à l’école dénoncent le manque d’initiative de l’Éducation nationale et du rectorat de Toulouse dans la prévention du sexisme et des violences sexuelles. Elles y opposent des initiatives concrètes.
L’an dernier, à l’issue d’une enquête interne, France Télévisions a sanctionné plusieurs piliers du service des sports, dont trois ont été licenciés. Mediapart avait recueilli le témoignage de sept femmes journalistes. Un récit corroboré par de nombreux témoins.
Alors que la proposition de loi visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels revient au Sénat, la discussion permettra peut-être d’aborder un angle mort du débat : les violences sur mineurs commises par d’autres mineurs.
Depuis le début de l’année, les témoignages de victimes de harcèlement ou de viol se multiplient parmi les étudiantes de la prestigieuse école. Une libération de la parole qui intervient alors que l’établissement ne s’est toujours pas doté d’un dispositif d’écoute et d’accompagnement pérenne.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a demandé la rétrogradation d’un vice-procureur soupçonné de harcèlement sexuel. Une sanction particulièrement sévère. Une greffière et une magistrate avaient dénoncé son comportement en 2019, alors qu’il exerçait au Parquet national financier (PNF).
Saisie par la famille de Julie, la Cour de cassation a confirmé que les pompiers visés par la plainte de l’adolescente pouvaient être poursuivis pour « atteinte sexuelle » et non pour « viol ». Parallèlement, les députés viennent de voter une proposition de loi pour renforcer la protection des mineurs.
Selon nos informations, la juge chargée de l’enquête pour « viol » visant Luc Besson a fait savoir à la plaignante que l’instruction était terminée. Et ce, sans avoir elle-même auditionné l’actrice, ni organisé de confrontation judiciaire avec le réalisateur, ni entendu plusieurs témoins clés, ni exploré certaines pistes. Dans un courrier, l’avocat de la plaignante fait part de sa « stupéfaction ».
Le compositeur a été mis en examen, jeudi 11 mars, pour viol et agression sexuelle sur quatre femmes. En février, Mediapart avait rencontré et recueilli les témoignages de sept jeunes femmes.
Dans la périphérie de Rouen, un élève de sixième a dû changer d’établissement après avoir relayé une accusation d’agression sexuelle de la part d’un prof de sport. Plusieurs enfants avaient pourtant témoigné. L’enseignant nie en bloc.
Mis en examen pour « agression sexuelle » et « tentative de viol », Dominique Boutonnat s’est vu remettre jeudi le trophée d’honneur du Film français, au nom du CNC qu’il préside. Les organisations du monde du cinéma demandent à Emmanuel Macron la « mise en retrait » de ce producteur, qui compte parmi ses proches.
Figure des radicaux de gauche et puissant patron de presse, Jean-Michel Baylet a été auditionné fin février par la brigade des mineurs de Paris après une plainte déposée pour viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans. Des accusations qu’il conteste. La plaignante témoigne auprès de Mediapart.
Dans les cas de divorce, cette théorie développée en Amérique du Nord est utilisée pour accuser la mère de manipuler son enfant. Au point d’entretenir un « déni de l’inceste ».
Mediapart a enquêté sur le parcours judiciaire de femmes soupçonnées de manipuler leurs enfants ou de vouloir régler des comptes avec leurs conjoints en les accusant d’inceste. Elles espèrent que la récente libération de la parole changera le regard de la société.