Un ancien président et trois anciens ministres sur le banc des prévenus avec neuf autres personnes : le procès des financements libyens s’ouvre, lundi 6 janvier, au tribunal de Paris. L’aboutissement d’une enquête judiciaire qui a « mis en évidence à la fois des paiements et des contreparties ».
Dans le dossier libyen, Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs à l’égard de ses plus fidèles lieutenants, Brice Hortefeux et Claude Guéant. « Je n’avais aucun élément pour connaître ce qu’était la réalité de leur vie », a-t-il dit devant les juges.
Manque de moyens, faible coopération internationale, documents restés classifiés, fausses pistes et tentatives de déstabilisation : les juges de l’affaire libyenne expliquent les causes d’investigations longues et difficiles.
Cinq ans après la mort du livreur de 42 ans lors d’un contrôle de police, les juges d’instruction viennent d’ordonner le renvoi d’Arnaud B., Michaël P. et Ludovic F. devant le tribunal correctionnel, estimant que leurs « actions conjuguées » ont causé son décès.
Quand Mediapart a révélé l’affaire libyenne en 2011, personne n’y croyait. Quatorze ans et quelque 160 articles plus tard, certains doutent encore, tant les faits défient le sens commun.
Pendant près de trente ans, l’ancien premier ministre a rythmé la vie publique italienne de ses 36 procès. Son destin politique est à la croisée de deux chemins judiciaires : le sien et celui de toute une partie de la classe dirigeante du pays. À l’aube du procès des financements libyens en France, premier épisode de notre série sur ces hommes d’État étrangers qui ont eu affaire à la justice.
Maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzucchi est en détention provisoire pour viols et violences conjugales aggravées depuis une dizaine de jours. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a ordonné vendredi le maintien en prison du mis en examen.
En reconnaissant la cause des prévenus comme « légitime et parfaitement respectable », le procureur avait requis des peines « symboliques ». Le tribunal a retenu les nombreuses irrégularités de la procédure menée par l’antiterrorisme et relaxé cinq d’entre eux.
Tout juste achevé, le procès des effondrements qui avaient fait huit morts à Marseille en 2018 livrera son jugement le 7 juillet 2025. Une vérité judiciaire sur laquelle planera, quoi qu’il advienne, l’ombre de plusieurs questions restées sans réponse.
La cour d’appel de Paris a confirmé fin novembre les poursuites judiciaires contre le secrétaire général de l’Élysée, mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Mediapart a pris connaissance de l’arrêt de la cour. Il dresse un constat accablant des pratiques mises en œuvre par la haute fonction publique, se considérant au-dessus des lois.
Neuf membres de l’Action française comparaissaient jeudi à La Roche-sur-Yon pour avoir dégradé la statue de Simone Veil, le 8 mars, dans une mise en scène sordide. Le parquet a requis six mois de prison avec sursis pour l’ensemble des prévenus.
Après la condamnation définitive de Nicolas Sarkozy pour corruption, allons-nous continuer d’accepter certains termes du débat public selon lesquels, dans les affaires de délinquance en col blanc, le souci serait les juges ? Voulons-nous vraiment une France trumpisée et berlusconisée ?
Le procès des militants écologistes accusés d'avoir mené une action sur le site de Val-de-Reuil du cimentier se tient jeudi 19 et vendredi 20 décembre au tribunal correctionnel d’Évreux. Les prévenus encourent jusqu’à dix ans de prison.
Maia L. et Garance L. étaient soupçonnées d’avoir dirigé le « black bloc » lors des manifestations contre la réforme des retraites à Bordeaux. En garde à vue, les enquêteurs ont multiplié les questions revanchardes sur leur origine sociale et leurs contradictions idéologiques supposées.
Sept personnes doivent être jugées à Bordeaux, jeudi 19 et vendredi 20 décembre, pour avoir participé à des manifestations violentes contre la réforme des retraites au printemps 2023. Elles sont soupçonnées d’avoir formé le « noyau dur » du « black bloc ».
Le pourvoi de l’ex-président, condamné pour corruption dans l’affaire Bismuth, a été rejeté ce mercredi par la Cour de cassation. Sa condamnation à un an de prison ferme, aménagée en surveillance électronique, est définitive.