Mardi, à l’Assemblée, malgré une communication ultra-huilée, le nouveau premier ministre n’a pas su convaincre toute la majorité présidentielle sur son programme digne de la « troisième voie » de Tony Blair et de Gerhard Schröder. À l'issue du discours de politique générale, onze socialistes se sont même abstenus tandis que d'autres annoncent qu'ils ne voteront pas le pacte de responsabilité « en l'état ».
Le premier ministre a choisi une partie de son cabinet. Pour la première fois, il est dirigé par une femme, Véronique Bédague-Hamilius, proche de Bertrand Delanoë et issue de Bercy. Il signe aussi le grand retour d’une figure de la “rocardie”, Yves Colmou.
Le « gouvernement de combat » change peu. Il passe de 20 à 16 ministres de plein exercice. François Hollande et Manuel Valls ont conservé la plupart des poids lourds de l’équipe sortante. François Rebsamen et Ségolène Royal font leur entrée tandis que Vincent Peillon et Pierre Moscovici ne sont pas reconduits. L’aile gauche est promue.
Un gouvernement resserré de seize ministres et paritaire, mais peu de bouleversements avec deux nouveaux ministres seulement. Ségolène Royal prend la tête d’un ministère de l’écologie et de l’énergie. François Rebsamen prend le portefeuille de l’emploi, du travail et du dialogue social. Peillon et Moscovici ne sont pas reconduits.
François Hollande nomme le favori des sondages mais aussi le plus droitier des ministres. La ligne politique du quinquennat est confirmée. Les ministres écologistes quittent le gouvernement. Le nouveau sera annoncé mercredi.
Depuis la défaite du PS aux municipales, la panique s'est emparée des cabinets ministériels, convaincus de l'imminence d'un remaniement. Une grande partie de la majorité plaide pour une inflexion de la ligne de l'exécutif. Cécile Duflot prévient qu'elle quittera le gouvernement si Manuel Valls est nommé à Matignon.
Les résultats du premier tour des municipales signent, sans surprise, le divorce d’une partie de l’électorat de gauche avec la politique du gouvernement. Une rupture progressive depuis deux ans, à laquelle l’exécutif veut répondre par plus de « justice sociale », tout en préparant 50 milliards d’euros d’économies.
Le ministre de l'intérieur était mercredi 12 mars l'invité de notre émission « en direct de Mediapart », diffusée en direct depuis la rédaction. Retrouvez l'intégralité de notre émission dans l'article. Ci-dessus, la réponse du ministre à l'interpellation de Laurent Mauduit sur la politique économique menée par François Hollande.
Depuis deux semaines, les ministres du gouvernement ne pensent plus qu’au probable changement d’équipe. Un feuilleton largement alimenté par la presse et qui s'abstient de tout débat sur le fond.
Dans un entretien à Mediapart, le ministre socialiste du redressement productif s'explique sur sa vision de l'écologie. Il défend ardemment le nucléaire et reste persuadé de l'intérêt de techniques propres d'extraction des gaz de schiste.
Angela Merkel et François Hollande n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord quant aux contours précis de la taxe sur les transactions financières, même s'ils veulent aboutir avant les européennes. Selon nos informations, Bercy a avancé une nouvelle proposition pour sortir de l’impasse, mais celle-ci réduirait considérablement la portée de la taxe.
Le président de la République a réuni lundi un « conseil stratégique de l’attractivité » avec 34 grands patrons étrangers, dans la droite ligne de son « pacte de responsabilité ». Sourd aux appels de sa majorité à rassurer les électeurs de gauche avant les municipales, il reste persuadé qu’il sera jugé, en 2017, sur l’emploi.
Le ministre délégué au développement Pascal Canfin s'explique sur son refus d'amendements appelant à sanctionner les grands groupes qui contreviendraient aux bonnes pratiques sociales et environnementales dans les pays du Sud. Bercy s'y opposait. Selon l'écologiste, le travail ne fait que commencer.
« Hollande a viré Ayrault en décembre mais personne ne le sait ! » dit un conseiller. Les deux hommes s'éloignent, sur la forme et sur le fond. La politique économique ou les réformes de société provoquent des tensions. La question ressurgit : à quoi sert Matignon dans la Ve République et sous le quinquennat, qui n’a fait que renforcer le rôle du chef de l’État ?
Un an après le drame du Rana Plaza au Bangladesh, l’Assemblée se penche sur le projet de loi sur le développement. Un texte que certains députés aimeraient muscler pour renforcer la responsabilité des grands groupes. Bercy s'y oppose.
Matignon a envoyé mi-janvier une circulaire rappelant aux ministres les règles à respecter lors de leurs déplacements en régions à deux mois des municipales. Lundi, Jean-Claude Gaudin a menacé de saisir la commission des comptes de campagne après la visite de Manuel Valls à Marseille.