Bruno Le Maire a demandé aux entreprises qui font payer leurs salaires par l’État via le chômage partiel de ne pas servir de dividendes à leurs actionnaires. Beaucoup de groupes du CAC 40 ne respectent pas la consigne.
Macron prétend qu’il change de cap. Mais peut-il sauver l’hôpital public, lui qui n’a eu de cesse de l’étrangler ? Va-t-il défendre le système des retraites, lui qui a voulu le dynamiter ? C’est d’une révolution démocratique que le pays aura besoin.
Le débat autour d’une supposée sortie du confinement pour des raisons économiques est la pire manière de penser cette époque. C’est un débat entre deux positions conservatrices qui dissimule la vraie question, démocratique.
Alors qu’un Eurogroupe de crise doit se tenir mardi après-midi, au cours duquel les ministres débattront des instruments de solidarité face aux ravages de l’épidémie, il faut en finir avec l’opacité de ce cénacle sans véritable statut dans les traités européens.
Le ministre de l’action et des comptes publics a annoncé l’ouverture d’une plateforme de dons pour ceux qui voudraient contribuer à « la solidarité nationale ». Une façon de préparer le maintien des politiques fiscales d’avant-crise.
Bruno Le Maire n’exclut pas des nationalisations partielles, visant notamment Renault ou Air France. Des responsables de gauche invitent, eux, à « nationaliser la santé ». Mais la propriété étatique est-elle une vraie alternative à la propriété privée ?
La présidence verticale d’Emmanuel Macron se fracasse sur une crise sanitaire inédite par ses formes comme par son ampleur. Il est urgent pour surmonter l’épidémie, et construire l’après, d’ouvrir ce pouvoir cadenassé à un nouveau mode de gouvernement.
Alors que l’épidémie de coronavirus déclenche un krach boursier mondial, ce n’est pas de politique monétaire ou budgétaire dont l’Europe a besoin, mais de politiques publiques de santé, de retour des États pour combattre la propagation du virus.
En pleine crise du coronavirus, le gouvernement affirme que la privatisation « ne saurait se poser dans l’immédiat compte tenu des conditions » du marché. Mais c’est bien la mobilisation citoyenne qui constitue un obstacle majeur pour l’exécutif.
Samedi, la fin de la marche nocturne contre les violences faites aux femmes a été violemment réprimée à Paris. Une illustration de l’affrontement à l’œuvre entre les militantes de la révolution féministe et les défenseurs de l’ordre établi. Entre deux mondes.