Pour la première fois en France, une entreprise d’ubérisation doit se justifier sur l’emploi de personnes sans papiers, lors d’un procès qui s’ouvre jeudi 13 novembre au tribunal correctionnel de Paris. Un ancien livreur décrit ses conditions de travail comme un « véritable enfer ».
L’ONG est attaquée par plusieurs ex-salariés et une ancienne présidente, qui dénoncent un système d’alerte interne dévoyé pour les exclure et du harcèlement moral. La fuite d’une boucle WhatsApp de dirigeants est particulièrement embarrassante pour l’ONG, qui reconnaît de « fortes tensions » à l’époque des faits, jusqu’en 2023.
Les tensions entre la Chine et les États-Unis marquent « le retour des empires », dominés par une stratégie « d’accès au sol et au sous-sol ». Elles pourraient conduire à une escalade dangereuse, explique Yves Jégourel, professeur au Cnam et spécialiste des matières premières.
Alors que toutes les diplomaties se focalisent sur l’accès aux terres rares, d’autres métaux s’avèrent tout aussi critiques pour la transition énergétique et la révolution numérique. Le cuivre notamment s’impose comme le métal stratégique des prochaines années, d’autant qu’il pourrait venir à manquer.
Le budget 2026 de Giorgia Meloni confirme le retour à la logique traditionnelle des politiques italiennes : la croissance est sacrifiée sur l’autel du déficit. Et les mesures proposées sont fortement inégalitaires.
L’entreprise de points relais entre particuliers, placée en redressement judiciaire, laisse sur le carreau des milliers de personnes qui stockaient des colis pour elle. Les cagnottes où leurs rétributions étaient collectées sont gelées depuis le mois de juillet.
En 2025, les femmes commencent à travailler « gratuitement » à partir du 10 novembre, en raison des inégalités salariales. Une date symbolique, rappelant chaque année les écarts persistants. Outre les salaires, c’est tout le monde du travail, pensé par et pour les hommes, que l’autrice Lucile Quillet appelle à renverser dans un ouvrage.
Au regard de la lenteur des discussions, tout le monde le sait désormais : à moins d’un coup de théâtre, l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale n’ira pas à son terme. Le gouvernement a délibérément organisé le contournement du scrutin, ce qui arrange aussi le PS, qui a refusé de prolonger les débats.
Ce budget ne satisfait personne, tant il est plombé par un déficit qui avoisine les 20 milliards d’euros. Mais une très légère majorité s’est dégagée pour sauver un texte largement retravaillé, où les mesures d’économies qui visaient les plus modestes ont été supprimées.
En émettant l’idée de priver les personnes sans enfants de la prime de Noël, le gouvernement relance subrepticement l’idée d’une hiérarchie entre celles et ceux qui procréent et les autres. Et fait proliférer des idées chères à l’extrême droite.
La vedette de la tech française Doctolib a écopé d’une amende de 4,665 millions d’euros pour des pratiques anticoncurrentielles. De quoi écorner l’image d’une des rares start-up françaises à avoir imposé sa marque auprès du grand public.
Le collectif Nos services publics publie son rapport 2025. En explorant toutes les « fractures » causant des inégalités, le collectif démontre qu’elles dépassent largement des enjeux territoriaux. Et espère un vrai changement de cap.
Entre délais contraints et équilibres politiques insaisissables, rien ne dit que le PLFSS sera voté avant la date butoir du 13 novembre. Son examen a débuté par de vifs débats sur les recettes. Une hausse de la CSG sur le capital a été adoptée.
PayOne, filiale allemande du géant français des paiements Worldline, est citée dans une procédure judiciaire portant sur de vastes réseaux d’escroquerie en ligne, dont l’existence avait été révélée en juin par notre enquête « Dirty Payments ».
Le géant chinois de la fast-fashion Shein, qui outrepasse régulièrement la loi, s’implante au BHV, propriété de Frédéric Merlin, qui fait sa fortune sur le dos de fournisseurs qu’il ne paie pas. Un partenariat révélateur de la décrépitude du monde économique.
Mark Carney, le successeur de Justin Trudeau, a présenté mardi 4 novembre son premier budget, fondé sur le soutien public au capital et aux armées, financé en partie par des économies sur les services publics. La preuve des limites de toute alternative « centriste » au trumpisme.