Journaliste et responsable du pôle politique de Mediapart.
En charge de l’animation de la couverture éditoriale sur les extrêmes droites. Pour nous écrire : extremedroite@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Face au repli des partis traditionnels, Emmanuel Macron se présente comme le pivot de la composition d’une nouvelle majorité au Parlement européen. Mais les inconnues sont encore nombreuses. Et rien ne dit que les eurodéputés qu’il a fait élire parviendront à peser dans les futures négociations.
Battu par le Rassemblement national de Marine Le Pen et Jordan Bardella, l’exécutif, qui avait fait de la première place de la liste « Renaissance » l’unique enjeu des européennes, assure avoir reçu « le message 5 sur 5 ». Pour y répondre, Emmanuel Macron a la solution : faire exactement ce qu’il avait prévu.
Les macronistes ont conclu leur douloureuse campagne, vendredi 24 mai au soir, à Paris. Pendant trois semaines, l’ensemble des ministres, poussés par un président de la République lui-même omniprésent, se sont mobilisés pour tenter de sauver la candidature de Nathalie Loiseau. Et leur place au gouvernement.
> Européennes 2019, nos grands entretiens
Le clivage entre « progressistes » et « nationalistes » mis en place par le président de la République a réduit la campagne des européennes à une course de petits chevaux, rythmée par les sondages. Aucune force politique n’est parvenue à en sortir.
Depuis la campagne présidentielle, et plus encore depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », le chef de l’État et des membres de son gouvernement multiplient les parallèles douteux. Un procédé communément appelé « loi de Godwin », qui révèle en creux la faiblesse de certains discours politiques.
Peu considéré dans la majorité et jusque dans les rangs du gouvernement, le ministre de l’intérieur assume, depuis le début, la répression du mouvement des « gilets jaunes ». Ce faisant, il applique surtout ce que les syndicats policiers lui demandent, et incarne le virage sécuritaire d’Emmanuel Macron.
Six mois après la victoire du « non » au référendum, les électeurs calédoniens se sont de nouveau rendus aux urnes pour élire leurs représentants au Congrès. Les loyalistes conservent de peu leur majorité, les indépendantistes gagnent du terrain, les modérés sont balayés… Et les fractures renforcées.
Le 6 mai, la majorité a organisé huit meetings simultanés en France. Les deux principaux, à Caen avec le premier ministre et à Paris avec Daniel Cohn-Bendit, ont peiné à sortir LREM et ses alliés d’une campagne au ralenti, due notamment aux difficultés de leur tête de liste, Nathalie Loiseau.
Le ministre de l’intérieur s’est tristement illustré en inventant une « attaque » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avant d’esquisser un semblant de mea culpa. Depuis son entrée place Beauvau, ce grand amateur de com’ surjoue l’autorité pour endosser un costume qui lui sied définitivement très mal.
Lors de sa première conférence de presse à l’Élysée ce jeudi 25 avril, Emmanuel Macron a assuré que les cinq mois de crise sociale l’avaient « changé ». Mais dans le fond, il a confirmé l’essentiel de sa politique passée, refusant toute avancée institutionnelle majeure et annonçant des baisses d’impôts dans le seul but de poursuivre tranquillement sa « transformation » du pays.
La candidate LREM aux européennes a multiplié les déclarations pour justifier sa présence sur une liste d’extrême droite, lorsqu’elle était étudiante à Sciences-Po. Quitte à proférer des contre-vérités et à changer plusieurs fois son axe de défense. Mediapart démêle le vrai du faux.
Tête de liste LREM aux européennes, Nathalie Loiseau se présente comme le principal barrage à l’extrême droite. Dans sa jeunesse pourtant, elle fut candidate aux élections étudiantes de Sciences-Po Paris, sous l’étiquette de l’UED, un syndicat né sur les cendres du GUD et prônant l’union des droites. Elle assure n’avoir à l’époque « pas perçu » la couleur politique de ce syndicat.
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Mediapart lance « L’Œil de la recherche », une série de chroniques pour analyser les dynamiques des extrêmes droites françaises, européennes et mondiales. Loin des petites phrases, des coups de com’ et des bavardages.
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