Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Trois des policiers chargés de l’enquête sur l’agression des policiers grièvement brûlés à Viry-Châtillon en 2016 ont accordé une interview au Parisien. Soupçonnés d’avoir rédigé de faux procès-verbaux et accusé à tort des innocents, ils répondent en déformant de nouveau la réalité des faits.
Un commissaire général, sévèrement épinglé par l’IGPN pour avoir détourné de l’argent du ministère, est passé en conseil de discipline il y a huit mois. La mise à la retraite d’office a été votée mais Gérald Darmanin n’a toujours pas signé le décret. Et le fonctionnaire continue de toucher un confortable salaire, à ne rien faire chez lui. La justice a ouvert une enquête préliminaire.
Malgré les gestes répétés du gouvernement, les syndicats de police réclament encore plus de sévérité contre les « agresseurs de policiers ». Sans considération pour la réalité des condamnations prononcées par les tribunaux.
Le parvis de la cathédrale parisienne a été fermé au public en raison de la concentration trop importante de plomb provoquée par l’incendie d’avril 2019. Comme Mediapart l’avait révélé, à la suite du sinistre, les autorités ont tenté de dissimuler cette pollution.
Cinq avocats ont porté plainte contre les policiers chargés de l’enquête sur l’attaque de Viry-Chatillon d’octobre 2016, ayant abouti à l’incarcération d’innocents. Ils dénoncent des « faux en écriture publique », des « violences volontaires », mais aussi, pour l’un d’entre eux, une « escroquerie au jugement ».
Mediapart révèle que des policiers chargés de l’enquête sur l’agression de leurs collègues ont déformé, en rédigeant leurs procès-verbaux, les propos de leur témoin principal, jusqu’à lui faire dire l’opposé de ce qu’il avait déclaré.
Des chambres reconverties en salles à manger, des séminaires transformés en barbecue et des salariés qui souffrent en silence. Tel est le quotidien de plusieurs hôtels de luxe parisiens ces dernières semaines.
Près de deux ans après la mort de Steve Maia Caniço à la suite d’une intervention de police au bord de la Loire, le commissaire Grégoire Chassaing, qui en avait la charge, a été affecté au poste de numéro deux de la sécurité publique à Clermont-Ferrand. L’instruction pour homicide involontaire est toujours en cours.
Alors que le verdict prononcé en appel par la cour d’assises de Paris, le 18 avril, a suscité des réactions outragées, Mediapart révèle qu’en garde à vue, les policiers ont tronqué des pans entiers des propos de prévenus et ont fait pression pour que soient mis en cause des jeunes du quartier.
Foued, 22 ans, a passé plus de quatre ans en prison. La cour d’assises des mineurs de Paris l’a acquitté le 18 avril, l’innocentant de toute participation aux violences commises à l’encontre des policiers, le 8 octobre 2016, à Viry-Châtillon. En liberté depuis deux jours, il raconte à Mediapart ce qu’il a vécu.
Après Notre-Dame, la tour Eiffel. Le monument parisien, qui est le plus visité au monde, est pollué au plomb dans des proportions qui inquiètent, selon plusieurs documents réunis par Mediapart. Depuis 2009, des rapports d’inspection alertent sur les risques pour les salariés et le public.
Lors d’un contrôle d’identité à Bobigny, des policiers ont fait usage de pistolets à impulsion électrique sans raison apparente. Des vidéos révèlent la violence de leur intervention et mettent en lumière les incohérences du procès-verbal. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, confiée à l’IGPN.
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Lors d’un reportage sur les violences policières à Grenoble, un policier a perdu son sang-froid et m’a mise en joue ainsi que deux confrères, avec son lanceur de balle de défense (LBD). La scène a été enregistrée.