La vice-présidente du parti LR, ex-conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et tête pensante de son camp, s’oppose vigoureusement à l’alliance avec l’extrême droite proposée par Éric Ciotti. « Si cette alliance reste la ligne du parti, je vais évidemment le quitter », annonce-t-elle à Mediapart.
Le président du parti Les Républicains a annoncé mardi sa volonté de sceller un accord de coalition avec le Rassemblement national en vue des élections législatives du 30 juin. Une annonce qui a stupéfié son camp, où les appels à la démission se multiplient.
Après les élections européennes, qui ont vu les partis d’extrême droite progresser dans presque tous les pays, Matthijs Rooduijn, chercheur néerlandais en science politique, analyse les ressorts de cette nouvelle poussée à l’échelle du continent.
La nécessité d’une union fait l’unanimité au sein des organisations de la gauche toulousaine. Même si, au pays du radical-socialisme, les lignes de fracture politiques demeurent profondes, la président de région Carole Delga a annoncé rejoindre le front populaire.
À Paris comme à Montpellier, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la rue pour dire leur opposition à l’extrême droite et exiger de la gauche institutionnelle qu’elle s’unisse enfin, à l’aube des élections législatives anticipées.
Après le score historique du RN aux européennes et la dissolution de l’Assemblée nationale, les forces de gauche et écologistes ont validé une union de principe. Sur Mediapart, la société civile appelle à construire une alternative à l’extrême droite.
Après l’arrêt de la commission d’enquête sur les violences dans le cinéma, Judith Godrèche appelle « tous les partis qui vont faire barrage à l’extrême droite » à s’engager à relancer ses travaux, en rappelant que « contre les violences, on sait bien qu’on ne peut pas compter sur l’extrême droite ».
Dans une configuration politique inédite, l’extrême droite est aux portes du pouvoir en France. Seul un front commun des gauches sociales et écologistes, que les partis ont commencé à esquisser lundi soir, est à même d’écarter la menace du RN aux législatives. Il revient à la société civile de se mobiliser pour s’assurer que les divergences ne prendront pas le dessus.
À l’issue de sa première réunion depuis les élections européennes, l’intersyndicale ne s’est accordée ni sur un appel à soutenir des partis politiques pour les législatives à venir, ni sur une demande de désigner des candidats uniques à gauche. Mais sur le terrain, les actions ont déjà démarré.
Marqué par un nouveau record pour l’extrême droite et un recul très net du camp présidentiel, le scrutin du 9 juin aura aussi montré les limites sociologiques des forces de gauche, qui entendent reconstituer leur union pour éviter une déroute le 30 juin prochain.
Encore sous le choc de l’annonce du chef de l’État, les députés de la majorité redoutent une campagne bricolée et craignent de perdre leur siège face à l’extrême droite. Un pari assumé dans l’entourage présidentiel, malgré les alertes en interne.
En Nouvelle-Calédonie, mais aussi en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, la dissolution de l’Assemblée a pour effet immédiat de figer revendications indépendantistes et velléités d’émancipation, aggravant ainsi la crise démocratique qui touche de longue date ces territoires.
Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale dans la foulée de sa défaite aux élections européennes. Une décision inattendue qui place la vie politique du pays dans le grand flou et fait planer le risque d’une victoire de l’extrême droite.
En annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale, le président de la République espère s’imposer de nouveau comme seul rempart face à l’extrême droite. Mais cette stratégie est aujourd’hui usée jusqu’à la corde. Et fait prendre un risque majeur à tout le pays.
La dissolution annoncée par Emmanuel Macron met les partis de gauche au pied du mur. Alors que les élections européennes les ont divisés, ils n’ont d’autre alternative que l’union s’ils ne veulent pas disparaître au bénéfice de l’extrême droite.
Auréolé d’un score historique, le RN est arrivé très largement en tête des élections européennes. Le parti d’extrême droite a accueilli avec un grand sourire l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, assurant à qui veut l’entendre être « prêt » à gouverner.