Alors que, du fait de la crise, le pays est ébranlé par la lame de fond du chômage et de la pauvreté, les grands patrons français connaissent une période stupéfiante d’opulence, favorisée par la politique d’Emmanuel Macron.
Lundi soir, à Paris, des migrants et des journalistes ont été brutalisés par des policiers lors de l’évacuation d’un campement installé place de la République. Ce moment d’une violence inouïe apparaît comme un précipité des dérives du pouvoir, tant les ingrédients liberticides réunis sautent aux yeux.
Aux côtés des défenseurs des droits fondamentaux, Mediapart manifeste samedi pour le retrait de la loi « sécurité globale ». La gravité de l’enjeu justifie cet appel inhabituel : si cette loi entre en vigueur, les lumières de la vigilance démocratique sur les actes de l’État s’éteindront.
Le gouvernement veut continuer à vider de sa substance la grande loi sur la liberté de la presse et la liberté d’expression du 29 juillet 1881. Elle est pourtant au fondement de notre démocratie et constitue la traduction législative de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.
Après avoir accumulé des pertes, l’ex-directeur général de la banque, François Riahi, est parti avec un chèque de 4,1 millions d’euros. Son successeur, Nicolas Namias, est l’un des symboles de la colonisation des sommets de l’État par la finance : il a été conseiller à Matignon et porte une lourde responsabilité dans l’échec de la réforme bancaire voulue par Hollande.
Jeudi soir, le chef du gouvernement a mobilisé quatre ministres et plus d’une heure d’antenne pour annoncer qu’il n’annoncerait rien. Les règles du confinement restent les mêmes jusqu’au 1er décembre. Et hormis une éventuelle réouverture des commerces, rien ne changera après cette date.
Ecrite par la police pour la police, la loi dite de sécurité globale vise à éviter que celle-ci ne perde la bataille de l'image. Empêcher la transparence, donc le contrôle, est le seul moyen qu'elle a trouvé pour tenter de conserver un peu de sa légitimité.
L’élection sur le fil de Joe Biden s’accompagne de lourdes défaites pour les démocrates. La puissance presque inentamée de Donald Trump vient rappeler que l’extrême droite populiste ne peut être battue que par des projets politiques alternatifs plaçant au cœur les citoyens et par des actions de terrain déterminées.
La gauche doit déjà se préparer à s’opposer à l’administration de Joe Biden et Kamala Harris. Un texte du professeur de philosophie Ben Burgis publié par notre partenaire Jacobin.
Ancien cadre dirigeant de BNP Paribas, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, veut déréglementer les plans d’épargne logement pour faire un cadeau de 4 milliards d’euros aux banques.