En France, un président démonétisé peut seul changer la donne gouvernementale pour son bon plaisir politique. Ce présidentialisme nous abêtit et nous infantilise. Dans une démocratie intelligente et adulte, ces changements relèveraient de choix collectifs, ceux de la majorité parlementaire ou du parti majoritaire.
La présidente de l’entreprise publique, Sibyle Veil, a signé avec le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, un projet de partenariat que révèle Mediapart. Il déchaîne la polémique car ce cercle regroupe des experts dont beaucoup sont proches d’Emmanuel Macron. Ce qui risque de mettre en cause l’indépendance de Radio France.
Remaniement ou pas, le cap de la politique économique de la fin du quinquennat est déjà tracé. C'est une politique qui vise à rétablir, en les durcissant, les principes appliqués depuis 2017 et qui pourrait être désastreuse socialement.
Son parti vient d’être condamné mais ce n’est pas tout : Marine Le Pen est mise en examen pour « détournement de fonds publics » dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs du RN, alors qu’elle ne cesse de dénoncer la corruption du « système ».
Alors que le déconfinement ne ressemble guère à une libération, les trois temps de mobilisation annoncés cette semaine — contre le racisme, pour la santé et « contre la réintoxication du monde » — désignent les priorités du monde de maintenant.
Agitée comme une gousse d’ail censée chasser le racisme de par son essence même, la République ne résiste pas à l’examen critique. Racialiste et colonialiste, elle étouffa l’altérité sous le poids de sa prétendue mission civilisatrice.
Gardienne de la paix publique, la police dit la vérité d’un État. Quand le racisme la gangrène, c’est que le pouvoir, ses sommets et ses élites, sont eux-mêmes malades, gagnés par une haine sourde de la démocratie, du peuple, de l’égalité. Le constat vaut pour la France, pas seulement pour les États-Unis.
Nombre de décès dans les Ehpad résultent des errements d’un gouvernement qui se montra ensuite surprotecteur, pour faire oublier son cynisme initial. Le destin réservé aux anciens, voilà notre angle mort anthropologique et démocratique.
Sur décision d’Emmanuel Macron, l’ex-ministre des finances et ex-commissaire européen va devenir premier président de la juridiction financière. Son rôle dans le scandale Cahuzac et l’affaire Kohler aurait pourtant pu le disqualifier pour occuper la fonction.
Désavoué par les électeurs le 15 mars, voyant sa mort politique approcher, le maire de Lyon a préféré mener son dernier combat en s’entendant avec la droite de Laurent Wauquiez. Une fin de parcours peu surprenante mais médiocre, qui devrait nous inciter à démocratiser nos institutions et les partis politiques.