En pleine pandémie, une cinquantaine de migrants naufragés ont été repoussés alors que leur embarcation avait déjà pénétré la zone de secours relevant de cet État membre de l’UE. Une enquête pénale est ouverte à la suite d’une plainte visant le premier ministre.
L’ultranationaliste Alaattin Çakici a participé dans les années 1990 à la « sale guerre » menée par l’État turc contre les sympathisants de la rébellion kurde. Il a été libéré mi-avril à la faveur d’une loi visant à désengorger les prisons menacées par le Covid-19.
La crise sanitaire a de nouveau tendu les relations entre Madrid et Barcelone. Mais la Catalogne n’est pas la seule région à critiquer la recentralisation décidée au pied levé par le socialiste Pedro Sánchez, qui pourrait avoir du mal à prolonger l’« état d’alarme » au-delà du 10 mai.
Malgré la crise sanitaire, plusieurs pays riches de l’UE ont fait venir d’urgence des saisonniers étrangers, main-d’œuvre indispensable à leurs agricultures. Des « citoyens de seconde classe » dont on n’hésite pas à mettre la vie en danger pour sauver les récoltes.
Depuis le 27 avril en Allemagne, certaines classes d’âge sont revenues à l’école « à dose homéopathique ». D’autres les suivront à partir du 4 mai. L’heure n’est pas vraiment aux considérations pédagogiques, mais plutôt sanitaires, pour éviter que la pandémie ne reparte. Témoignages de professeurs et collégiens berlinois.
En Espagne, trois des quatre plus grands opérateurs privés dans le secteur des maisons de retraite appartiennent en partie à des groupes ou des fonds d’investissement français. Leur gestion est mise en cause.
Une autre intégration européenne, plus solidaire, serait possible. Selon l’économiste Benjamin Bürbaumer, il faut passer par des ruptures unilatérales avec l’intégration existante pour fabriquer « de l’amitié durable entre les peuples ».
Si les effets de l’épidémie du virus sont pour l’heure très limités dans le pays (134 morts), les autorités sanitaires restent prudentes en raison de la fragilité du système de soins, dont elles doutent de la capacité à absorber une hausse des cas de contamination. Le gouvernement doit aussi se préparer à la deuxième crise, économique cette fois, qui attend le pays.
L’historien Johann Chapoutot éclaire, à la lumière de l’exemple allemand, les failles de la gestion française de la pandémie. Alors qu’Angela Merkel s’adresse à la raison des citoyens, « en France, on nous ment ».
Nouvelle tentative des catholiques intégristes pour interdire l’avortement, maintien contre vents et marées de l’élection présidentielle toujours prévue en mai : à l'heure du confinement, les coups de boutoir contre la démocratie polonaise se poursuivent.
Les petits magasins ont commencé à rouvrir en Allemagne et l’exécutif fait le pari risqué de relancer en partie l’école le 27 avril. Mais le gouvernement fédéral, les régions et le parlement débattent encore des meilleures voies pour déconfiner.
L’eurodéputée EELV Marie Toussaint revient sur la crise du Covid-19 et ses implications européennes, alors que s'ouvre jeudi 23 avril un sommet européen crucial. Elle appelle à une coopération plus forte entre les 27, qui aurait pour socle la question écologique.
Un signal politique fort, des conditionnalités environnementales : voilà ce qu’attend, entre autres, Aurore Lalucq du sommet européen qui s’ouvre jeudi 23 avril. L’eurodéputée alerte sur la nécessité de mener le combat politique dès maintenant, sans attendre l’« après ».
Des syndicats de locataires espagnols ont appelé, dès le 1er avril, à une « grève des loyers » en soutien aux personnes les plus touchées par les conséquences économiques du Covid-19. L’initiative a obligé le gouvernement à une série d’annonces.
Dans un entretien à Mediapart, l’activiste philippin Walden Bello, théoricien de la « démondialisation » dès 2002, exhorte les forces de gauche à ne pas laisser le champ libre à l’extrême droite sur ces sujets dans le monde de l’après Covid-19.
Maires, présidents de région, forces de police mais aussi simples citoyens multiplient les discours autoritaires et les incitations à la délation. Des prises de parole qui inquiètent alors que l’Italie se prépare à l’après Covid-19.