Pour la première fois sous la Ve République, un chef d’État ne se représente pas pour un second mandat. Il paie un quinquennat erratique, où il a tourné le dos à une grande partie de ses électeurs, et où un livre de confidences a fini d’éteindre ses espoirs.
Le président a géré la France avec la même inconséquence qu’il a dirigé le PS dix ans durant. En partant, il transmet à ses successeurs un paysage identique. Dépolitisé, sans idées et peuplé d’un personnel politique médiocre.
Assailli par son camp, le président de la République a annoncé jeudi qu’il ne se représenterait pas, après de vives tensions au sommet de l’État. Une première sous la Ve République, pour un dirigeant attaqué notamment par son premier ministre.
Dans un entretien au JDD, le premier ministre franchit un pas supplémentaire vers une candidature à la primaire du PS. À cinq mois de la présidentielle, la gauche de gouvernement a totalement explosé.
Le secrétaire d'État à la recherche et à l'enseignement supérieur estime que le livre « Un président ne devrait pas dire ça… » est le « symptôme » de la crise des institutions de la Ve République. Thierry Mandon propose une réforme, allant du rôle du président de la République à la fabrique de la loi, en passant par la haute administration.
Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, le chef de l’État se livre au long de 61 entretiens qui donnent à voir un président isolé, commentant tout et rien comme si tout se valait, achevant de le discréditer.
Dans un mail dont Mediapart a obtenu copie, le conseiller de François Hollande, Bernard Poignant, convie à déjeuner 50 députés socialistes qui ne veulent pas se représenter. Plusieurs lui répondent vertement.
François Hollande révise certains avantages alloués aux anciens présidents de la République. Pour les personnels mis à disposition des « ex », le décret publié mercredi 5 octobre impose une dégressivité, au-delà de cinq années hors de l’Élysée.
Dans un rapport confidentiel remis à François Hollande, que dévoile Mediapart, les patrons de la Cour des comptes et du Conseil d’État chiffrent le coût des anciens présidents de la République à 10,3 millions d’euros par an. Surtout, dans un souci « de maîtrise de la dépense publique », ils préconisent une révision de certains avantages alloués aux « ex ».
Le président de la République a profité d’un discours sur la démocratie face au terrorisme pour poser les jalons de sa candidature à la présidentielle. Sans surprise, il se pose en garant de l’État de droit et du modèle social face à la droite et à l’extrême droite. Son audience et sa crédibilité sont plus faibles que jamais.
La charge menée par la droite depuis les attentats de Nice a pris une nouvelle dimension avec les accusations portées par une policière municipale. Des attaques parfois indignes, mais dont le gouvernement est pour partie responsable.
La directrice de cabinet de Michel Sapin, Claire Waysand, va devenir inspectrice générale des finances. Selon nos informations, elle sera remplacée par Thierry Aulagnon, qui a déjà occupé les mêmes fonctions en 1992, avant de faire toute sa carrière à la Société générale, puis de partir à la retraite.
Face à l’onde de choc provoquée par l’attentat de Nice, notamment à droite, François Hollande et son gouvernement peinent à trouver une réponse pour éviter l’explosion de la société française, bouleversée par le terrorisme. Certains ministres se disent « désemparés ». À l’Élysée, on appelle à la mobilisation de la société.
François Hollande et son gouvernement redoutaient un nouvel attentat. Après Nice, une nouvelle onde de choc parcourt le pays. Au lendemain du 13-Novembre, le pouvoir craignait déjà une crise politique et une fracture du pays.
Le président de la République s’est livré à un exercice d’autosatisfaction, promettant une nouvelle fois de ne rien changer, y compris dans la gestion de son équipe, entre Valls et Macron. Il prépare sa candidature pour 2017.